chronique

L’optimisme, à quoi bon ?

ex-CEO Moutarderie Bister L’Impériale

La chronique de Fabienne Bister.

Les mots-clés de novembre semblent être « MMM » pour « Mince, Mon Masque » à chaque fois qu’on a oublié de le mettre et « AA » pour « Ambiance Anxiogène » … pas de quoi déborder d’enthousiasme ! Et pourtant, l’optimisme est de mise, plus que jamais.

Fabienne Bister. ©doc

Dédramatiser, réaliser que cette crise n’est pas la fin du monde (peut-être celle d’un monde qui ne nous convenait plus ?), respirer profondément en profitant de pouvoir le faire, tout est bon pour chasser la peur, cette si mauvaise conseillère. Elle amplifie les problèmes, fige l’action et le progrès, empêche d’avancer vers un avenir meilleur.

A quoi bon ?  L’optimisme est bon dans quatre domaines, au minimum.

L’optimisme est bon pour l’économie. Poser un regard positif et créatif sur une crise permet d’en découvrir les opportunités, d’activer des ressources en sommeil, déjà présentes, mais peu utilisées.  Face à une même situation, je peux me lamenter sans me remettre en question, ou bien m’ouvrir au changement, à la nouveauté, à la surprise, à la joie de savourer ce qui va bien et d’apprécier les résultats du passé ainsi que la résilience de la société. Ce qui me permet d’activer d’infinies ressources, parfois cachées, vers un objectif créatif. Tel est le résultat pour les entreprises qui ont osé réinventer leur offre et leur fonctionnement. Bravo !

"Relativiser, dédramatiser, montrer le potentiel d’avancée, inventer de nouveaux objectifs vers un monde meilleur … cela permet de retrouver confiance, de se montrer généreux et solidaire, ce qui rend heureux."
Fabienne Bister
Coach de vie professionnelle et consultante en gestion d’entreprises

L’optimisme est bon pour la société dans son ensemble, car il permet aux gens positifs de mieux informer leur entourage, souvent abattu par le côté catastrophique sur lequel certains médias nous font poser notre regard.  Relativiser, dédramatiser, montrer le potentiel d’avancée, inventer de nouveaux objectifs vers un monde meilleur … cela permet de retrouver confiance, de se montrer généreux et solidaire, ce qui rend heureux.  Car ce que nous pensons ne change rien à la réalité de cette société, c’est juste le reflet de nos perceptions.

L’optimisme est bon pour notre santé, donc utile en cette période. Nous interprétons les faits et notre cerveau est malléable : il ne sait pas si nos pensées sont « exactes ».  Pour lui, ce que nous imaginons ou rêvons est « vrai ».  Si notre regard sur un événement est optimiste, le cerveau le croit immédiatement, crée des émotions positives dans notre corps qui y réagit en libérant des hormones du bonheur. Et de l’énergie vers l’action.

Reconfigurer notre cerveau

En ce sens, l’optimisme rend tout plus facile, pour nous, notre entourage et notre entreprise.  Tout en restant complètement dans notre sphère d’influence : je ne peux pas empêcher le virus d’exister mais je sais rechercher dans cette situation ce qu’elle pourrait apporter de meilleur, puis avancer à petits pas vers un nouvel objectif.

Enfin, l’optimisme est bon pour moi !  Vu qu’il est contagieux, je choisis de le partager avec mes proches. Etre quelqu’un qu’on cherche à fréquenter pour partager des moments de rire et de plaisir, c’est agréable. Si je me comporte, non pas comme si tout allait bien, mais comme je voudrais devenir, si j’adopte une posture corporelle confiante par rapport au rôle que je voudrais jouer, je reconfigure mon cerveau qui libère les hormones ad hoc. Si j’utilise des phrases positives, disant « aie confiance » plutôt que « n’aie pas peur », j’incite mon cerveau à retenir le mot confiance plutôt que le mot peur.

En me montrant enthousiaste, j’ouvre la porte aux rêves, aux visions d’avenir et j’élargis le champ des possibles, ce qui donne le courage de passer à l’action plutôt que de subir une situation. Être optimiste, c’est choisir d’être entrepreneur.e de ma vie.

Fabienne Bister
Coach de vie professionnelle
Consultante en gestion d’entreprises

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