chronique

2018, année de la femme!

Co-Founder chez MolenGeek

2018 sera l'année du changement afin de supprimer les inégalités entre les hommes et les femmes, assure la cofondatrice de MolenGeek, Julie Foulon.

Il est temps d’annoncer vos bonnes résolutions pour 2018! Et comme chaque année, l’heure du bilan a sonné. Entre ratés et réussites, cette nouvelle année, qu’on se le dise, sera celle du changement. Et comme le disait Thomas Dermine dans sa chronique la semaine passée, celle de l’optimisme et de notre capacité à croire au changement et au progrès.

Entre faire plus de sport, perdre des kilos superflus, passer plus de temps avec ses enfants ou encore laisser souffler Madame en participant aux tâches ménagères, les bonnes résolutions sont comme le soleil en Belgique, elles ne restent pas. Et s’il est tellement difficile de les garder tout au long de l’année, c’est peut-être parce qu’il faut d’abord rompre avec nos vieilles habitudes.

De célébrités ou d’anonymes, 2017 a fait remonter à la surface un mode de fonctionnement à abandonner de toute urgence.
Julie Foulon
Cofondatrice de MolenGeek

Pour nous y aider, nous pouvons compter sur les nouvelles technologies, et en particulier les réseaux sociaux et leur force de frappe, qui vont, je l’espère, contribuer à rééquilibrer les rapports entre les hommes et les femmes. En effet, à travers les phénomènes mondiaux tels que celui de #MeToo – hashtag qui avait inondé la toile d’histoires personnelles et inquiétantes des violences sexuelles faites aux femmes à la suite de l’affaire Weinstein –, c’est une prise de conscience internationale qui semble avoir eu lieu. De célébrités ou d’anonymes, 2017 a fait remonter à la surface un mode de fonctionnement à abandonner de toute urgence.

Parce qu’au-delà des violences faites aux femmes, c’est toute une organisation qui est remise en cause afin de lutter contre les inégalités entre les hommes et les femmes. En 2016 en Belgique, les femmes gagnent toujours 21% de moins que les hommes*. La gent féminine a moins d’opportunités d’évolution de carrière, que ce soit en matière de formation continue, d’entrepreneuriat (avec seulement 11,1% de femmes actives sous le statut d’indépendant contre 18,7% chez les hommes) et une inquiétante minorité de femmes aux postes de management et dans les comités de direction. À la maison, même combat. Le poids de l’organisation familiale est déséquilibré avec des femmes qui passent, selon certaines études, deux fois plus de temps que les hommes à s’occuper des enfants et de la maison. Le tout, entraînant de facto, des inégalités face aux retraites.

Au cours d’un événement Girleek intitulé "Women in Digital: Is there a Digital Equality", organisé en novembre 2017 en partenariat avec le cabinet de conseil Roland Berger et Innoviris, institut bruxellois pour la recherche et l’innovation, près de 60 femmes actives se sont réunies afin de pointer les freins dans nos carrières respectives, trouver les solutions adéquates et les leviers sur lesquels nous pouvions nous appuyer. Et cela autour de trois axes: le leadership, l’entrepreneuriat et le développement de carrière.

À l’unanimité, un soutien du conjoint ou de la famille est arrivé en premier. Parce que oui, les femmes sont capables de prendre des risques et d’entreprendre, à condition de prendre conscience de leurs charges quotidiennes. Ce déséquilibre conduit fatalement les femmes à moins se former, à moins entreprendre et au fameux "plafond de verre". Idem avec les congés maternité où la quasi-absence de congés paternité contribue à freiner l’émancipation des femmes. Et par conséquent, de participer de manière plus visible à la vie économique et à la croissance de notre pays. Finalement, c’est l’occasion de prendre dès maintenant de bonnes habitudes. Bonne année 2018!

*selon l’Institut pour l’Égalité des Femmes et des Hommes


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