Deux films d'épouvantes au top!

©Praesens films

Les vacances de Pâques ont installé leurs décors champêtres de poules, d’œufs et de cloches. L’heure pour les distributeurs de rassasier les enfants ("Pierre Lapin")… mais aussi un autre public, les fans de films d’épouvante, avec "Game Night" et "Ghostland".

Grand écart cette semaine au sein du genre: sous ses faux airs d’inoffensif film de studio, "Game Night" est aussi efficace qu’hilarant… Alors que "Ghostland", auréolé par ses trois prix au Festival de Gérardmer et acclamé en ouverture du BIFFF, constituera sans doute un futur classique, un jalon, une référence.

Game Night | Bande-annonce VOSTFR

"Game Night" nous présente trois couples habitués à se retrouver une fois par semaine pour pimenter le réel au moyen d’un jeu de société. Cette nuit-là, c’est le riche beau-frère qui organise, et il a fait les choses en grand: pseudo-enlèvement, demande de rançon, coups de feu à gogo. Jusqu’au moment où le doute s’installe parmi les invités… Et si un vrai home jacking était en cours, le soir même où un faux a été prévu? Rebondissements, scènes spectaculaires, questions sur le couple, vrai suspense: tout se mélange ici pour notre plaisir, avec en prime un duo d’acteurs du tonnerre, Jason Bateman (la série "Arrested Development") et Rachel McAdams ("About Time", "The Notebook",…).

Bande-Annonce - Ghostland

" Ghostland", lui, ne fait pas partie de ces films "de consommation courante" qu’on aura tendance à ranger avec des milliers d’autres dans un coin de notre esprit. C’est le genre de film dont on se souvient pour toujours, à cause du frisson, ou du trauma. Le genre de film qui vient heurter en nous quelque chose de freudien, qu’on peut soit refouler, soit vénérer pour avoir si bien su remuer l’intime.

"Ghostland" constituera sans doute un futur classique, un jalon, une référence.

Etats-Unis, de nos jours. Une mère de famille (Mylène Farmer en personne) arrive avec ses deux filles adolescentes dans l’ancienne demeure dont elle vient d’hériter. Mais la nuit même, la maison est la proie de deux hommes qui ne semblent vouloir qu’une chose: terrifier les occupantes… Seize ans plus tard, les deux sœurs ont réagi chacune à leur façon à cette nuit d’enfer. Si l’une est restée fragile nerveusement, l’autre semble avoir dépassé ses peurs en devenant une auteure à succès, spécialisée dans l’horrifique. Mais dans la terrible maison de leur enfance, les attaques reprennent.

Avec des ingrédients aussi classiques, on aurait pu craindre une énième resucée du film de manoir, avec portes qui claquent, toiles d’araignée et poupées en porcelaine qui vous suivent du regard. Le français Pascal Laugier, auteur de l’insoutenable (et fascinant) "Martyrs", nous propose un voyage inédit, radical, jamais gratuit. Vivons-nous dans le déni et l’extrapolation comme Beth, l’écrivaine? Ou sommes-nous prisonniers, comme Vera, de ces obsessions qui nous empêchent de vivre pour de bon?

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