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L'Arabie saoudite vise zéro émission nette en 2060

Un employé à la raffinerie d’Aramco, sur le champ pétrolier d’Abqaiq ©BELGAIMAGE

L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, vise un objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici à 2060, a annoncé samedi le prince héritier du royaume, Mohamed ben Salmane.

L'Arabie saoudite a également relevé son objectif annuel de réduction des émissions de CO2, à 278 millions de tonnes contre 130 millions précédemment, a dit le dirigeant saoudien lors d'une intervention pré-enregistrée et diffusée à l'occasion d'une conférence sur le climat à Ryad, à huit jours de l'ouverture de la COP 26 à Glasgow.

"Le royaume d'Arabie saoudite vise un objectif de zéro émission nette d’ici à 2060 grâce à son programme d'économie circulaire du carbone prévu dans le plan de développement du royaume (…) tout en conservant son rôle central pour assurer la sécurité et de la stabilité des marchés pétroliers mondiaux", a déclaré Mohamed ben Salmane.

50%
de renouvelables
En mars dernier, le prince Mohamed ben Salmane a déclaré que l'Arabie saoudite se fixait comme objectif de porter à 50% d’ici à 2030 la part des renouvelables dans son mix énergétique.

L'Onu espère que la 26e conférence des parties signataires de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui se déroulera du 31 octobre au 12 novembre, permettra de relever significativement les ambitions des États sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Près de six ans après l'Accord de Paris sur le climat, signé en décembre 2015, qui prévoit de limiter en deçà de 2°C, voire de 1,5°C, la hausse moyenne des températures mondiales d’ici à la fin du siècle par rapport aux niveaux d'avant la Révolution industrielle, les engagements des États restent largement en deçà des objectifs, alerte l'Onu.

Dépendance au pétrole

Signataire de l'Accord de Paris, l'Arabie saoudite n'avait jusqu'ici pas encore détaillé ses contributions déterminées au niveau national (CDN) prévues par le pacte climatique et traduisant les efforts de chaque pays pour aboutir à l'objectif global de limitation du réchauffement. Le royaume du Golfe est critiqué depuis longtemps pour son inaction. Le groupe de recherche Climate Action Tracker place ses efforts tout en bas de son échelle de notation, au rang de "gravement insuffisants".

Le pays reste fortement dépendant de ses recettes pétrolières alors que la diversification de l'économie prônée par le prince héritier tarde à se concrétiser.
Les responsables saoudiens estiment que le monde aura encore besoin du pétrole du royaume dans les décennies à venir et les experts jugent qu'il est trop tôt pour mesurer l'impact des projets du pays encore balbutiants en matière d'énergie renouvelable.

En mars dernier, le prince Mohamed ben Salmane a déclaré que l'Arabie saoudite se fixait comme objectif de porter à 50% d’ici à 2030 la part des renouvelables dans son mix énergétique et annoncé la plantation de 10 milliards d'arbres dans les prochaines décennies.

Le géant saoudien Aramco s'engage à la neutralité carbone d’ici à 2050

"Aramco se donne pour objectif de réduire à zéro ses émissions nettes d’ici à 2050", a dit son PDG Amin Nasser lors du forum "Saudi Green Initiative", qui s'achèvera dimanche à Ryad. "Nous savons que la transition s'annonce difficile, mais nous pouvons relever le défi en vue d'un avenir à faibles émissions de carbone."

En janvier, Bloomberg avait rapporté que la compagnie pétrolière avait omis d'inclure dans ses rapports des données sur les émissions générées par plusieurs de ses raffineries et usines pétrochimiques.

La neutralité carbone est un principe dont la définition est variable et parfois très large. Il consiste à atteindre par divers moyens un équilibre entre émissions et absorptions de gaz à effet de serre d'origine humaine.

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