Les émissions de CO2 baissent dix fois trop lentement

Une ferme solaire flottante à Singapour. ©AFP

Depuis 2015, 64 pays ont réduit leurs émissions de CO2, mais ce taux de réduction doit être dix fois plus élevé pour respecter l'Accord de Paris, selon une étude.

Cinq ans après l'Accord de Paris, la croissance des émissions de CO2 a commencé à ralentir. Sous l'effet ponctuel de la crise du Covid-19, qui a provoqué une baisse des émissions d'environ 7% en 2020 pour plafonner à 34 milliards de tonnes. Mais pas seulement. Entre 2016 et 2019, les émissions ont baissé dans 64 pays, analyse une étude publiée mercredi dans la revue Nature Climate Change. Une baisse qui s'est limitée en moyenne à 0,16 milliard de tonnes par an, soit "un dixième de ce qui serait nécessaire au niveau mondial pour atteindre les objectifs climatiques de Paris", indiquent les auteurs. Objectifs pour lesquels une réduction annuelle de 1,5 milliard de tonnes est nécessaire. Parmi les 150 pays où les émissions ont augmenté, la croissance annuelle moyenne aura été de 0,37 milliard de tonnes.

Un rapport publié la semaine dernière par les Nations unies a montré que si les engagements formels pris par les États étaient respectés, les émissions mondiales ne diminueraient que de 1% d'ici à 2030. Pour atteindre l'objectif de limiter le réchauffement à 1,5°C, une réduction de 45% des émissions serait nécessaire à cette date, selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec).

Une évaluation plus optimiste a été publiée en décembre par le Climate Action Tracker: en prenant pour argent comptant les annonces politiques de long terme avancées ces derniers mois – mais pas encore formalisées –, on pourrait espérer limiter le réchauffement à 2,1°C en 2100.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité