Les trains encore légèrement impactés par la grève ce mercredi matin

Un réseau de la STIB quasi à l'arrêt, peu de trains sur le rail, une majorité de bus TEC restés aux dépôts, plus de 280 km de bouchons sur les routes... "40% de gréviste, c'est une réussite", a lancé Michel Abdissi de la CGSP Cheminots.
  • Sur le rail, ça roule

    La circulation ferroviaire a repris normalement ce mercredi. "Quelques trains ont souffert des effets d'hier mais tout se déroule de manière presque normale", indique ce mercredi matin le gestionnaire du réseau. Au total, deux trains ont été supprimés tôt en matinée et quatre autres retardés, parmi lesquels deux trains internationaux.

  • Fin du live

    C'est ici que nous vous quittons. Merci à tous de vous être informés durant toute cette journée de grève via ce direct de L'Echo.

    Bonne fin de soirée à tous.

  • Un trafic ferroviaire légèrement perturbé demain matin

    La circulation des trains reprend progressivement à la normale, a indiqué ce mardi à 22h00 la SNCB. Une trentaine de conducteurs de train techniques supplémentaires vont se charger toute la nuit de mardi à mercredi de déplacer le matériel roulant afin qu'il soit prêt pour mercredi matin, a précisé un porte-parole de la SNCB.

    Le trafic pourrait tout de même être encore très légèrement perturbé mercredi matin, avec peut-être quelques trains supprimés. La majeure partie des trains devraient toutefois rouler normalement, grâce au travail d'une trentaine de conducteurs supplémentaires qui déplaceront les véhicules pendant la nuit pour qu'ils rejoignent les lieux où ils auraient dû se trouver s'il n'y avait pas eu de grève.

  • Les transports en commun toujours fort perturbés

    La circulation des transports en commun est toujours sérieusement perturbée et la mobilité sensiblement entravée ce mardi soir.

    ♦ SNCB

    Le trafic ferroviaire où le mouvement de grève doit se terminer vers 22h, est perturbé sur tout le réseau. Certaines lignes sont même fortement perturbées, notamment au sud du pays. Entre 18h et 19h, un train sur trois a circulé en Wallonie.

    En Flandre, près de 60% des trains ont roulé. Il n'y a par contre eu aucun train sur l'axe Namur-Liège et très peu sur Charleroi-Mons.

    → Les voyageurs qui, en raison du mouvement de grève de mardi, n'auront pas pu prendre leur train ou auront subi un retard de 60 minutes ou plus, pourront demander un remboursement à la SNCB.

    ♦ TEC

    En Wallonie, sur le réseau TEC, la situation est identique à ce qu'elle était dans l'après-midi. Le trafic des bus et des métros était toujours fortement perturbé, notamment à Charleroi, à Liège et dans le Borinage, du côté de Mons et dans le Centre.

    ♦ STIB

    A Bruxelles, seule la ligne 1 du métro roule à une fréquence réduite d'une rame toutes les dix minutes. Aucun bus ne circule et pour ce qui est des trams, les lignes 3, 4, 7 (limitée à Centenaire), 82, 92 et 94 sont desservies, également à fréquence réduite.

    ♦ Routes

    Sur les routes, on comptait encore une petite soixantaine de kilomètres de files vers 20h, selon Touring Mobilis, essentiellement autour et dans Bruxelles, où le trafic est encore chargé. Le dernier match de la campagne de qualification des Diables Rouges pour la Coupe du monde 2018 se joue précisément en soirée au stade Roi Baudouin, non desservi par les transports en commun en raison de la grève.

  • Environ 140 km de files cumulées à 18h

    Quelque 140 km de files étaient enregistrés, peu après 18h, selon Touring Mobilis. L'évolution du trafic était considérée comme stable.

    Le ring de Bruxelles et la petite ceinture étaient fort chargés. Des files étaient également remarquées sur le ring d'Anvers.

    En soirée, les Diables Rouges affronteront Chypre au stade Roi Baudouin, dans le cadre de leur dernier match de qualifications au Mondial 2018 en Russie contre Chypre.

    Le Heysel n'étant pas desservi par les transports en commun en raison du mouvement de grève, il pourrait y avoir des embarras de circulation.

  • Le point sur la STIB à 17h45

    La société bruxelloise de transports indique qu'à 17h45:

    • Seule la ligne de métro 1 circule avec une fréquence d'un métro toutes les 10 minutes.

    • Les trams 3, 4, 7, 82, 92 et 94 circulent. Mais attention, à partir de 17h, le tram 7 sera limité à Centenaire et ne desservira donc pas le stade du Heysel.

    • Tous les bus sont à l'arrêt

  • La situation à 17h30

    La mobilité est le gros point noir de la journée:

    La Stib:

    ©Photo News

    • Seule la ligne de métro 1 circule avec une fréquence d'un métro toutes les 20 minutes.

     • Les trams 3, 4, 7, 82, 92 et 94 circulent. Mais attention, à partir de 17h, le tram 7 sera limité à Centenaire et ne desservira donc pas le stade du Heysel.

    • Tous les bus sont à l'arrêt

    La SNCB: 

    ©BELGA

    Pour suivre la situation en temps réel, rendez-vous ici.

    A 16h, 53% des trains circulent, affirme la SNCB. En Wallonie, ce taux recule à 47% contre 58% en Flandre.

    • Charleroi-Bruxelles (ligne 124) : 3 trains sur 5
    • Namur-Bruxelles (ligne 161) : 4 sur 5
    • Arlon-Namur (ligne 162) : 2 sur 3
    • Liège-Bruxelles (ligne 36) : 1 sur 5
    • Liège-Namur: pas de train
    • Mons-Bruxelles (ligne 96) : 1 sur 2
    • Tournai-Bruxelles (ligne 94) : 1 sur 4
    • Namur-Charleroi (ligne 130) : 1 sur 2

    • En Flandre, toutes les lignes sont desservies bien que certains trains ont été supprimés. 
    • La ligne vers l'aéroport de Zaventem est également fortement perturbée 

    Un piquet de grève est installé au parking voyageur de la gare de Namur.

    Comme convenu, Infrabel, le gestionnaire du réseau a mandaté la police et des huissiers face à la présence de grévistes sur les voies. Infrabel a en effet obtenu du tribunal qu'aucun gréviste ne bloque le trafic ferroviaire sous peine d'astreintes.   

    Les TEC:

    Les dépôts principaux sont bloqués:

    • Brabant Wallon: 66% des parcours sont assurés
    • Liège: Aucun bus ne circule en province de Liège. Certes certaines compagnies privées circulent dans la province, mais n'entreront pas dans la ville de Liège.
    • Hainaut:4% des bus seront assurés dans le Borinage et 5% dans le Centre. 31% des bus circulent sur les routes montoises et 73% dans le Hainaut occidental.  
    • Namur: 25% des services sont assurés en province de Namur contre 60% dans le Luxembourg. 
    • Charleroi aucun métro ne roule et aucun bus n'est sorti des dépôts, excepté un bus de la ligne 67 du dépôt de Jumet et un de la ligne 91 du dépôt d'Anderlues.

    De Lijn:

     En moyenne 70% des chauffeurs ont pris leur service. Le point le plus difficile se situe à Gand où seul un bus sur deux circule. 

    Sur la route:

    Tout est rentré dans l'ordre en début d'après-midi sur les routes menant à la capitale. Touring Mobilis avait pourtant comptabilisé jusqu'à 385 km de bouchons à 8h30. Quelque 200 km de bouchons sont toutefois attendus ce soir pour les retours.

    Quant aux alternatives mises en place pour éviter la fermeture du viaduc Herrmann Debroux, elles étaient boudées: 

    -> Seulement une demi-douzaine des 2.000 emplacements de parking mis à disposition par le parc Walibi sont occupés. 

    -> Deux voitures étaient dans le grand parking de Louvain-la-Neuve

    Dans les administrations:

    ©BELGA

    La grève touche les administrations locales, les zones de police et de secours, les prisons, et certains organismes d'intérêt public (OIP). Les administrations régionales sont aussi touchées.

    A Bruxelles, Bruxelles-Propreté annonçait des perturbations dans la collecte des déchets dans la plupart des communes. Les recyparks ont fermé leurs portes dès 13h30.    

    Dans les prisons:

    Le mouvement est moins suivi dans les prisons wallonnes que flamandes. En Flandre, un tiers des gardiens travaillent.

    L'enseignement:

     Les écoles tournent au ralenti, principalement dans le réseau officiel où la CGSP est majoritaire. Le fondamental est toutefois moins touché que le secondaire.

    La poste:

    La distribution du courrier sera perturbée, mais les journaux ont été distribués.

    Les médias:

    Un appel a été lancé à débrayer à la VRT.

    Les journaux de la RTBF sont retardés de quelques minutes.

    Le secteur privé: 

    La CGSP a déjà annoncé que certaines centrales du secteur privé devraient se rallier au mouvement. 

    Un piquet de grève a été installé devant la centrale nucléaire de Tihange, chez Audi Brussels où le site est totalement à l'arrêt, à l'hôpital Brugmann ou encore à la Sabca à Bruxelles. Les métallurgistes wallons se sont joints au mouvement alors qu'à la FN Herstal, en grève depuis la semaine dernière, le travail devrait reprendre mercredi.

    ♦ Rassemblements:

    Quelque 800 manifestants ont protesté dans les rues du centre-ville de Mons.

    A Gand, 508 bonbons ont été distribués pour "faire passer la pilule".

    A Bruxelles, c'est rue de la Loi à Bruxelles que le rendez-vous était pris mais aussi à la Tour du Midi.

     

  • La petite ceinture de Bruxelles fortement encombrée

    La circulation sur la petite ceinture de Bruxelles est fortement perturbée, a fait savoir Bruxelles Mobilité, qui précise également que le trafic autour du viaduc Herrmann-Debroux n'est pas fortement impacté pour l'instant.

    Des embouteillages sont également constatés sur le ring de la capitale. Au total, 118 kilomètres d'embouteillages cumulés sont enregistrés en Belgique, principalement à Bruxelles et Anvers, selon Touring Mobilis.

  • Le trafic des bus TEC toujours fortement perturbé

    Le trafic des bus et des métros en Wallonie est toujours fortement perturbé.

    • A Charleroi, seules les lignes 109a et 365 roulent actuellement normalement. Un à deux bus circulent également sur les lignes A, 41, 43, 67 et 71. Les métros sont, quant à eux, à l'arrêt.
    • Même constat à Liège et dans le Borinage, où tout est au point mort.
    • Du côté de Mons, 20% des services sont assurés, contre 74% dans le Hainaut occidental et seulement 4% dans le Centre.
    • Dans le Brabant wallon, 65% des trajets sont desservis, contre 20% en province de Namur et 60% en province de Luxembourg.
  • Le point sur la STIB à 15h

    La société bruxelloise de transports indique qu'à 15 heures:

    • Seule la ligne de métro 1 circule avec une fréquence d'un métro toutes les 20 minutes.

    Les trams 3, 4, 7, 82, 92 et 94 circulent. Mais attention, à partir de 17h, le tram 7 sera limité à Centenaire et ne desservira donc pas le stade du Heysel.

    • Tous les bus sont à l'arrêt

  • Satisfaction de la CGSP

    A la mi-journée, le syndicat socialiste se montre satisfait.

    "Le mouvement est évidemment plus suivi là où nous sommes le mieux représentés, soit dans les régions de Liège et Charleroi. Nos actions de sensibilisation auprès de la population ont aussi été très bien accueillies", se réjouit le président Michel Meyer.
    Même s'il faudra encore attendre pour connaître les chiffres précis, la journée est déjà une réussite, d'autant que la CGSP était le seul syndicat à appeler à la grève, se félicitent en choeur Michel Meyer et son homologue flamande Chris Reniers.

     Le secrétaire général de la FGTB, Robert Vertenueil, a, lui, fait le tour de plusieurs endroits du Brabant wallon. Il parle aussi d'un mouvement "assez bien suivi", avec une extension dans certaines entreprises du secteur privé. "Certaines entreprises du secteur privé sont touchées, au moins partiellement, en solidarité avec le secteur public. C'est le cas de Twin Disc à Nivelles et de certaines entreprises du secteur chimique. Chez NMLK à Clabecq, il y avait un piquet symbolique en matinée mais à ma connaissance, l'outil n'est pas à l'arrêt."

    Sur le rail, 40% de grévistes ont été comptabilisés au niveau national. Les chiffres seront affinés dans l'après-midi, après la prise de service d'une nouvelle rotation à 14h00.

    Quant au coût de cette grève à la SNCB de 40 millions d'euros lancé par la FEB, Michel Abdissi, CGSP Cheminots répond: "Il faudrait déjà vérifier les calculs. On pourrait aussi évoquer les trois milliards d'euros en moins sur cinq ans pour la SNCB, ou les 8.000 cheminots qui ne seront pas remplacés". Il voit, dans le chef de la fédération patronale, une énième manière de "salir les travailleurs qui se battent pour qu'il y ait encore un service public de qualité dans ce pays".

    ©Photo News

  • Une quarantaine de personnes devant le 16 rue de la Loi

    Une quarantaine de grévistes ont brièvement tenu un piquet devant le 16 rue de la Loi, qui abrite le bureau du Premier ministre Charles Michel, a indiqué Rudy Janssens, secrétaire fédéral de la CGSP Bruxelles.

    Un panneau portant les différents visages des membres du gouvernement - avec celui de la ministre de la Santé Maggie De Block au centre d'une roue de loterie - a été brûlé pour dénoncer la ligne politique choisie par l'exécutif.

    Le message "Avec (ces membres du gouvernement, ndlr) tu perds", était inscrit sur la pancarte. "On veut que le gouvernement arrête l'hémorragie qu'ils ont causée dans les services publics", réclame Rudy Janssens. "Les citoyens vont en payer le prix fort. Ils vont payer pour les bénéfices de la Fédération des entreprises de Belgique."

  • "Actions déplacées", juge Agoria

    "Dans le secteur de l’industrie technologique, quelques centrales syndicales font grève dans certaines régions", indique Agoria dans un communiqué. "C’est le cas à Bruxelles, dans le Brabant wallon et à Liège où la MWB-FGTB a décidé d’une grève de 24 heures. La CSC, la CGSLB et la FGTB Métal flamande ne participent pas. La fédération des entreprises technologiques considère les actions de la MWB-FGTB "totalement déplacées."

    "L’action de la MWB-FGTB nuit à la crédibilité de la concertation sociale car il s’agit d’une attaque brutale contre l’économie et l’emploi", lit-on. "Nos entreprises mettent tout en œuvre pour préserver ou renforcer leur compétitivité en innovant et en investissant. Grâce à ces efforts, plusieurs milliers d’emplois ont déjà été créés ces dernières années. La MWB-FGTB décide à présent de leur mettre des bâtons dans les roues et de menacer des emplois."

    Agoria compte quatre entreprises totalement à l'arrêt:

    ♦ La FN 
    ♦ Magotteaux
    ♦ Technical Airbone Components
    ♦ Audi et des fournisseurs 

  • Comment se passe la grève en France?

    L'appel à la grève est moyennement suivi dans la fonction publique en France.

    -> Le trafic est "normal" dans les transports ferroviaires
    -> Dans le transport aérien,  30% des vols sont annulés 
    -> Un professeur sur cinq en grève dans le primaire
    -> De nombreux défilés prévus dans toute la France

    Les membres de la fonction publique étaient appelés à cesser le travail par la totalité des neuf fédérations du secteur, un mouvement syndical unitaire inédit depuis dix ans.

    Leur principal sujet de mécontentement porte sur le blocage de leur point d'indice, qui permet à leurs salaires d'augmenter. Il a été gelé entre 2010 et 2016, puis débloqué brièvement par le Président Hollande, avant d'être à nouveau gelé par Emmanuel Macron.

  • Les prisons plus touchées en Flandre qu'en Wallonie

    Le mouvement est moins suivi dans les prisons wallonnes que flamandes.

    -> En Flandre: Un tiers des gardiens travaillent.  La situation est particulièrement difficile à Louvain (8% de présents), Hasselt (10%) et Bruges (15%). 

    -> En Wallonie: les prisons d'Ittre, Leuze-en-Hainaut et Saint-Hubert sont les plus touchées.
    A 6h00, 100% des agents étaient à leur poste à Andenne, Dinant, Forest (Berkendael) et Marche-en Famenne. Arlon, Huy et Namur sont également peu touchés. Mons, Paifve, Nivelles, Jamioulx, Lantin et Marneffe sont moyennement impactés, avec des taux de présence entre 60 et 70%. Les prisons où le mouvement est le plus suivi sont Ittre (41% de présents), Leuze-en-Hainaut (40%), Saint-Hubert (33%) et Forest (43%).

     

  • Les collectes des poubelles perturbées à Bruxelles

    Les collectes de sacs sont perturbées dans la plupart des communes de l'agglomération bruxelloise, indique Bruxelles-Propreté. Les communes concernées sont Anderlecht, Auderghem, Berchem, Bruxelles-Ville, Etterbeek, Evere, Forest, Ganshoren, Haeren, Jette, Koekelberg, Laeken, Molenbeek, Schaerbeek, Woluwe-Saint-Lambert et Woluwe-Saint-Pierre

    Les recyparks Nord et Sud seront totalement fermés à partir de 13h30.

    Bruxelles-Propreté demande aux habitants dont les sacs n'auront pas été collectés de les rentrer et de les représenter vendredi pour les blancs, et mardi prochain pour les bleus et orange

  • La production d'Audi Brussels à l'arrêt

    Les représentants métallos wallons avaient annoncé leur participation à cette journée d'actions. C'est aussi le cas à Bruxelles où le porte-parole d'Audi Brussels a annoncé que la production était à l'arrêt. "Certaines entrées à l'usine sont bloquées par les syndicats, à d'autres on laisse rentrer le personnel."

  • 40 millions pour la grève des trains

    La grève du rail coûtera 40 millions, chiffre la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) qui y voit une "grève politique", ce que réfute le syndicat socialiste.

    "La FEB ne remet pas le droit de grève en cause mais pour notre organisation celui-ci doit être utilisé lorsque tous les autres moyens de négociation ont échoué. Force est de constater que ce n'est pas le cas aujourd'hui, d'autant plus que le jour choisi est celui annoncé de la déclaration de politique générale" du Premier ministre, souligne la fédération patronale.

    "L'impact économique d'une grève n'est pas négligeable. Selon nos calculs la grève de la SNCB coûterait environ 40 millions à notre économie. Cela ne dit a priori pas grand-chose, mais il est pourtant possible de faire beaucoup avec 40 millions", ajoute la FEB qui a lancé sur Twitter, avec le soutien de ses fédérations sectorielles, le hashtag #avec40millions #hadik40miljoen. Elle demande donc à chaque personne ce qu'elle ferait avec 40 millions.

    "Avec cette action nous voulons montrer qu'une grève n'est jamais anodine et qu'elle touche aux portefeuilles de tous les citoyens", commente pour sa part Pieter Timmermans, l'administrateur délégué de la fédération. Il appelle enfin les syndicalistes à prendre leurs responsabilités, à arrêter leurs actions et à renouer avec un dialogue constructif.

    Quant à la fédération patronale flamande Voka, elle estime de son côté que la CGSP se met "hors jeu" en ayant appelé à cette grève de 24 heures. "A la place du dialogue, la CGSP choisit de pénaliser les citoyens qui sont touchés pour protéger les fonctionnaires", indique-t-elle notamment. 

    piquet au dépôt Delta de la STIB ©Photo News

  • Selon la SNCB, 60% des trains circulent. La situation pourrait évoluer avec la prise de service du personnel de l'après-midi.

  • Qu'entend-on dans les piquets?

    Les cheminots, rencontrés dans les piquets, sont en colère. 

    "On constate qu'on privatise de plus en plus de services, notamment dans l'entretien des voies", explique Bernard, agent de maintenance chez Infrabel. "Les risques d'accident augmentent. Le privé sous-traite à des entreprises ou les travailleurs ne parlent même pas français. Près de Liège, un agent a été happé par un train. Cela faisait trois jours qu'il avait commencé comme intérimaire."

    "Il y a quatre raisons à cette grève: la nouvelle réforme des pensions, la garantie des statuts, la privatisation et le service minimum", explique Vincent Mercier, permanent CGSP cheminots. "Et aucun point n'est plus important que l'autre. On veut combattre tous ces fronts. On espère que cela va enfin bouger, car à force de tirer sur la ficelle, elle va finir par casser." Il ajoute: "On avait un fonds de pension de 295 millions en 2006. Reynders nous l'a repris pour équilibrer le budget en nous garantissant qu'on ne toucherait pas à l'âge et au montant des pensions. Et maintenant, son propre parti fait l'inverse!"

    A Namur, les cheminots ne sont pas dans les gares. Ils bloquent les parkings des voyageurs et du personnel. Ils veulent en effet éviter les astreintes, décidée en cas de blocage des voies.

    ©BELGA

  • Quasi retour à la normale sur les routes

    Avec 80 km de bouchons encore répertoriés par Touring Mobilis, la situation sur les routes est quasiment revenue à la normale.

    • Encore quelques files sont observées sur la fin de la E411 à l'entrée de Bruxelles
    • L'entrée sur Bruxelles depuis la E40-Louvain était encore un peu ralentie 
    • La circulation est plus fluide sur la petite ceinture et sur le Ring
    • Fin de soucis sur le E40 depuis la côte

    Touring Mobilis annonce toutefois prévoir à nouveau quelque 200 kilomètres de bouchons ce soir

  • Réduire les subsides des syndicats du rail? La N-VA dit oui!

    La N-VA va déposer une nouvelle proposition visant à réduire les dotations perçues par les trois syndicats du secteur ferroviaire. "On ne peut pas admettre que les syndicats reçoivent un chèque en blanc",  déclare Inez De Coninck dans la presse flamande.

    Aujourd'hui, la CGSP Cheminots, la CSC Transcom et la CGSLB se partagent 10 millions par an. Une grande partie est avalée par le syndicat socialiste.
    Ce budget sert à 50% au salaire du personnel. Le solde est utilisé au remboursement des cotisations des membres et à la formation.

    "Il arrive très souvent que les syndicats reçoivent aussi de l'argent d'employeurs du secteur privé. C'est parfois un moyen d'acheter la paix sociale. Dans ce cas de figure, il est difficile de voir les autorités intervenir", lance Egbert Lachaet, Open VLD.

    Le problème, avance la N-VA, c'est que la situation est différente à la SNCB. La société ferroviaire n'a aucune vision du nombre d'affiliés à un syndicat. Les syndicats perçoivent donc une dotation sur base du nombre total de salariés, soit quelque 32.000 personnes. Cela revient à 125 euros par membre du personnel.  

    La N-VA veut désormais un système plus transparent et basé sur le nombre réel d'affiliés. Pour l'Open VLD, cette transparence sera plus ou moins une réalité l'an prochain car la SNCB sera pour la première fois obligée d'organiser des élections sociales.

    Le CD&V considère aussi que le financement des syndicats devra un jour ou l'autre être discuté, mais ce n'est pas encore à l'ordre du jour. "Veillons d'abord à ramener la paix sociale", a réagi Jef Van den Bergh.  

  • Les écoles "au ralenti", principalement dans l'officiel

    Les écoles tournent "au ralenti". Il est cependant impossible de donner une estimation précise de l'ampleur du mouvement, souligne le président de la CGSP Enseignement, Joseph Thonon.

    La CGSP est traditionnellement majoritaire dans l'enseignement officiel, ce réseau est donc le plus touché. Le fondamental est toutefois plus affecté que le secondaire, l'accueil y étant plus nécessaire.

    De son côté, le syndicat chrétien a notamment mené une campagne d'affichage aux entrées de Liège. "Le métier d'enseignant est usant. Or, les réformes sur les pensions obligent les personnels à travailler plus longtemps, tout en diminuant le montant des pensions. Dans le même temps, les dispositifs de fin de carrière sont fortement restreints", déplore André Brüll, permanent liégeois CSC-Enseignement.

  • Des 385 à 185 km de bouchons

    La situation sur les routes semble s'améliorer. Vers 9h45, Touring Mobilis ne comptait plus que 185 km de files sur le réseau belge. A 8h30, on atteignait les 385 km de bouchons.


    • L'entrée de Bruxelles par la E411 reste difficile depuis Jezus-Eik.
    • Sur le E40, on note encore quelques files vers Bruxelles depuis Ternat. La circulation se fait en accordéon depuis Kortenberg.
    • Sur le ring, cela coince encore de Grimbergen à Wemmel et de Grand-Bigard à Drogenbos
    • La petite ceinture reste encore très embouteillée 

  • En gare de Namur, notre journaliste sur place nous confirme que tout au plus 6 ou 7 trains ont quitté la gare pour Bruxelles, aucun pour Liège.

    Une dizaine de billets ont été vendus et dans la gare seul le chef de service et un steward occupent les guichets.

  • Grève sur le rail: quid de votre salaire?

    Que vous preniez le train ou non, le risque d’arriver en retard au travail voire pas du tout est grand aujourd'hui. Aurez-vous quand même droit à votre salaire? Pouvez-vous également réclamer un remboursement à la SNCB?

    Nous répondons à vos questions: Grève sur le rail: quid de votre salaire?

  • Mouvement bien suivi chez bpost

    Le mouvement est bien suivi au sein de bpost, indique Jacques Lespagnard, responsable du secteur postal pour le syndicat socialiste.

    Si les journaux ont été distribués, il indique que ce ne sera pas le cas partout pour le courrier

    -> à Charleroi, Namur et Liège, un piquet de grève a été installé.  A Thimister-Clermont, en région verviétoise, le piquet a été levé vers 08h00 pour permettre une action symbolique devant la société protectrice des animaux (SPA), le personnel de bpost se sentant abandonné par les politiques. "Il s'agit d'une action symbolique mais le jour où la privatisation sera décidée, nous bloquerons sur une longue durée", a déjà averti la CGSP.

    Chez bpost, on indique que dans la nuit de lundi à mardi, la moitié des paquets et du courrier a pu être acheminé vers les bureaux de distribution. La plupart des bureaux devraient rester ouverts durant la journée et aucun site de l'entreprise postale n'est bloqué. 

  • Les accès à la capitale saturés

    Les principales voies d'accès à la capitale étaient saturées peu avant 8h, indique Bruxelles Mobilité.

    -> La E40 vers Bruxelles depuis Liège et Alost est quasi à l'arrêt.
    -> Petite ceinture: les automobilistes roulent au pas.
    -> Le ring: la situation est aussi compliquée, principalement entre Vilvorde et Dilbeek, dans les deux directions.
    -> La E411 à l'approche de l'entrée de Bruxelles, les automobilistes effectuent environ 2km en une vingtaine de minutes. Peu d'embarras dans le tunnel Delta, à l'inverse des environs de Tervuren. 

  • "40% de grévistes, c'est un succès!"

    Michel Abdissi, président de la CGSP Cheminots, se dit satisfait. Sur les ondes de Bel RTL, il indique qu'avec "40% de grévistes, cette action est un succès", sachant que la FGTB est la seule organisation à suivre le mouvement.

    Critiqué pour la "prise d'otages" des usagers, Michel Abdissi affirme qu'il voit surtout que les cheminots vont "perdre un jour de salaire pour défendre le secteur public".  "Je vois que des trains circulent mais ils sont quasi vides. Soit les gens ont pris congé, soit ce sont des fonctionnaires qui sont aussi en grève."

    Quant à l'appel du ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot, de retarder le mouvement en raison des problèmes liés à la fermeture du viaduc Debroux, le syndicaliste parle de "coup médiatique". "Le minimum aurait été de prendre contact avec nous."

    Les cheminots protestent contre les mesures du gouvernement mais aussi l'instauration du service minimum. "Ceux qui veulent forcer la mise en place du service minimum sont des criminels", lance-t-il.  "Le service minimum est dangereux pour les usagers. Avec un train toutes les heures, les gens vont se battre pour y monter. Et celui qui a de la chance d'y monter le matin ne sera pas sûr d'avoir un train le soir."

  • Les automobilistes boudent les alternatives mises en place après la fermeture du viaduc Herrmann Debroux

    Les navetteurs du Brabant wallon continuent à bouder les alternatives mises en place à la suite de la fermeture du viaduc Herrmann-Debroux.

    -> La nouvelle ligne Conforto des TEC n'est pas touchée par la grève et relie le parking de Walibi à Auderghem toutes les quinze minutes. Néanmoins, pratiquement aucun automobiliste n'a testé cette alternative. Mardi peu après 7h00, seulement une demi-douzaine des 2.000 emplacements de parking mis à disposition par le parc d'attractions étaient occupés.

    -> Le grand parking de Louvain-la-Neuve, ouvert de manière anticipée et entièrement gratuit cette semaine en raison de la fermeture du viaduc Herrmann-Debroux, abritait deux voitures seulement vers 7h15 alors que sa capacité est de 2.200 places.  Donnant directement sur les quais de la gare de Louvain-la-Neuve, il permet pourtant aux utilisateurs, moyennant quelques minutes de marche dans la cité universitaire, de prendre également des bus Conforto pour arriver dans la capitale.

  • Le trafic ferroviaire à 7h

    La SNCB indique que peu avant 7 heures seul un train sur cinq circulait depuis Liège et trois trains sur quatre circulaient entre Charleroi et la capitale. L'axe Arlon-Bruxelles est relativement épargné.

    Dans le détail: 

    • Charleroi-Bruxelles (ligne 124) : 3 trains sur 4
    • Namur-Bruxelles (ligne 161) : 4 sur 5
    • Arlon-Namur (ligne 162) : 2 sur 3
    • Liège-Bruxelles (ligne 36) : 1 sur 5
    • Mons-Bruxelles (ligne 96) : 2 sur 3
    • Tournai-Bruxelles (ligne 94) : 1 sur 4
    • Namur-Charleroi (ligne 130) : 2 sur 3
    En Flandre, toutes les lignes sont desservies bien que certains trains ont été supprimés. 

    Un piquet de grève est installé au parking voyageur de la gare de Namur. Des voies sont occupées à Braine-le-Comte et à Hamoir. Comme convenu, Infrabel, le gestionnaire du réseau a mandaté la police et des huissiers face à cette situation.

     

  • Le point à la STIB à 7h

    La société bruxelloise de transports indique qu'à 7 heures:

    • Seule la ligne de métro 1 circule avec certes un retard de 10 min
    • Tous les bus de la STIB sont désormais à l'arrêt
    • Les trams 3, 4, 7, 82, 92 et 94 circulent

  • Les fonctionnaires français sont aussi en grève ce mardi. Ils protestent contre le gel de leur salaire et les réductions d'effectifs prévues par le gouvernement. Les contrôleurs aériens se croisent ainsi les bras ce qui se ressentira dans les aéroports belges. Certains vols assurés par Brussels Airlines et Ryanair sont ainsi annulés.

  • La grève a démarré en fanfare à la gare du Midi

    La plate-forme "Une toute autre SNCB" a lancé hier vers 20h00 la journée de grève avec un concert dans le couloir central de la gare du midi à Saint-Gilles. Une soixantaine de personnes étaient présentes. Le groupe Funky Bodding a joué, avec ses cuivres et ses tambours battants, une musique festive. Plusieurs poules du théâtre Croquemitaine, égéries de la plate-forme, étaient présentes. Vers 21h00, le groupe s'est rendu à la cabine de signalisation de la gare devant laquelle un piquet de grève était tenu. 

  • Le problème Herrmann Debroux

    Bruxelles Mobilité appelle les automobilistes à davantage faire usage de toutes solutions de rechange pour rallier Bruxelles et ainsi éviter le viaduc Herrmann Debroux.  A 7h, les files étaient déjà bien présentes sur la E411 en direction de Bruxelles. Entre Overijse et Herrmann Debroux, la vitesse moyenne était de 10km/h.

    Malgré le mouvement de grève, le service de bus Conforto des TEC Brabant wallon est assuré. 

    ©BELGA

    Le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot avait certes lancé dimanche un appel à la CGSP à exonérer la ligne de chemin de fer Namur-Bruxelles de toute action de grève. Le syndicat, qui conteste le futur dispositif de service minimum garanti en cas de grève à la SNCB, a renvoyé le ministre à ses responsabilités.  "C'est un peu fort. C'est le pyromane qui appelle le pompier", a jugé Patrick Lebrun, secrétaire fédéral. "Ce qui a provoqué cette situation n'est pas de notre faute." Il ajoute: "Nous avions prévenu depuis des mois ce qui arriverait si ce projet (de service minimum, NDLR) devait aboutir en l'absence de dialogue social."

  • Pourquoi cette grève?

    Le gouvernement fédéral est accusé par les syndicats de mettre à mal les services publics (réduction des budgets, manque d'investissements, privatisation des entreprises publiques...). 

    A cela se greffe une série de revendications propres à chaque secteur, comme dans le rail, où la CGSP Cheminots dénonce la volonté de la majorité "suédoise" de mettre en place un service minimum.

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