CSC dit oui à l'accord social, mais...

Marc Leemans, président de la CSC et Marie-Hélène Ska, secrétaire générale CSC. ©BELGA

Les représentants de la CSC ont dit oui à une courte majorité (52%) au préaccord conclu entre syndicats et patronat. Paix sociale partielle pour le gouvernement Michel. Car pour la FGTB, ce qui est sur la table reste inacceptable.

C'est donc à une courte majorité que les délégués des différentes centrales du syndicat chrétien (CSC) ont dit oui à l'accord social conclu entre les syndicats - à l'exception de la FGTB - et le patronat au sein du Groupe des 10.  Au total, le camp du "oui" a obtenu 147 voix, 135 délégués votant contre. On dénombre également 17 abstentions. Ce projet d'accord prévoit notamment une marge salariale de 0,8%. La paix sociale est donc (partiellement) assurée pour le gouvernement Michel. Feu vert également du syndical CGSLB.

"Le protocole d'accord a été soumis à l'ensemble des organisations internes", a expliqué Marc Leemans. "Les débats ont été très intenses. Les arguments pour et contre étaient les mêmes. De grandes disparités dans les résultats ont été constatées selon les centrales, mais pas particulièrement entre le nord et le sud du pays. Tout le monde est serein car tout le monde se retrouve dans cette position", a-t-il assuré.

"Ce gouvernement est anti-social, il réduit le pouvoir d'achat, les droits et protections sociales, nos membres désapprouvent sa politique", a résumé M. Leemans.

La secrétaire générale de la CSC, Marie-Hélène Ska, a également annoncé qu'elle comptait demander "un changement de cap" au gouvernement et que ses priorités, parmi lesquelles la justice fiscale, la relance économique et la question de l'index, demeuraient inchangées.

Autrement dit, malgré ce feu vert, des actions ne sont pas à exclure. En effet le syndicat va plancher sur un plan d'actions contre les mesures qui ne sont pas reprises dans le projet d'accord conclu au sein du Groupe des 10. Et Marc Leemans de pointer le saut d'index, le virage fiscal (tax shift) ou encore les mesures concernant les chômeurs. 

#CSC et #FGTB se voient cet après-midi pour discuter de la suite des opérations: quel plan d'actions mener? #concertation— Benoît Mathieu (@benmathieu) February 10, 2015

 

Quant au type d'actions qui pourraient être entreprises, l'incertitude demeure. "Toutes les actions possibles", a toutefois indiqué Marc Leemans. Une concertation aura lieu cet après-midi avec la FGTB pour envisager les actions possibles.

Car pour la FGTB, on le sait: "Ce qui est sur la table est inacceptable." Pourquoi?

©Photo News

Problème n°1: le saut d’index. Imbuvable.

Problème n°2: la marge salariale qui est de maximum 0,6% en net et en enveloppe fermée. "Aucun secteur ne pourrait aller au-delà de cette marge, alors que normalement, la marge n’est qu’indicative. C'est contraire à liberté de négociation", fustige-t-il.

  • Nouvelle rencontre avec le gouvernement

Le Premier ministre Charles Michel a pris connaissance "avec grand plaisir" du vote de la CSC en faveur du projet d'accord du Groupe des Dix. "Cette décision est un pas supplémentaire vers la paix sociale", a-t-il commenté. Le gouvernement rencontrera à nouveau les partenaires sociaux mercredi dès 9h00.

Le ministre fédéral de l'Emploi Kris Peeters ainsi que son parti le CD&V ont apprécié mardi le feu vert de la CSC. "Nous pouvons maintenant, avec les partenaires sociaux, travailler à la mise en œuvre de l'accord social", a-t-il réagi auprès de l'agence Belga. Le Groupe des Dix sera "rapidement" invité à de nouvelles réunions, a-t-il ajouté.

 

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