Kris Peeters: "Je vais prendre des décisions"

©BELGA

Kris Peeters ne veut plus mettre ses réformes au frigo parce que les partenaires sociaux n'arrivent pas à s'entendre. Il prend les devants, "ses responsabilités" et va faire des propositions.

Time's up. C'est le message qu'a fait passer le ministre de l'Emploi Kris Peeters, ce jeudi à la Chambre. Il n'attendra pas l'avis des partenaires sociaux pour avancer dans ses réformes. "J'ai attendu les partenaires sociaux, mais leur temps est écoulé", a-t-il déclaré. "Je vais maintenant prendre mes responsabilités et prendre des décisions.

Concrètement, il compte présenter un certain nombre de projets lors d'un conseil des ministres consacré à l'emploi, dont la date reste toujours indéterminée. Cette décision est surprenante, car Kris Peeters a toujours privilégié le dialogue social, mais sa patience semble avoir des limites. Et il s'est mis lui-même la pression en promettant le plein emploi (ce qui correspond à un taux de chômage inférieur à 3%) dès 2025.

Le ministre compte déposer des projets sur la réduction des charges pour la construction, le commerce électronique, le transport et la navigation intérieure, la lutte contre le dumping social, l'élaboration d'un cadre pour le commerce électronique, la période d'essai et l'emploi des jeunes, les appels mystère, les heures supplémentaires dans l'horeca ou encore la lutte contre le burn-out, sans compter la poursuite de la mise en oeuvre du tax shift.

Du côté de la FEB, on est furieux. "Un ministre de l'emploi qui ne respecte pas un accord conclu entre les partenaires sociaux, ce n'est pas correct", estime une source au sein de la Fédération des entreprises de Belgique. Le groupe des Dix est en effet parvenu à un accord sur le salaire des jeunes et la période d'essai, même si les bases des syndicats ont dit non et que depuis la concertation sociale est bloquée. Mais la FEB temporise, "Kris Peeters avance en cavalier seul et ses projets ne vont peut-être pas convaincre les autres partis de la coalition".

Mais Kris Peeters décide-t-il vraiment d'accélérer le mouvement pour le bien de l'économie et de l'emploi en Belgique? Ou bien joue-t-il un jeu politique? Si ses partenaires de coalition refusent certaines de ses réformes, il pourra utiliser ces refus comme levier pour avancer dans d'autres dossier.


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