La mobilité sera le gros point noir de la grève du 10 octobre

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Une bonne partie des services publics sera fortement perturbée mardi prochain, en raison de la grève décrétée par la CGSP. La mobilité sera la plus impactée.

Probablement pas de métro pour le match Belgique-Chypre de mardi prochain. Voilà une conséquence claire et nette de la grève déclarée par la CGSP et qui touchera l’ensemble des services publics le 10 octobre. Peut-être pas la plus grave, encore qu’elle aura incontestablement des répercussions sur le trafic automobile sur le ring et aux abords du stade Roi Baudouin.

On ne sait pas encore mesurer avec quelle ampleur le trafic de la Stib sera perturbé. La grève n’est pas suivie par tous les syndicats. Mais dans certains secteurs, dont les transports, les collègues de la CSC-Transcom pourraient ici et là venir en soutien aux grévistes de la CGSP. La CSC a en tout cas annoncé que si elle ne lançait pas de mot d’ordre de grève, elle couvrirait ses affiliés qui décideraient de débrayer quand même.

"C’est sans doute du côté de Liège et Charleroi qu’il y aura les piquets les plus ‘durs’."
joseph thonon
CGSP-Enseignement

Cette situation fera tâche d’huile dans tous les secteurs de la fonction publique, sauf ceux où un service minimum est organisé (soins de santé, collecte des déchets, l’énergie…) afin de garantir les missions indispensables.

Du côté des écoles, un service minimum d’accueil des enfants doit être mis sur pied. On peut malgré tout s’attendre à des perturbations, des écoles où il manquera des profs, et davantage dans le réseau de la Fédération Wallonie-Bruxelles (les Athénées), et dans l’enseignement officiel, où la CGSP est soit majoritaire, soit à égalité avec le syndicat chrétien et libre. "C’est sans doute du côté de Liège et Charleroi qu’il y aura les piquets les plus ‘durs’", dit Joseph Thonon (CGSP-Enseignement). Mais la situation reste compliquée à évaluer."


Blocage dans le TEC, la Stib, De Lijn, et la SNCB

Le gros nœud des actions sera la mobilité. "Le blocage devrait être quasi-total au niveau des transports en commun en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre", explique Patrick Lebrun, secrétaire général de la FGTB wallonne. La Stib, comme on l’a évoqué plus haut, mais aussi la SNCB, seront touchées. Du côté du TEC et de De Lijn, les syndicalistes devraient bloquer les dépôts principaux pour tenter d’empêcher les bus de circuler.

Coup dur pour la mobilité

Après la fermeture du viaduc Herrmann-Debroux, le ministre des Transports François Bellot appelle les syndicats de la SNCB à maintenir l'offre des trains entre Namur et Bruxelles, malgré l'appel à la grève.

Sur le rail, outre le personnel qui se mettra en grève (la CGSP a le poids le plus lourd au niveau syndical dans l’entreprise), il pourrait aussi y avoir des actions de blocage.

Néanmoins, Infrabel a déposé une requête auprès du tribunal de première instance de Bruxelles. Le tribunal a fini par donner gain de cause à la société en estimant qu’on ne peut pas mener un débat contradictoire avec des personnes qui seraient susceptibles de commettre des actes dangereux sur des voies et dont on ne connaît pas l’identité. Aucun gréviste ne pourra donc bloquer le trafic ferroviaire, sous peine d’astreintes. Par contre, s’ils décident de ne pas se mettre aux commandes des trains, ces derniers ne rouleront pas…

À côté de cela, la CGSP compte aussi bloquer les endroits stratégiques habituels, comme des grands ronds-points, entravant ainsi l’accès aux zones à forte activité économique. Le transport fluvial sera totalement à l’arrêt. "Le but est d’avoir de la visibilité", dit encore Patrick Lebrun.

Le syndicat sera d’ailleurs rejoint par certaines centrales du secteur privé, comme les métallos du Brabant. Des entreprises comme Audi Brussels, la Sabca, Schneider Electric… pourraient donc aussi être touchées.

Certaines administrations seront probablement davantage impactées que d’autres, mais le syndicaliste n’est pas encore en mesure de donner la liste complète des blocages. La grève devrait en tout cas toucher les administrations locales, les zones de police et de secours, les prisons, et certains organismes d’intérêt public (OIP), à l’appel de la CGSP Admi, ainsi que les administrations régionales.

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