Les gardiens de prison vont entamer leur 38ème jour de grève

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Il n'y a toujours pas d'accord entre le ministre de la Justice Koen Geens et les syndicats des gardiens de prison qui se sont à nouveau vus ce mercredi.

"Rien de concret" n'est sorti de la réunion qui s'est tenue mercredi entre le ministre de la Justice Koen Geens et les syndicats CGSP et CSC, qui n'ont pas signé lundi l'accord conclu avec quatre autres organisations syndicales, a indiqué Michel Jacobs, secrétaire fédéral du syndicat socialiste.

"Nous avons eu une discussion sur le fond, mais rien de concret n'est sorti de la réunion", a confié M. Jacobs. Le représentant du syndicat socialiste a annoncé avoir formulé une proposition "sur la méthode de travail". "Je laisse le soin au ministre de l'évaluer. D'ici là, la grève se poursuit (dans les prisons wallonnes et bruxelloises)."

"Il n'y a pas de garantie sur nos revendications", a déploré de son côté Laurence Clamar, secrétaire permanente justice pour le syndicat chrétien, parlant de "blocage". "Nous avons reçu un mandat de notre base qui a rejeté l'accord à plus de 94%", a-t-elle rappelé.

Rendez-vous vendredi

Le ministre et les deux syndicats se reverront probablement vendredi, ont indiqué les deux représentants syndicaux, affirmant attendre l'invitation du ministre.

Les trois syndicats néerlandophones (ACV, ACOD et VSOA) et l'organisation libérale francophone SLFP ont accepté lundi le protocole d'accord du ministre de la Justice, contrairement à la CSC et la CGSP.

• Le recrutement de 480 statutaires, c’est 75 de plus que proposé dans le dernier protocole.

 Le gel de toute économie sur le personnel en 2016. Tout agent pénitentiaire partant sera remplacé.

Le personnel des prisons qui appliquera la nouvelle méthode de travail recevra, pour certaines heures notamment pendant la nuit, une prime de flexibilité.

La surpopulation carcérale sera ramenée à 10.000 détenus.

 Des améliorations de l’infrastructure pénitentiaire sont prévues pour un montant de 56 millions d’euros.

L’exercice du "travailler autrement" sera poursuivi en concertation dans l’ensemble du pays, par prison et sur base volontaire.

Laurence Clamar a par ailleurs confirmé le fait que des agents pénitentiaires du syndicat libéral SLFP, signataire de l'accord, avaient pris contact avec son organisation pour les rejoindre, sans pouvoir quantifier l'ampleur du mouvement.

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