Manifestation nationale: ce qui vous attend

©BELGA

Des milliers de manifestants sont attendus ce mercredi afin de protester contre les mesures du gouvernement Michel, en place depuis un an. Aucune grève générale n'est prévue, mais de nombreuses perturbations sont à prévoir.

Le front commun syndical FGTB, CSC, CGSLB, a choisi comme slogan pour la manifestation nationale de ce mercredi "Rien que des miettes pour nous". Il entend de cette manière "fêter" le premier anniversaire du gouvernement Michel le 11 octobre prochain.

1. L'ampleur

Difficile de dire combien de manifestants répondront présents.

Des perturbations sont attendues dans de très nombreux secteurs: transports en commun, administrations, enseignement, industrie, entreprises publiques dont Bpost et Proximus. L'accueil des enfants sera assuré dans les crèches, les écoles et un service minimum sera assuré dans les hôpitaux.

"Cela dépend de nos centrales régionales", déclare Minervina Bayon, porte-parole de la FGTB. L'ampleur des mouvements sera donc à évaluer au cas par cas.

Outre le front commun syndical, le mouvement "Tout Autre Chose", la Fédération des Etudiants Francophones (FEF), les partis d'opposition PS, PTB et Ecolo ont notamment annoncé leur présence dans le cortège.

"Pour les grandes entreprises et les nantis, cela a été une année très profitable. En revanche, pour les travailleurs, les pensionnés, les malades, les chômeurs, les femmes et les jeunes, bref pour une grande majorité de la population, cela a été une année noire", clame la CSC.

Il y a près d'un an, le 6 novembre 2014, la dernière manifestation nationale avait rassemblé plus de 100.000 personnes.

2. Le parcours

Mercredi, le départ du cortège est prévu à 11h30 à partir de la gare du Nord à Bruxelles. Les manifestants rejoindront la gare du Midi via le boulevard Albert II, le boulevard du Jardin Botanique, les boulevards Pacheco, Berlaimont, de l'Impératrice et de l'Empereur, la rue des Alexiens et le boulevard Lemonnier. Les discours des leaders syndicaux sont attendus entre 13h et 15h, à l'issue de la manifestation. Sur demande de la police, le cortège évitera le piétonnier du centre-ville de Bruxelles pour raison de sécurité.


  

3. Les perturbations

À Bruxelles

- Bruxelles risque d'être fortement encombrée dans le centre-ville et sur la petite ceinture. De plus, la circulation sera interdite sur le parcours du cortège, entre 11h et 15h (voir carte).

- La Stib quant à elle maintient ses services, mais l'ensemble du réseau risque d'être fortement perturbé.

En province

- D'importantes perturbations sont à prévoir sur le réseau TEC, particulièrement à Charleroi (peu de bus circuleront) et à Liège-Verviers. Plus d'informations via le site internet du TEC. Les métallos seront aussi de la partie.

Exception

- La SNCB ne sera pas à l'arrêt. Elle mettra d'ailleurs sept trains supplémentaires en service afin d'acheminer au mieux les manifestants jusque Bruxelles. Un billet spécial pourra être acheté et les trains supplétifs seront mis en service au départ d'Ostende, Namur, Mons, Charleroi, Anvers, Liège et La Louvière à destination de Bruxelles-Nord.

Le rail a toutefois déposé un préavis de grève à Bruxelles pour ce vendredi. "Il est impossible de prévoir l’impact précis de cette grève mais ses conséquences devraient se faire ressentir sur tout le réseau", peut-on lire sur le site de la SNCB.

4. Les revendications

La FGTB continuera son combat après la manifestation nationale en organisant des actions tournantes par province. Ces actions, dont "la forme dépendra de la réalité du terrain et sera déterminée par les différentes régionales", a précisé une porte-parole du syndicat, débuteront en octobre pour se terminer en décembre.

Le syndicat socialiste assure être  "en discussion avec la CSC et la CGSLB pour mener ces actions en front commun".

"Depuis un an, les mesures du gouvernement ne touchent que les travailleurs, les pensionnés, les personnes qui ont besoin d'une allocation pour vivre et les jeunes qui représentent l'avenir de ce pays", s'insurge la FGTB, ajoutant que le glissement fiscal opéré en juillet par le gouvernement fédéral est "injuste et déséquilibré".

"Les employeurs et les lobbies financiers sont dans un fauteuil", renchérit la CGSLB. À l'occasion de cette manifestation, le front commun syndical a décidé de proposer une série de mesures alternatives à celles proposées par le gouvernement Michel. Celles-ci portent sur l'emploi, le pouvoir d'achat, les pensions, la fiscalité et la sécurité sociale.

Parmi les revendications phares figurent "le respect de l'indexation automatique des salaires et des allocations sociales ainsi que la liberté de négociation", "le rétablissement de l'âge de la pension légale à 65 ans" et "la prise en compte de la pénibilité au travail pour déterminer la durée de carrière et l'âge de départ" ou encore la demande d'une "contribution plus importante des revenus du capital et des revenus immobiliers au lieu d'une augmentation des taxes sur la consommation"."Cette manifestation est dirigée contre les mesures d'austérité prises par tous les gouvernements, régionaux y compris", a précisé Didier Seghin, porte-parole du syndicat libéral CGSLB, évoquant notamment une forte mobilisation des fonctionnaires de la Région flamande.

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