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Nouvelles perturbations des transports ce mercredi

La CGSP Cheminots appelle à poursuivre les actions jusque vendredi, la CSC se fait plus discrète mais couvrira quand même ses cheminots en grève. A la TEC aussi des perturbations sont attendues mercredi.
  • Quelles perturbations mercredi?

    A la SNCB, les perturbations pourraient se poursuivre encore plusieurs jours. La CGSP Cheminots a déposé un préavis de grève pour mercredi, jeudi et vendredi. Son aile flamande ne suit pas le mouvement. La CSC Transcom - qui n'appelle par officiellement à la grève - a toutefois déclaré qu'elle couvrira les cheminots en grève jusqu'à vendredi au moins.

    Le groupe TEC annonce une prolongation des perturbations sur son réseau mercredi 1er juin durant toute la journée. Suite à une nouvelle assemblée générale, la CGSP intersectorielle a décidé de continuer les actions syndicales. La CGSLB ne soutient pas la poursuite des actions. Le directeur marketing du groupe Tec, Stéphane Thiery, invite les voyageurs à s'informer sur le site infotec.be, l'application partenaire Next Ride et sur les réseaux sociaux. 

    La STIB ne prévoit pas, de son côté, de perturbations sur son réseau. "Notre réseau fonctionnera normalement. Les perturbations d'aujourd'hui/mardi n'étaient pas dues à une grève", indique Cindy Arents, porte-parole. Ces perturbations s'expliquent par la volonté d'une partie du personnel de se rendre à la manifestation nationale.

    ©Photo News


  • "Je ne pense pas qu'il y ait un pays à deux vitesses"

    Le Premier ministre Charles Michel a réfuté l'idée d'un pays évoluant à deux vitesses, à la vue de la mobilisation syndicale plus forte au sud qu'au nord du pays contre les politiques de son gouvernement. "Je ne pense pas qu'il y ait un pays à deux vitesses, mais des modes d'expression différents", a affirmé M. Michel.

      Il dit observer que le gouvernement reçoit certes des critiques mais aussi des encouragements de la part de la population, dus selon lui aux premiers résultats visibles des politiques menées par son exécutif.

    Interrogé sur l'objectif avoué de certains syndicats de faire chuter son gouvernement, M. Michel a affirmé sa confiance en la solidité de son équipe. Il a réitéré son ouverture au dialogue et la nécessité des réformes. "Je me bats pour que dans quelques années, on ne soit pas comme la Grèce, comme l'Espagne", a-t-il lancé.

  • La situation dans les trains

    Aucun train, pour ainsi dire, ne roulait en Wallonie lors de l'heure de pointe. La situation était légèrement meilleure au nord du pays, d'après Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire.

    • En Wallonie, seulement 3% des trains roulaient sur les axes principaux. "La circulation est totalement paralysée à l'exception d'une portion de la ligne Bruxelles-Liège jusqu'à Louvain", a précisé Arnaud Reymann, porte-parole d'Infrabel

    • En Flandre, on comptait quand même un trois sur trois. 

  • Le covoiturage a la cote

    Les étudiants et travailleurs sont nombreux à avoir opté pour le covoiturage, en raison des actions syndicales menées dans les services publics. Plusieurs sociétés proposant ce type de services ont enregistré un pic d'activité.

    • "Lundi déjà, nous avons enregistré dix fois plus de visites qu'en temps normal, ce qui prouve que les gens se sont organisés", indique Sandrine Vokaer, responsable de l'asbl Taxistop, dont Carpool.be est l'un des services. "Mardi, nous avons environ 4.000 annonces, soit près du double qu'en temps normal", ajoute-t-elle.

    • Une tendance que confirme la société BlaBlaCar, qui note "un pic d'activité en Belgique avec cinq fois plus d'inscriptions que d'habitude depuis jeudi dernier"

    • Constatant également que le nombre de visites montait en flèche ces derniers jours, la plateforme de covoiturage Community, initialement réservée aux entreprises et universités, a temporairement étendu son service à toute personne en quête d'une alternative aux transports publics. "Le trafic sur la plateforme a été multiplié par dix ce mardi", précise la co-fondatrice, Anne-Claire Vanfleteren. Par contre, "nous avons remarqué un déséquilibre entre l'offre de places et la demande. Nous avons compté beaucoup plus d'inscriptions de passagers que de conducteurs", ajoute-t-elle.

    Enfin, la Fédération des Etudiants Francophones (FEF) a lancé l'opération "Portière ouverte" la semaine dernière sur Facebook. Il s'agit d'un "espace de covoiturage solidaire pour permettre à un maximum de personnes de se rendre sur le lieu de leurs examens malgré les difficultés". Plus de 1.000 personnes avaient rejoint le groupe mardi.

  • Pas d'appel à la grève dans les écoles d'ici au 24 juin

    La CSC Enseignement et la CGSP Enseignement n'appellent pas à la grève ces prochains jours, mais si des travailleurs décident de faire grève, ils seront couverts, ont indiqué les responsables de ces deux syndicats.

    "La saison n'est pas optimale: les élèves sont en examens."
    Pascal Chardome
    CGSP Enseignement

    La CGSP Enseignement, qui fait partie de la FGTB, invite expressément à la grève uniquement le 24 juin, avec les autres secteurs de la FGTB, "quand les examens seront terminés". La FGTB avait déjà annoncé début mai une grève nationale le 24 juin, qui n'est soutenue ni par la CSC ni par la CGSLB.

  • La CGSP perd son aile flamande

    HR Rail n'a pas accepté un préavis de grève introduit par la CGSP Cheminots pour la période allant du jeudi 2 juin 22h00 au vendredi 3 juin 22h00 (le délai de huit jours n'a pas été respecté). Les travailleurs grévistes se trouveront donc en absence non-justifiée. L'aile flamande de la CGSP Cheminots, l'ACOD Spoor, a donc suspendu le préavis de grève, l'aile francophone du syndicat socialiste l'a quant à elle maintenu.

  • Une action "tarif zéro"

    La SNCB a sanctionné 32 accompagnateurs de train parce qu'ils avaient organisé une action tarif zéro, a indiqué le ministre de la Mobilité, François Bellot. "Ces personnes n'étaient, pas plus que leurs collègues grévistes, d'accord avec les mesures d'économies imposées par le gouvernement, mais ont choisi de venir travailler et de rester au service des voyageurs. Elles ont accompli leur travail comme d'habitude, mais ont refusé de contrôler les tickets", explique le député David Geerts (sp.a).

    M. Geerts juge la sanction "incompréhensible". Le gouvernement veut assurer un service minimum mais sanctionne les personnes qui font preuve de créativité dans leur manière de mener des actions sociales, fait-il remarquer.

    Dans sa réponse, également évoquée par "Le Vif", M. Bellot rappelle le protocole d'accord conclu avec les syndicats qui impose de déclarer une action au préalable, ce qui ne fut pas le cas. Il ajoute que cette action était "susceptible d'être préjudiciable à la SNCB pour cause de pertes de revenus".

    → La sanction se limite toutefois à un rappel à l'ordre. "Cela n'a pas de conséquence pour la suite de la carrière", précise le ministre.

  • Retenue sur primes pour les grévistes de la SNCB

    Les cheminots partis en grève sans préavis recevront une amende de 12,5 euros et une sévère réprimande, confirment les comités de direction des entreprises ferroviaires. Ceux-ci avaient annoncé lundi aux syndicats que les grévistes allaient être sanctionnés.

    "Ceux qui ont pris part aux actions de grève entre le 25 et le 30 mai seront considérés comme absents sans justification."
    HR Rail

    ©BELGA

  • Peut-être une (future) bonne nouvelle pour les students

    La Fédération Wallonie-Bruxelles pourrait se doter prochainement de règles visant à permettre aux étudiants de l'enseignement supérieur affectés par des événements imprévisibles -comme une grève dans les transports en commun- de bénéficier d'une reprogrammation des examens auxquels ils n'auraient pu participer. Le ministre de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, en effet accepté d'étudier une proposition déposée par l'opposition Ecolo relayant une demande en ce sens de la Fédération des étudiants francophones (FEF). 

    Vu les délais très courts, la disposition ne pourra toutefois plus être d'application pour cette session d'examens.

  • "Au travail", dit Charles Michel

    Le gouvernement fédéral reste ouvert au dialogue, a répété le Premier ministre Charles Michel dans un communiqué. Le chef du gouvernement rappelle toutefois l'importance des réformes qu'il mène et dont il entend maintenir le cap.

    "Ces réformes sont indispensables pour garantir le financement durable de nos solidarités."
    Charles Michel
    Premier ministre

    Selon lui, les réformes en cours dans services publics "visent à les projeter dans la modernité et à en assurer leur avenir". Elles accompagnent les réformes des retraites, du marché du travail ou encore de la fiscalité qui portent leurs fruits, affirme-t-il en citant le chômage, le pouvoir d'achat, le recul des faillites, la résorption du handicap salarial, etc.

    ©Photo News

    "Ces premiers résultats ne suffisent pas. Le chemin est encore long. Plus que jamais nous devons serrer les rangs et tous travailler dans la même direction pour favoriser la création d'emplois. C'est encore plus vrai après les attentats du 22 mars qui ont fait du tort à notre économie. Ne scions pas la branche sur laquelle le pays est assis. Le dynamisme économique et la création d'emplois nécessitent de la stabilité", a ajouté Charles Michel.

    Le Premier ministre réitère également le credo de son gouvernement en matière de droit de grève, qui "n'est pas absolu", et appelle au respect de la liberté de circuler et de travailler de millions de citoyens et d'étudiants qui ont besoin de se déplacer.

  • "La politique négative envers les services publics doit prendre fin"

    "On est plus que 10.000: on est 12.000. Notre signal aujourd'hui est clair: on en a assez!", a déclaré Luc Hamelinck, président de la CSC Services publics, sur le podium installé place de l'Albertine à Bruxelles.
    "La politique négative envers les services publics doit prendre fin. Charles Michel dit vouloir la concertation sociale, mais où est cette concertation?"
    "Les services publics ne sont pas une variable d'ajustement mais une source d'espoir, d'investissement, au service de toute la population", a ensuite poursuivi Eugène Ernst, secrétaire général de la CSC Enseignement. "Nous ne voulons pas que les jeunes soient obligés d'attendre avant de trouver du travail parce qu'on nous fera crever au boulot!"

    "Non monsieur Michel, non monsieur Bacquelaine, nous ne vous croyons plus. Vous êtes des menteurs!", a ajouté Eugène Ernst sous des applaudissement nourris.

    "Nous voulons une politique équitable, un travail faisable et un salaire juste", a enchaîné son homologue de l'aile flamande de la CSC Enseignement, Marianne Coopman.

    "Raboter nos pensions, c'est raboter notre salaire. On nous avait promis de ne pas diminuer le montant de nos pensions. Nous demandons aux hommes politiques du respect, et de faire ce qu'ils disent", a enfin imploré Jos Van Der Hoeven, secrétaire général de la centrale Enseignement de l'aile flamande de la CSC. Le mois de juin sera décisif pour la suite des actions syndicales, a-t-il souligné.

  • Un avenir pour la jeunesse!

    Dix organisations de jeunes, dont les Jeunes organisés et combatifs (JOC), les Jeunes FGTB ou les ACV Jongeren Brussel, affirment leur soutien aux "grévistes des services publics". "Nous voulons un avenir pour la jeunesse ! C'est pourquoi, nous, organisations de jeunesse progressistes et engagées, tenons à apporter toute notre solidarité" aux grévistes.
    "Nous savons que les travailleurs des écoles et des universités où nous étudions, des hôpitaux qui garantissent notre santé, des administrations qui s'occupent de nos routes ou de nos déchets ne peuvent continuer à subir des coupes budgétaires et la dégradation de leurs conditions de travail", soulignent les organisations dans leur communiqué.

  • La situation des bus TEC

    Le réseau des bus wallons restait fort perturbé à 14h00, à la suite de la manifestation nationale des services publics. Aucun bus n'est sorti des dépôts du Tec Liège-Verviers. Il est toutefois possible que les lignes assurées par des sociétés privées circulent, même si des perturbations ne sont pas à exclure.

    Dans le Hainaut, près de 20% des services sont assurés et 100% des lignes de bus sous-traitées circulent. A Charleroi, 15% des bus sont sortis du dépôt de Jumet et 4% du dépôt de Genson. Seule la ligne de métro 3 roule, une fois toutes les demi-heures. 
    • Dans le Brabant wallon, 68% des lignes sont impactées et 56% des bus circulent.
    • A Namur, 40% des services sont assurés.
    • 85% des bus roulent dans la province du Luxembourg.

    Stéphane Thiery, le directeur marketing TEC, souligne que les 900 circuits de transport scolaire vers l'enseignement ordinaire et spécialisé sont tous assurés. La situation devrait être semblable mercredi, le groupe Tec invite les voyageurs à prendre leurs dispositions pour tout déplacement prévu.

  • "Nous serons tous perdants"

    Dans une lettre ouverte à l'attention des grévistes, l'administrateur délégué de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) dit comprendre les inquiétudes des travailleurs en grève, mais pas la méthode actuellement usée par les syndicats pour faire entendre leur voix.

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    Pour lui, l'impasse dans laquelle sont actuellement plongées bon nombre de négociations - notamment à la SNCB et dans les prisons - n'aura qu'une conséquence: "nous serons tous perdants".

    Pieter Timmermans invite les partenaires sociaux du niveau fédéral et des instances régionales à se rencontrer simultanément et à dresser une liste des questions qu'ils souhaiteraient poser aux autorités, afin de "dissiper par mal d'imprécisions et de mauvaises interprétations".

  • La manifestation se clôture dans le calme au Mont des arts

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    La manifestation se clôture dans le calme au Mont des arts à Bruxelles. Les manifestants se dispersent et regagnent les bus à proximité de la place de l'Albertine. Quelques cheminots continuent tout de même de prononcer, dans le calme, leurs slogans, tels que "De l'argent il y en a mais il est au Panama".
    Le syndicat chrétien CSC parle de "succès" et revendique 12.000 manifestants à Bruxelles, contre 7.500 personnes selon le comptage officiel de la police de Bruxelles-Capitale/Ixelles.

  • Paul Magnette reçoit des manifestants namurois

    Environ 300 à 350 manifestants de la CGSP ont défilé mardi matin dans les rues de Namur pour arriver jusqu'à l'Elysette à Jambes, où une délégation a été reçue par le ministre-président du gouvernement wallon, Paul Magnette. La manifestation s'est disloquée aux alentours de 12h30. Un seul incident est à déplorer: des anarchistes s'en sont pris à des cheminots de la manifestation.

  • Crombez appelle à l'arrêt des grèves et à une écoute de la part du gouvernement

    Le président du sp.a, John Crombez, lance un appel aux syndicats à suspendre les grèves sauvages, et au gouvernement à recommencer à écouter "vraiment" les préoccupations des travailleurs. "Des ministres qui écoutent, envisagent sérieusement des alternatives, et si nécessaire reviennent sur des choix établis; des membres des syndicats qui épuisent d'abord des instruments de concertation avant d'envisager de partir en grève... Accordez une pause aux gens, a écrit le président du sp.a dans une carte blanche publiée sur la page internet du journal 'Het Laaste Nieuws'.

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    Pour John Crombez, on a abouti au cours des dernières semaines à une impasse dont personne ne sort grandi. Une majorité de Flamands considère qu'elle n'est pas entendue et que les efforts ne sont pas partagés équitablement. Mais une majorité en a également assez des grèves sauvages, sans préavis, estime le président du sp.a.

    "Peut-être que beaucoup de gens ont cru en l'idée que chacun devrait produire un effort pour avoir un mieux par la suite. Les gens veulent des réformes et faire un effort pour un avenir meilleur. Mais deux ans plus tard et quelques fuites de dossiers frauduleux plus loin, il y a peu de résultat. Le budget ne tient pas la route. Les gouvernements doivent à nouveau se mettre à la recherche de milliards. Les chiffres économiques démontrent aussi que cette politique ne marche pas", a dit John Crombez.

    Pour lui, il est parfaitement possible d'intercaler une pause de calme en ces temps difficiles. "Et plus de surenchère. Pour redonner du calme de la sécurité et des perspectives aux gens, le respect mutuel est nécessaire".

  • Le courrier? Très perturbé

    L'impact de la journée d'actions au sein des services publics sur la distribution du courrier est très important en Wallonie alors qu'il est bien moindre au nord du pays, selon bpost. Les journaux ont toutefois bien été distribués durant la matinée. La très grande majorité des bureaux de poste sont quant à eux ouverts.

    En Wallonie, des piquets de grève ont été installés aux centres de tri de Charleroi et de Liège. La distribution du courrier est dès lors très perturbée au sud du pays.

  • Un cortège à Wavre

    A Wavre, le cortège emmené par les pompiers a démarré. Il est en route vers la caserne depuis le centre de la commune, avec quelque 350 manifestants. Cinq cars ont été affrétés. Toutes les professions sont représentées: personnel hospitalier, services de secours, police, administrations, enseignants, Bruxelles propreté...

    ©N. Bamps

     

    ©Nathalie Bamps

  • Et pendant ce temps à Gand

    Des militants du syndicat socialiste flamand ACOD se sont, eux, rassemblés pour manifester sur la place Vrijdagmarkt à Gand. Banderoles et drapeaux déployés, les militants du rail ont fait le déplacement en nombre. Des représentants du monde enseignant et de la poste, issus de toutes les provinces flamandes, sont également présents.

    Le syndicat socialiste attend quelque 1.000 personnes.    

    Quelques pétards retentissent de temps à autre mais le rassemblement se déroule cependant dans le calme. Des familles avec enfants se sont également jointes au mouvement.

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  • Au moins 7.500 manifestants

    Selon les premières estimations de la police, quelque 7.500 travailleurs du service public ont pris part à la manifestation. Le syndicat chrétien avait indiqué attendre 10.000 personnes à Bruxelles. Il en revendique au final 12.000.

  • Un cortège de quelques milliers de manifestants s'élance

    Un cortège de quelques milliers de militants syndicaux, habillés de vert pour la plupart, a pris le départ de la manifestation peu après 11h00 boulevard Albert II. Les militants de la CSC, issus de tout le pays, composent l'essentiel du cortège. La CSC Services publics et la CSC Enseignement constituent les plus grosses délégations.
    La CSC Transcom est également présente, de même que le syndicat policier SNPS et des pompiers habillés en tenue de travail. Quelques militants de la CGSP prennent aussi part à la manifestation mais la plupart semblent avoir privilégié les actions en Wallonie.
    "Assez/Genoeg!" est le principal slogan brandi par les manifestants. "Combattre pour nos droits", "Moins de pension? Plus de salaire", peut-on également lire. Des pétards sont régulièrement actionnés.

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  • L'activité au port pétrolier de Wandre résiste

    Une centaine de manifestants ont pris position mardi peu avant 06h00 devant le port pétrolier de Wandre (province de Liège). Le blocage des différents accès du site est "partiel", a précisé Olivier Neirynck, directeur technique de Brafco (la Fédération belge des négociants en combustibles et carburants). "Par contre, les camions-citernes peuvent entrer dans le dépôt Total. Pour l'instant, la situation est moins pénalisante par rapport à celle du mois d'avril avec les manifestations contre la taxe kilométrique."

     "Si cela devait s'aggraver et donc bloquer toute l'activité du port pétrolier de Wandre, la réaction des compagnies pétrolières ne se ferait pas attendre", assure Olivier Neirynck. "Elles se tourneraient vers la Justice."

  • Quelques écoles en grève à Bruxelles et Liège

    La mobilisation du personnel est variable, mardi, dans le secteur de l'enseignement. Quelques écoles à Liège et Bruxelles sont en grève, affirme le président de la CGSP enseignement Pascal Chardome. Le mot d'ordre n'est toutefois pas de fermer les écoles. "Il y a toujours un dispositif d'accueil des élèves", précise-t-il.

    Les cours sont ainsi perturbés en raison de l'absence des enseignants qui participent à la manifestation. "Il y a peu d'écoles qui fonctionnent normalement aujourd'hui. On peut également supposer que les élèves ne sont pas nombreux dans les classes en raison des perturbations dans les transports publics".

    Une situation que l'on confirme au SLFP. "Le taux d'absentéisme des élèves est important", indique Guy Larondelle. La plupart des enseignants affiliés au syndicat sont cependant présents pour assurer les cours.

    Du côté de la CSC, qui a prévu des cars pour acheminer les manifestants jusqu'à Bruxelles, la mobilisation est variable. "Les cars ont été très vite remplis à Mons, La Louvière et Liège", précise le secrétaire général de la CSC-Enseignement, Eugène Ernst.

    Le Setca n'était, pour sa part, pas encore en mesure mardi matin d'évaluer l'ampleur de la mobilisation.

  • Préavis de grève sur le rail jusque... vendredi!

    La CGSP Cheminots a déposé un préavis de grève sur le rail pour mercredi, jeudi et vendredi. Une réunion avec HR Rail, l'employeur juridique du personnel de la SNCB et d'Infrabel, est toujours bien prévue mercredi à 08h00. Le personnel proteste notamment contre un changement dans le calcul de ses jours de crédit, sorte de jours de récupération. "C'est la goutte qui a fait déborder le vase mais notre mobilisation dépasse cette revendication", précise Philippe Dubois, secrétaire permanent de la CGSP Cheminots pour Bruxelles.

    Pour rappel, voici les raisons de cette grève sauvage lancée mercredi dernier.

    Le problème

    Les jours de crédit sont une compensation pour les heures de travail supplémentaires des cheminots. Ils remontent à 1996. Il avait alors été convenu entre direction et syndicats de la SNCB que les cheminots travailleraient 38 ou 40 h, mais ne seraient payés que 36 h (avec une perte de salaire de 1,65%). Les heures non rémunérées étant compensées par les fameux 13 jours de crédit qui ne sont autres que des jours de récupération. Ces jours viennent s'ajouter aux 24 jours de congés légaux des agents de la SNCB. Le problème: même le cheminot qui ne travaille pas (congé ou maladie) bénéficie toujours des jours de crédit. C'est cette "anomalie" que la direction veut corriger en supprimant un jour de crédit après 18 jours d'absence. Mais quid de la perte de salaire acceptée par les cheminots en 1996?

    Trafic des trains fortement perturbé

  • Légères perturbations du trafic Thalys

    Le trafic des trains à grande vitesse Thalys se déroule comme prévu, indique Eva Mertens, responsable communication de Thalys. Tous les trains entre Paris et l'Allemagne sont supprimés ainsi qu'un train entre Bruxelles et Paris (de 17h43) et deux trains entre Paris et Bruxelles (7h46 et 15h50). Le reste du réseau est desservi normalement, précise Eva Mertens.

    Ces perturbations étaient prévues par la société depuis vendredi dernier. Le trafic international est perturbé par la manifestation nationale en Belgique pour réclamer des services publics forts, à laquelle s'ajoute un mot d'ordre de grève sur le rail belge décrété par la CGSP.

    Le trafic des Thalys restera perturbé ces prochains jours en raison d'actions de grève prévues en France.

  • Pas de perturbations chez Belgocontrol, situation normale dans les aéroports

    Les contrôleurs aériens assurent leur service normalement. "Nous n'observons aucune perturbation pour le moment", a affirmé le porte-parole de Belgocontrol, Dominique Dehaene, vers 08h30. La situation était également normale dans les aéroports de Zaventem, Liège et Charleroi.
     Lundi, le syndicat libéral SLFP-VSOA avait déjà indiqué que les aiguilleurs du ciel ne participeraient pas aux actions dans les services publics. "Aucun préavis de grève n'a été déposé", avait précisé son secrétaire Lennert Mervilde.
    Les activités aéroportuaires se déroulent par ailleurs normalement. A Zaventem, Liège et Charleroi, le personnel assure le service comme d'habitude, ont confirmé les trois aéroports.

  • Bart De Wever parle d'un discours syndical "mensonger"

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    Le président de la N-VA, Bart De Wever encourage le gouvernement à poursuivre ses réformes. " Nous ne pouvons pas nous laisser influencer par la protestation de la rue qui n’offre aucune alternative."

    Certes, Bart De Wever indiquait ce mardi matin sur les ondes de Radio1 comprendre les actions sociales. " Ces réformes sont nécessaires  pour préserver notre sécurité sociale. Le gouvernement agit cependant actuellement sur tous les fronts en même temps. Je comprends que cela provoque une certaine résistance."

    Il déplore toutefois le discours des syndicats. “Dire que certains grands groupes ne participent pas à l’effort est inexacte. Le revenu des ouvriers a augmenté grâce aux mesures. Il y a eu beaucoup de progrès fait l’an dernier pour les travailleurs. "

    Il qualifie donc le message véhiculé par les syndicats de " mensonge ou demi vérité ". " Personne ne recevra une pension moindre. Nous devrons certes travailler plus longtemps pour gagner notre pension. Si nous ne faisons rien, il arrivera dans le futur un moment où on ne pourra plus verser de pension. C’est une certitude mathématique."

    Bart De Wever est aussi revenu sur les propos de Marc Goblet (FGTB) souhaitant le départ du gouvenement. " Le PS et le syndicat FGTB, c’est la même chose. Des gens à la FGTB disent vouloir le départ du gouvernement. N’a-t-on dès lors pas une grève politique ? Les leaders syndicaux touchent les gens avec leurs formulations. "

  • Pendant ce temps, chez Charles Michel...

    Pour l'heure, pas un chat à Wavre dans la commune du Premier ministre Charles Michel. Une poignée de policiers (ils sont 3 actuellement) attendent entre 300 et 500 personnes qui ont prévu de clamer leur colère.

  • Des bouchons?

    Le trafic en temps réel à Bruxelles

  • Les Tec quasi paralysés

    Le réseau de bus TEC est presque totalement paralysé en Wallonie, seul le Hainaut occidental est relativement épargné.
    •    En région liégeoise, les lignes de bus ne sont pas desservies. Aucun bus n'est sorti des dépôts du TEC Liège-Verviers. Seules quelques lignes assurées par les sociétés privées pour le compte du TEC Liège-Verviers circulent.
    •    A Charleroi, aucun bus ne circule. Seuls 20% des bus sont sortis du seul dépôt ouvert, à Jumet, et assurent un service partiel sur 17 lignes (41, 43, 50, 51, 52, 63, 65, 66, 67, 70, 71, 75, 77, 83, 86, 170, A). Le métro est également à l'arrêt.
    •     En Brabant wallon, 32% des lignes sont assurées pour 56% des parcours, indique le TEC.
    •     En province de Namur, aucun bus n'est sorti des dépôts, tandis que seuls huit bus ont pris leur service en province de Luxembourg dans la région de Marloie (lignes 5, 10, 45 et 162C) et six à Arlon (ligne 19, 25, 80 et 80/1).
    •     En Hainaut. Sur le réseau de TEC Hainaut, plus aucun bus ne circule dans la région du centre. Quelque 27% des bus circulent à Mons, 34% à Eugies et 78% dans le Hainaut occidental, la seule région relativement épargnée de Wallonie.

  • De Lijn: ça roule peu en Flandre

    La circulation des bus De Lijn est perturbée. Les perturbations sont les plus importantes à Anvers, où moins de la moitié des bus De Lijn circule, tandis qu'un peu moins de trois quarts des conducteurs de tram ont pris les commandes de leur véhicule. Dans les régions de Malines et de Turnhout, environ trois quarts des bus assurent leur service.
    Dans le Brabant flamand, peu de chauffeurs se sont présentés à Dilbeek, par conséquent presqu'aucun bus ne roule entre Bruxelles et Ninove et entre Bruxelles et Leerbeek. La situation est similaire dans le Pajottenland.
    A Louvain, des perturbations sont observées sur les lignes qui desservent la ville et sa périphérie. En revanche, la circulation est relativement fluide dans l'ensemble de la région.
    A Grimbergen, les perturbations sont limitées, bien que certains trajets sur la ligne reliant Grimbergen et la capitale ont déjà été annulés.
    Le réseau urbain à Gand est quant à lui lourdement touché par les actions. Dans le reste de la province de Flandre orientale, un bus sur deux circule.
    Enfin dans le Limbourg et en Flandre occidentale, les problèmes se concentrent plus spécifiquement dans les villes de Genk, Hasselt et Bruges. Ailleurs, le service est assuré à environ 75%.
    La plupart des trams de la Côte circulent normalement

  • La SNCB à l'arrêt en Wallonie

    En Flandre, la moitié des trains circulent. La circulation est quasi nulle en Wallonie.

  • Grosse manifestation à partir de 9h

    Les manifestants sont attendus sur le boulevard roi Albert II dès 9h (gare du Nord). Le cortège démarrera à 11h et empruntera le boulevard du Jardin Botanique, la porte de Schaerbeek, le boulevard Bishoffsheim, le boulevard du Régent jusqu’à la porte de Namur, la rue de Namur, la place Royale, la rue Montagne de la Cour, Coudenberg et le Mont des Arts. Il se terminera place de l’Albertine.

  • Circulation des métros ralentie à Bruxelles, peu de lignes de trams et bus desservies

    Métro. Les rames de métro circulent sur les quatre lignes mais à une fréquence très faible en raison de la grève des services publics. Moins d'une dizaine de lignes de tram et de bus sont exploitées sur le réseau des transport en commun de la capitale. Sur les lignes de métro, un véhicule circule environ toutes les 15 à 20 minutes.
    Tram. Seules les lignes de tram 3, 4, 7, 51, 82, 92, 94 sont exploitées, à savoir qu'au moins la moitié des véhicules y circulent par rapport à un jour normal, indique la STIB.
    Bus. Sur les réseau des bus, seules les lignes 21, 29, 71, 78, 87, 95 sont desservies.

  • Plus de 200 kilomètres d'embouteillages peu avant 07h

    Touring Mobilis enregistre mardi peu avant 7h 204 kilomètres d'embouteillages cumulés sur les routes belges, indique l'association sur son site internet.

    La circulation en direction de Bruxelles est ralentie sur la E40 entre Tirlemont et Louvain et sur la E411 à partir de Wavre. Des ralentissements sont également enregistrés sur le ring intérieur de Bruxelles entre Ittre et Huizingen, entre Grand-Bigard et Strombeek-Bever ainsi qu'entre Wezembeek-Oppem et le carrefour Léonard et sur le ring extérieur entre Braine-l'Alleud et Waterloo-Argenteuil. Le ring de Hal ainsi que la E19 entre Feluy et Nivelles sont également encombrés.

  • Les administrations publiques

    Les actions de grève seront suivies dans les principales administrations, que ce soit au niveau fédéral (le SPF Finances sera fortement impacté), les administrations régionales (une rencontre est d'ailleurs prévue entre syndicats et le gouvernement... wallon "pour faire le point sur les dossiers spécifiques") et les administrations communales.


  • Les hôpitaux

    Le secteur des soins de santé assurera le service minimum, mais l'organisation des hôpitaux sera perturbée par les affiliés qui se rendront à la manifestation.


  • Les écoles

    Dans le secteur de l'enseignement, les choses sont déjà plus floues. Les syndicats enseignants n'ont pas appelé à la grève, mais couvriront tous les enseignants qui se rendent à la manifestation. "La situation sera donc très variable d'une école à l'autre", explique Eugène Ernst, le secrétaire général de la CSC-enseignement.

    La semaine dernière, Pascal Chardome, son collègue de la CGSP, avait déjà estimé qu'il était "insensé" de faire grève en pleine période d'examen. Le leader syndical évoquait néanmoins le problème des actions "au finish" réclamées par la CGSP wallonne.

    Il faudra donc bel et bien s'attendre à des perturbations dans les écoles, mais au cas par cas. Les directions d'écoles sont théoriquement censées informer les parents des actions menées dans leurs murs. "Vu le laps de temps très court prévu pour la mobilisation, nous n'avons pas su faire le recensement des écoles qui seraient bloquées", explique encore Eugène Ernst.

  • Les transports publics

    Tous les transports publics (train, tram bus, métro), partout dans le pays, seront en grève. Aucun train ne circule en Wallonie, ainsi que depuis Bruxelles vers la Wallonie et inversement. "Même s'il y a du personnel présent, il n'y en a pas suffisamment pour tous les postes pour faire circuler les trains", explique la porte-parole.

    Le trafic est aussi largement perturbé en Flandre où environ 30 à 40% de la circulation est assurée un peu partout dans cette portion du pays.

    En région liégeoise, les lignes de bus ne sont pas desservies. "Aucun bus ne circule depuis aucun dépôt", informe Carine Zanella du TEC Liège-Verviers. "Des piquets entravent la sortie des dépôts", précise-t-elle.
    Des dizaines de bus ont été supprimés à Charleroi depuis 05h00, indique le compte Twitter du TEC Charleroi.

    En Brabant wallon, environ un tiers des lignes du TEC est opérationnel.

    En province de Namur, aucun bus n'est sorti des dépôts, tandis que seuls huit bus ont pris leur service en province de Luxembourg.

  • La CGSP a lancé un appel à la grève dans toute la Wallonie

     Une partie de la Belgique part donc en grève. Une partie seulement: les services publics. Et pas partout: les actions ne seront pas suivies de la même manière au nord et au sud du pays. Ni entre syndicats.

    La CGSP a lancé un appel à la grève dans toute la Wallonie. Les autres sont plus flous: ils invitent à la manifestation nationale des services publics (10.000 personnes sont attendues à Bruxelles par la CSC), mais ne lancent pas de mot d'ordre de grève générale à proprement parler (les fonctionnaires qui seront à la manif seront bel et bien en grève, mais pas nécessairement les autres). Pas facile donc d'avoir un aperçu clair de ce qui sera bloqué (ou pas) ce mardi.

    La CGSP a lancé un appel pour toute la Wallonie. ©Photo News

  • Bonjour à tous et à toutes

    Bienvenue dans ce suivi en LIVE de la situation dans le pays ce mardi 31 mai, marqué par des "actions du secteur public" (lisez: manifestation et grèves....).

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