"Pas touche aux travailleurs, allocataires sociaux et à l'index"

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Pour le secrétaire général de la FGTB, Marc Goblet, il serait "inacceptable" pour la FGTB que le gouvernement fédéral s'en prenne aux travailleurs ou aux allocataires sociaux dans le cadre de ses travaux budgétaires.

Marc Goblet est bien de retour aux affaires pour la FGTB et ça s'entend. Le secrétaire général du syndicat socialiste a profité de la publication de l'édition 2016 du baromètre socio-économique de la FGTB pour envoyer un message clair en direction du Fédéral: il est hors de question de faire payer les travailleurs.

"Ce serait inacceptable pour nous que l'on s'en prenne uniquement aux travailleurs et aux allocataires sociaux en faisant des coupes sombres dans la sécurité sociale ou par de nouvelles manipulations de l'index."
Marc Goblet
Secrétaire général de la FGTB

Au rayon des solution pour sortir de l'ornière budgétaire, Marc Goblet pointe la fiscalité. Selon lui, "ce qu'il faut, c'est une fiscalité plus juste", notamment en mettant à contribution le capital. Au sujet du trou budgétaire, plus important que prévu, le responsable syndical a constaté "un grand problème au point de vue des estimations" faites par le gouvernement, évoquant au passage "une gestion à la petite semaine".

Selon les calculs de la FGTB, diverses mesures décidées ces derniers mois par le fédéral, comme la diminution du taux des cotisations patronales (2,6 milliards) ou l'exonération de cotisations patronales à vie lors de l'engagement d'un premier travailleur (450 millions), ont entraîné une baisse de recettes de quelque 3,1 milliards d'euros pour la sécurité sociale.

Alors que les discussions patinent au sein du Groupe des 10 dans plusieurs dossiers, comme la problématique du "travail faisable" chère à Kris Peeters ou la réforme de la loi de 1996 sur la préservation de la compétitivité et la formation des salaires, Marc Goblet a par ailleurs déploré lundi l'absence de réaction du gouvernement fédéral. "Un gouvernement digne de ce nom devrait prendre l'initiative pour voir comment aboutir à des solutions", juge encore Marc Goblet, déplorant au passage que le gouvernement se serve des dossiers sécuritaires "comme moyen d'éviter tous les autres débats".

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