A la frontière nord-coréenne, les USA n'excluent aucune option

Au lendemain d'un tir raté de missile de Pyongyang, le vice-président américain est arrivé dans une base militaire américaine en Corée du Sud, à proximité de la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. ©Bloomberg

Le vice-président américain, Mike Pence, a souligné la fin de la politique de "patience stratégique" des Etats-Unis à l'égard de Pyongyang lors d'une visite dans la zone démilitarisée séparant les deux Corées.

Au lendemain d'un tir raté de missile de Pyongyang, le vice-président américain est arrivé ce lundi matin en hélicoptère dans une base militaire américaine en Corée du Sud, à proximité de la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.

Mike Pence a affirmé que "toutes les options" étaient "sur la table" pour régler le dossier nord-coréen, lors de cette visite très symbolique.

"Il y a eu une période de patience stratégique mais cette ère de patience stratégique est finie", a lancé Mike Pence ©EPA

→ La visite du vice-président américain sur l'une des frontières les plus militarisées au monde avait pour but de marquer le changement de politique américaine vis-à-vis de Pyongyang, après des années d'essais balistiques et nucléaires en violation de toutes les résolutions internationales.

Pence était arrivé dimanche en Corée du Sud, au moment où de nombreux experts redoutent un sixième essai nucléaire nord-coréen, et au lendemain d'un gigantesque défilé militaire à Pyongyang, au cours duquel le régime nord-coréen pourrait avoir présenté des missiles intercontinentaux.

 

• Les tensions sont extrêmes, de part et d'autre

Cette visite intervient dans un contexte de très fortes tensions sur la péninsule, où les Etats-Unis ont décidé d'envoyer un groupe aéronaval.

Le contexte

→ Les tensions ont augmenté ces derniers mois, les essais balistiques nord-coréens, interdits par la communauté internationale, entraînant des avertissements de plus en plus menaçants de Washington, qui eux-mêmes ont encore un peu plus enflammé la rhétorique nord-coréenne.

→ Le nouveau et inexpérimenté président américain Donald Trump a plusieurs fois affirmé qu'il ne laisserait pas la Corée du Nord mettre au point un missile intercontinental susceptible de porter le feu nucléaire sur le sol américain. Or Pyongyang justifie son programme nucléaire par la menace américaine.

→ Mais Trump s'est également dit prêt à régler seul la question nucléaire nord-coréenne si Pékin ne parvenait pas à faire rentrer son turbulent allié dans le rang.

Washington veut parvenir à la sécurité "au travers de moyens pacifiques, grâce à la négociation", a assuré  Pence lors de sa première visite en Corée du Sud.

"Mais toutes les options sont sur la table et nous demeurons au côté des Sud-Coréens", a-t-il complété alors qu'il était  au village frontalier de Panmunjom, où avait été signé le cessez-le-feu de 1953.

Il s'exprimait à Freedom House, un des bâtiments situé à quelques mètres d'une démarcation qu'il a qualifiée de "frontière de la liberté". Il a affirmé que la relation entre Séoul et Washington était "à toute épreuve et inaltérable".

"Le message du peuple des Etats-Unis d'Amérique est que nous recherchons la paix, mais l'Amérique a toujours cherché à parvenir à la paix en s'appuyant sur la puissance, et mon message aujourd'hui, alors que je me tiens avec les forces américaines en Corée, avec les militaires courageux de la République de Corée, est un message de détermination", a-t-il dit, en soulignant que les Nord-Coréens ne devaient "pas se méprendre sur la détermination des Etats-Unis."

"L'ère de la patience stratégique est révolue"

 

©REUTERS

C'est depuis Sinpo, sur la côte est, que la Corée du Nord a tiré dimanche son dernier missile, qui a vraisemblablement explosé quelques secondes seulement après son lancement.

Ce tir nord-coréen est survenu au lendemain d'une vaste parade militaire célébrant le 105e anniversaire de la naissance du fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Il-Sung.

Le numéro 2 du régime nord-coréen, Choe Ryong-Hae, avait promis samedi que son pays était "prêt à répliquer à toute attaque nucléaire par une attaque nucléaire à sa façon".

Pence doit rencontrer lundi le président en exercice sud-coréen Hwang Kyo-Ahn pour des discussions centrées sur l'armement nord-coréen et un programme controversé de défense antimissiles américain baptisé THAAD.

©REUTERS

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