La Corée du Nord tire un missile capable de frapper partout aux USA

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La Corée du Nord a testé avec succès un nouveau type de missile balistique intercontinental, le Hwasong-15, susceptible d'atteindre les Etats-Unis en tous points de leur territoire.

La Corée du Nord a procédé ce mardi vers 19h30 (heure belge) à un nouveau tir de missile balistique. Le missile a été tiré vers l'est depuis la province du sud Pyongan. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a ensuite déclaré que son pays était devenu un Etat nucléaire à part entière après avoir testé avec succès un nouveau type de missile capable de frapper n'importe où sur le continent américain.

Un tel missile aurait un rayon d'action suffisant pour atteindre Washington D.C. (la capitale fédérale américaine) et en fait n'importe quelle partie des Etats-Unis continentaux.
David Wright
Expert en contrôle des armements

Le gouvernement américain a précisé que le missile a parcouru 1.000 kilomètres avant de s'abîmer en mer du Japon, comme annoncé par le ministère de la Défense japonais. Selon les premières évaluations, le Pentagone qualifie l'engin de missile intercontinental.

La présentatrice favorite du régime nord-coréen, Ri Chun-Hee, est apparue à la télévision officielle pour annoncer ce succès:

"Kim Jong-Un a déclaré avec fierté que nous avons finalement réalisé notre grande cause historique, l'achèvement d'une force nucléaire d'Etat, la mise au point d'une puissance balistique. (...) Le grand succès de l'essai de l'ICBM Hwasong-15 est une victoire qui n'a pas de prix, remportée par le grand peuple héroïque."

La presse officielle a parlé de l'arme la plus sophistiquée à ce jour: "le système d'armes de type ICBM Hwasong-15 est un missile intercontinental équipé d'une ogive lourde extra-large capable de frapper la totalité du continent américain."

→ Ce tir, le premier depuis le 15 septembre, anéantit les espoirs que la Corée du Nord ait observé une pause dans l'objectif d'ouvrir la porte à une solution négociée à la crise posée par ses programmes nucléaire et balistique.

"On va s'en occuper"

Le président américain a soutenu que son administration ne dévierait pas de sa ligne des "pressions maximum" destinées à limiter les ambitions nucléaires de Pyongyang grâce au durcissement des sanctions, parallèlement à des menaces de représailles massives en cas d'attaque. Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a souligné quant à lui que les "options diplomatiques" restaient "sur la table, pour l'instant".

Mais les voisins immédiats de la Corée du Nord se sont montrés beaucoup moins mesurés, le Premier ministre japonais Shinzo Abe évoquant un "acte violent" qui "ne peut pas être toléré", le président sud-coréen Moon Jae-In condamnant l'attitude "irresponsable" de Pyongyang.

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