Macron veut accentuer la pression sur la Corée du Nord

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En contact avec Donald Trump et Shinzo Abe, Emmanuel Macron a voulu rassurer sur le soutien de l'Elysée face à la Corée du Nord. Le président français veut se montrer ferme et souhaite renforcer la politique de sanctions vis-à-vis de Pyongyang.

Emmanuel Macron a parlé ce samedi avec son homologue américain, Donald Trump, et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, de "la nécessité d'une réaction unie et ferme face aux provocations répétées" de la Corée du Nord, a dit la présidence française.

"La priorité est d'accentuer la pression sur Pyongyang par le renforcement des sanctions"
Emmanuel Macron

Le régime de Pyongyang a multiplié ces derniers mois les tirs de missiles balistiques et les essais nucléaires, au mépris des interdits de la communauté internationale. Ces "provocations" constituent "une menace pour la paix et la sécurité internationale", souligne l'Elysée.

Emmanuel Macron a évoqué avec Donald Trump et Shinzo Abe "la priorité d'accentuer la pression sur Pyongyang par le renforcement des sanctions", ajoute-t-on de même source.

Le président français a donc été dans le sens des Nations Unies et des États-Unis, qui publiaient cette semaine aux membres du Conseil de sécurité ces propositions de sanctions: 

  • 1. Obtenir un embargo sur le pétrole à destination de la Corée du Nord
  • 2. Empêcher les exportations de textile nord-coréen 
  • 3. Geler les avoirs contrôlés directement ou indirectement par Kim Jong-Un
  • 4. Arrêter le financement des expatriés nord-coréens dans le monde en refusant de les engager et de les rémunérer
  • 5. Fermer les joint-ventures et coopérations commerciales existantes avec la Corée du Nord
  • 6. Autoriser les Etats membres de l'ONU d'inspecter tout navire en haute mer soupçonné de contrevenir aux résolutions de l'organisation

Menace mondiale, réponse mondiale

Dans la foulée, le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a dénoncé ce dimanche la multiplication des essais nucléaires et de missiles balistiques de la Corée du Nord, "une menace mondiale" qui requiert une "réponse mondiale".

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"L'attitude inconsidérée de la Corée du Nord est une menace mondiale qui requiert une réponse mondiale, ce qui inclut bien entendu l'Otan", a déclaré Stoltenberg dans l'émission politique dominicale The Andrew Marr Show, sur la BBC. "Nous demandons à la Corée du Nord d'abandonner ses programmes nucléaires, ses programmes de missiles et de s'abstenir de procéder à d'autres essais, car il s'agit d'une violation flagrante de plusieurs résolutions de l'Onu sur la sécurité et d'une menace pour la paix et la stabilité", a-t-il ajouté.

Interrogé pour savoir si une attaque nord-coréenne contre le territoire américain de Guam (Pacifique) tomberait sous le coup de l'article 5 du traité de l'Otan, qui veut qu'une attaque contre un des pays membres de l'alliance est considérée comme une attaque contre tous, Stoltenberg a refusé de "spéculer" sur ces considérations. "Ce que je dirais, c'est que nous nous concentrons maintenant entièrement sur la manière dont nous pouvons contribuer à une solution pacifique au conflit", a-t-il dit.

Le Conseil de sécurité de l'Onu est appelé par Washington à se prononcer lundi sur de nouvelles sanctions sévères contre la Corée du Nord, accusée de menacer la paix avec ses programmes d'armement nucléaire et conventionnel. 

Une solution diplomatique?

L'Allemagne est favorable à une solution diplomatique pour mettre fin au programme nucléaire d'armement de la Corée du Nord, a indiqué la chancelière Angela Merkel ce dimanche, citant comme exemple les pourparlers avec l'Iran qui avaient abouti à un accord en 2015. 

"Je dirais oui immédiatement s'il était demandé à l'Allemagne de participer à des discussions", a déclaré Mme Merkel dans les colonnes de l'hebdomadaire allemand Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.

Les déclarations d'Angela Merkel interviennent à la veille d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, appelé par Washington à se prononcer sur de nouvelles sanctions sévères contre la Corée du Nord, qui a mené début septembre son sixième essai nucléaire.

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