Nouveau tir de missile par la Corée du Nord

La Corée du Nord avait déjà lancé début juillet un missile balistique. ©EPA

Malgré un renforcement des sanctions internationales, la Corée du Nord continue ses essais balistiques.

La Corée du Nord a procédé vendredi à un nouveau tir de missile balistique, ont annoncé les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud, une nouvelle escalade dans la crise internationale avec le régime communiste. Le Pentagone a été le premier à "confirmer avoir détecté le lancement d'un missile balistique à partir de la Corée du Nord" qui aurait parcouru 1.000 kilomètres avant de tomber dans les eaux de la mer du Japon. Il s'agit donc bien d'un missile intercontinental. 

"Les Etats-Unis à portée de tir", affirme Kim Jong-Un

Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-Un, a affirmé que le test de missile intercontinental mettait désormais tout le territoire des Etats-Unis à portée d'une frappe de Pyongyang, a rapporté samedi l'agence officielle nord-coréenne KCNA. Kim Jong-Un a déclaré que le test a démontré la capacité de la Corée du nord à déclencher un tir "n'importe où et n'importe quand", selon l'agence, qui ajoute que "le leader (Kim Jong-Un) a déclaré fièrement que le test confirmait aussi que le territoire continental des Etats-Unis est à notre portée de tir".


Ce lancement survient un mois à peine après le premier test réussi par Pyongyang d'un missile balistique intercontinental (ICBM) susceptible d'atteindre le nord-ouest des Etats-Unis, en particulier l'Alaska. Ce succès technologique, réalisé le 4 juillet, jour de la fête d'indépendance des Etats-Unis, rapproche le régime communiste de son objectif: être en mesure de menacer le territoire continental américain du feu nucléaire.

Le dirigeant de la Corée du Nord Kim Jong-Un veut menacer le territoire américain. ©REUTERS

Des responsables américains avaient repéré ces derniers jours des préparatifs pour un nouveau lancement d'engin balistique. Un cadre du Pentagone avait même prévu ce tir le 27 juillet, date de l'armistice dans la guerre entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.

Japon et Corée du Sud dénoncent

Du côté du Japon, l'un des pays les plus exposés à la menace nord-coréenne, le Premier ministre Shinzo Abe a confirmé "avoir reçu des informations préliminaires sur un nouveau lancement de missile balistique nord-coréen". Son porte-parole a par la suite indiqué que le "missile balistique lancé depuis la Corée du Nord avait volé pendant 45 minutes et était tombé dans notre EEZ (zone économique exclusive, ndlr), en mer du Japon". Il n'y a pas eu, d'après ce porte-parole japonais, de "dégâts infligés à des bateaux ou à des avions". M. Abe a annoncé une réunion de son conseil de sécurité nationale.

Les forces armées de la Corée du Sud ont également confirmé ce qui "semble être un missile balistique tiré par la Corée du Nord vendredi soir", selon l'agence Yonhap. Le président sud-coréen Moon Jae-In a lui aussi convoqué une réunion d'urgence de son équipe de sécurité nationale, selon l'agence de presse.

Jusqu'ici la stratégie des Etats-Unis - qu'il s'agisse de l'administration de Donald Trump ou de celle de Barack Obama - n'a pas porté ses fruits: malgré un renforcement des sanctions internationales à l'ONU et des pressions sur la Chine, principale alliée de la Corée du Nord, le régime du dirigeant Kim Jong-Un a poursuivi ses programmes militaires balistique et nucléaire. Aux Nations unies, l'ambassadrice américaine Nikki Haley a fait état cette semaine de progrès avec Pékin pour imposer de nouvelles sanctions "assez dures" contre Pyongyang. 

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