Toujours plus sévère face à la Corée du Nord

©AFP

Le Conseil de sécurité a adopté à l'unanimité les nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, en s'attaquant au pétrole et à la question des travailleurs nord-coréens à l'étranger.

Le Conseil de sécurité a donné son feu vert à une résolution proposée jeudi par les Etats-Unis qui vise à durcir les sanctions à l'égard de la Corée du Nord.

Il a donc été décidé:

• d'interdire 90% les exportations vers la Corée du Nord de pétrole raffiné, crucial à ses programmes de missiles et nucléaire, et de les plafonner à 500.000 barils par an.
• d'interdire les exportations de matériel industriel, de machines-outils, de véhicules de transport et de métaux industriels.
• de
 renvoyer dans leur pays (endéans 24 mois) des Nord-Coréens envoyés travailler à l'étranger pour rapporter des devises au régime de Kim Jong-Un.

La décision a été prise à l'unanimité grâce au soutien de la Chine qui se montre parfois frileux face à sa voisine.

Il s'agit du neuvième train de sanctions onusiennes particulièrement drastiques, dont les trois derniers ont été adoptés sous l'impulsion des Américains après des essais de missiles et un test nucléaire menés par la Corée du Nord. Depuis septembre 2016, elle a mené un essai nucléaire --son sixième-- et plusieurs tirs de missiles interdits par les Nations unies.

Cette initiative intervient alors que ni les Etats-Unis, ni la Corée du Nord ne montrent des velléités d'engager des pourparlers pour mettre fin à la crise sur la péninsule coréenne.

Le gangster Trump

La Corée du Nord a par ailleurs montré les dents face au rapport de la Maison Blanche sur la stratégie de sécurité nationale, quelques heures avant la vote à l'ONU. Ce rapport "est un produit typique de l'arrogance de style yankee, recherchant une totale subordination du monde entier aux intérêts des Etats-Unis", a déclaré à l'agence officielle KCNA un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères. "C'est également un document criminel qui reflète clairement la nature de gangster de Trump qui aime semer le trouble", a ajouté le porte-parole. 

La Chine et la Russie ont également dénoncé le caractère selon elles très agressif de ce rapport.

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