Tous les yeux seront rivés sur Trump à l'ONU

©EPA

Donald Trump fera ce mardi le discours le plus attendu de l’Assemblée générale des Nations- unies. Il en profitera sans doute pour décocher quelques flèches à l’encontre de Pyongyang.

Comme chaque année en cette deuxième partie du mois de septembre, les dirigeants de la planète se donnent rendez-vous à New York, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations-unies.

La grand-messe onusienne, dont le programme médiatique s’ouvre ce mardi avec le début des discours des chefs d’Etat et de gouvernement à la tribune de l’ONU, devrait tourner autour d’un homme: Donald Trump.

Le Président américain effectue cette semaine sa grande entrée dans le cénacle de la diplomatie mondiale.

Le Président américain effectue cette semaine sa grande entrée dans le cénacle de la diplomatie mondiale. Il doit y faire ce mardi le discours le plus attendu de toute la session. Qu’il s’agisse de voir comment le bouillonnant New-Yorkais se comportera face à la crème de la diplomatie mondiale ou comment son administration abordera les grands dossiers à l’ordre du jour, tous les yeux seront rivés sur le Président américain et sa délégation.

Corée du Nord

Trump a déjà abordé hier l’un des dossiers qui lui tient le plus à cœur concernant l’ONU: sa réforme. Mais c’est donc ce mardi qu’il s’exprimera devant ses pairs à la tribune de l’ONU. D’après la représentante permanente des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley, il devrait s’y étendre sur le cas nord-coréen.

"Nous avons épuisé toutes nos possibilités au Conseil de sécurité à ce stade-ci (au sujet de la Corée du Nord)."
Nikki Haley
Représentante permanente des usa auprès de l’ONU

Frustré devant le peu de résultats obtenus par les neuf batteries de sanctions adoptées (depuis 2006) par le Conseil de sécurité de l’ONU contre la Corée du Nord en rétorsion à ses programmes balistiques et nucléaires, Trump ne sera pas tendre. "Nous avons épuisé toutes nos possibilités au Conseil de sécurité à ce stade-ci, déclarait dimanche Haley. Il y a toute une série d’options militaires sur la table." Il devrait en être question lorsque Trump déjeunera avec les dirigeants sud-coréens et japonais jeudi.

Iran

Le Président américain, qui a soufflé le chaud et le froid sur l’accord nucléaire auquel étaient arrivés les Etats-Unis, l’Iran et cinq autres puissances mondiales en 2015, sera encouragé cette semaine à continuer à appuyer le programme lorsqu’il devra se prononcer à son sujet à la mi-octobre (devant le Congrès US).

Après avoir menacé d’en retirer les Etats-Unis, il s’est montré plus modéré, renouvelant deux fois les engagements de son pays vis-à-vis de l’accord mais tout en continuant à prétendre que Téhéran n’en respecte pas les termes. Mercredi, les hauts diplomates de toutes les parties à l’accord se retrouveront à New York pour discuter de son application.

Climat

Autre accord critiqué par Trump, mais dont il a claqué la porte en juin: l’Accord de Paris sur le climat. Il en sera question tout au long de la semaine et les délégations internationales tenteront sans doute d’y voir plus clair dans la position américaine. C’est que l’administration Trump s’est montrée ambivalente.

Dimanche, le secrétaire d’Etat Rex Tillerson laissait entendre que les Etats-Unis pourraient finalement rester dans l’accord de Paris s’ils parvenaient à obtenir "de bonnes conditions".

Dimanche, le secrétaire d’Etat Rex Tillerson laissait même entendre que les Etats-Unis pourraient finalement rester dans l’accord s’ils parvenaient à obtenir "de bonnes conditions". Ce qu’il entend par "bonnes conditions" reste flou. Mais on se souviendra que Trump avait notamment reproché à l’accord d’être néfaste à l’économie et à l’emploi US.

Belgique

Nul doute que la Belgique fera partie de ceux qui plaideront cette semaine en faveur de l’Accord de Paris. Mais l’agenda de notre délégation sera dominé par un autre dossier: la candidature de la Belgique à un siège de membre non-permanent au Conseil de sécurité en 2019 et 2020.

Le scrutin devant départager les candidats étant prévu au printemps prochain, ce sera la dernière grande occasion pour notre pays de plaider sa cause. Or, l’Allemagne et Israël lui mènent une concurrence rude pour le même siège.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content