Trump menace de "détruire totalement" la Corée du Nord

©AFP

Lors de son discours très attendu devant l'Assemblée générale de l'ONU, Donald Trump a évoqué la crise nord-coréenne qui fait trembler le monde depuis plusieurs mois. Il a ainsi menacé de "détruire totalement" le pays.

Son discours était extrêmement attendu. Et Donald Trump n'a pas déçu au moment de prendre la parole pour la première fois à l'Assemblée générale des Nations Unies ce mardi. Le président américain s'en est fermement pris à la Corée du Nord, un "régime vicieux", menaçant de "détruire totalement" ce pays en cas d'attaque de Pyongyang.

Le président américain, qui s'est exprimé pendant 41 minutes, a débuté son allocution par un panégyrique de l'Amérique qui, a-t-il répété, demeurera toujours la priorité de sa politique. Ces propos liminaires ont pu donner, dans un premier temps, le sentiment d'un discours plus adressé à ses électeurs qu'aux représentants des 193 Etats membres de l'Onu.

♦ La Corée du Nord

L'ambassadeur nord-coréen à l'ONU Ja Song Nam quitte son siège avant l'arrivée du président américain. ©REUTERS

Très attendu sur la question du programme nucléaire nord-coréen, Trump a rapidement changé de ton et de registre dès qu'il a évoqué le sujet. "Les Etats-Unis ont une grande force et une grande patience, mais, s'ils sont contraints de se défendre, nous n'auront pas d'autre choix que de détruire totalement la Corée du Nord", a-t-il déclaré. Qualifiant Kim Jong-un de "rocket man", comme il l'avait fait récemment sur Twitter, Donald Trump a affirmé que le dirigeant nord-coréen "courait à sa perte et à celle de son régime".

Il a alors appelé la communauté internationale à coopérer pour isoler le régime communiste jusqu'à ce qu'il cesse d'avoir une attitude "hostile". Les programmes balistique et nucléaire menés par le gouvernement nord-coréen, en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu, "menacent l'ensemble du monde avec un coût inimaginable en vies humaines", a-t-il affirmé.

Dans une attaque à peine voilée adressée à la Chine, principal partenaire économique et commercial de la Corée du Nord, Donald Trump a affirmé: "Il est scandaleux que certains pays fassent non seulement du commerce avec un tel régime mais qu'ils arment, fournissent et soutiennent financièrement un Etat qui met en danger le monde avec un conflit nucléaire".

Charles Michel a accueilli ces propos "sans enthousiasme". "Je ne suis pas étonné. Trump à fait du Trump", a commenté Le Premier ministre. "Nous ne pensons pas qu'une approche va-t-en-guerre va contribuer à plus de paix dans le monde", a-t-il ajouté.

♦ L'Iran

La Première dame était présente pour écouter son mari à la tribune. ©AFP

Égrenant les sujets, Donald Trump a ensuite évoqué l'Iran, pays présenté comme l'autre grand ennemi des Etats-Unis. Il a immédiatement visé l'accord conclu en 2015, après douze années de longues et complexes négociations entre Téhéran et le groupe P5+1, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne.

Le président américain a laissé entendre qu'il pourrait le dénoncer à la mi-octobre lorsqu'il s'agira de certifier si Téhéran le respecte, ce que Washington a déjà fait à deux reprise depuis son investiture. "Je ne crois pas que le dernier mot ait été dit", a-t-il souligné, qualifiant la République islamique d'"Etat-voyou économiquement aux abois" qui exporte la violence.

"La conclusion de cet accord constituait un pas dans la bonne direction", a déploré Charles Michel, qui s'entretiendra ce mardi soir avec le président iranien Hassan Rohani. "Comment d'autres pays pourraient accepter de discuter avec nous, si nous ne respectons pas les accords que nous avons conclus précédemment? ", s'est interrogé Didier Reynders.

♦ La souveraineté

©AFP

Donald Trump s'est aussi longuement attardé sur la question de la souveraineté des Etats, affirmant que son pays ne souhaitait pas imposer sa volonté à d'autres et que le fonctionnement harmonieux de la communauté internationale exigeait un respect mutuel.

"Je défendrai plus que tout les intérêts de l'Amérique. Mais, dans la mise en oeuvre de nos obligations à l'égard des autres nations, nous considérons également que l'intérêt général est de faire en sorte que toutes les nations aient droit à la souveraineté, à la prospérité et à la sécurité".

♦ Le Venezuela

Il a précisé qu'avec un budget de 700 milliards de dollars, l'armée américaine serait bientôt plus puissante qu'elle ne l'a jamais été. Abordant enfin, la crise au Venezuela, Donald Trump a jugé "totalement inacceptable" les violences qui s'y déroulent. "Nous ne pourrons pas nous contenter de regarder", a-t-il prévenu.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content