interview

"Peut-être Demotte a-t-il braqué une banque pendant l'été"

©Thierry du Bois

Françoise Bertieaux s'étonne du montant annoncé par Rudy Demotte pour l'enseignement en Fédération Wallonie Bruxelles. Elle revient également sur le "cas Francken".

Le ministre-président francophone, Rudy Demotte, propose d'augmenter dans le budget 2018 de la Fédération Wallonie-Bruxelles l'enveloppe consacrée à l'enseignement de plus d'une centaine de millions d'euros. Françoise Bertieaux, cheffe de groupe MR à la Fédération Wallonie Bruxelles, estime qu'il joue le rôle de ministre belle-mère de l'enseignement. "Sans être ministre du Budget, il annonce lui-même les montants qui seront consacrés à l'enseignement. Je ne sais pas d'où sortent ces millions, s'ils ont braqué une banque pendant l'été. Ce que je crains, c'est que ça creuse encore plus l'endettement de la Fédération. C'est une manière de plomber la suite de l'avenir de la Fédération", regrette-t-elle sur Bel RTL.

"Ce que je crains, c'est que ça creuse encore plus l'endettement de la Fédération."
Françoise Bertieaux

Elle revient également sur le rôle de DéFI dans la crise politique francophone. "Ce qui est assez étonnant c'est qu'Olivier Maingain a mis sur la table en rentrant de vacances 80 propositions dont certaines sont les mêmes que les nôtres et puis il n'a rien fait pour les mettre en oeuvre", estime-t-elle. Selon elle, "Olivier Maingain n'a pas aidé pour des raisons qui me restent incompréhensibles à part un scotchage bruxellois au PS".

Le "cas Francken" est également sur toutes les lèvres depuis que le secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration a fait appel à une délégation soudanaise pour identifier des migrants en Belgique. Françoise Bertieaux tient à apporter une précision: "ces personnes ne cherchent pas à s'enregistrer, elles ne veulent pas faire connaitre leur identité et n'ont pas rentré de procédures d'asile." Leur seul but serait de se rendre en Angleterre, précise-t-elle.

Enfin, à l'approche de la grève du 10 octobre prochain, elle affirme qu'il n'y a pas de service minimum dans l'enseignement, "mais je rends hommage à la plupart de nos directions d'écoles qui ont toujours en cas de grève essayé d'assurer au moins un service de garderie et d'étude".

"En cas de grève, ce qu'il faut c'est que la porte de l'école soit ouverte, que les enfants soient accueillis."
Françoise Bertieaux

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