interview

Vervoort:"Un seul mot d'ordre: la transparence. Chez Vivaqua comme ailleurs"

©BELGA

Le ministre-président bruxellois et son équipe reprennent du service ce jeudi et ils ont du pain sur la planche. Reste à savoir si la crise politique de ces derniers mois est bien digérée au sein de l'exécutif bruxellois. Pour Rudi Vervoort (PS), son gouvernement "va essayer de faire comme si".

Les ministres du gouvernement bruxellois entament ce jeudi, à l'occasion de leur première réunion depuis les vacances, une nouvelle année politique. La tension reste palpable après trois mois de crise politique entre les partis francophones de la majorité.Toutefois, Rudi Vervoort (PS) remarque qu'"un climat de confiance a toujours existé au sein du gouvernement bruxellois." Le ministre-président de la région-capitale a sa petite explication: "Bruxelles a été victime d'une stratégie qui ne visait que la Wallonie."

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Et à la question de savoir si cette majorité bruxelloise est solide, le chef du gouvernement régional répond dans la matinale de Bel RTL qu'il a "le sentiment qu'il y a chez les uns et les autres une volonté de prendre de la hauteur par rapport à ce qu'on a vécu et de se mettre au travail".

Et du travail, il n'en manque pas. Les dossiers s'empilent sur la table du gouvernement bruxellois, à commencer par la confection du budget que le ministre des Finances Guy Vanhengel n'annonce pas simple et qu'il voudrait voir atterrir dans quelques semaines. Pour Rudi Vervoort (PS), le dossier de la régionalisation des allocations familiales risque aussi de faire rejaillir les tensions entre sa formation politique et celle du cdH. "Sur les allocations familiales, seul le cdH n'est pas d'accord avec la vision commune au sein du gouvernement".

"On sera probablement le seul pays européen à ne pas avoir un stade national, y renoncer serait le comble du ridicule."
Rudi Vervoort (PS)
Ministre-président bruxellois

Au-delà de dossiers consistants tels que la mise en œuvre de la réforme des aides à l'emploi, celle des aides aux entreprises, la réforme du Code bruxellois de l'aménagement du territoire ou la révision du Règlement Régional d'Urbanisme, plusieurs projets serviront donc de test de la cohésion retrouvée ou forcée.

Quant à la bonne gouvernance, le ministre-président Vervoort, auditionné ce vendredi à la Comission d'enquête Samusocial, estime que cette rentrée doit se faire avec "un seul mot d'ordre: la transparence. Chez Vivaqua comme ailleurs". Rudi Vervoort et son équipe vont ainsi déposer un texte pour limiter les jetons de présence dans l'ensemble des organismes publics régionaux ou pour réformer les intercommunales et ASBL communales.

L'interview de Rudi Vervoort dans son intégralité

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