Deux congés de maternité compliquent la donne politique

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Si une nouvelle coalition se met en place au parlement wallon, elle ne disposera que d’une courte majorité de 38 sièges. Juste mais suffisant. Sauf lors des congés de maternité de Jacqueline Galant et Mathilde Vandorpe. Non, ce n'est pas anecdotique...

Avec 75 députés au parlement wallon, les calculs sont faciles. Pour être majoritaire au moment du vote des décrets, un éventuel gouvernement MR/cdH devra compter sur le soutien de minimum 38 députés.

Le cdH de Benoît Lutgen qui s’est lancé dans une croisade pour chasser le PS du pouvoir, dispose de 13 députés. Cette "faiblesse" rend les 25 élus libéraux incontournables. La nouvelle coalition disposerait ainsi d’une courte majorité de 38 sièges. C’est juste mais suffisant.

Mais en politique, rien n’est jamais simple. Tout calcul a ses revers et ses défections. Certains élus pourraient être malades le jour du vote d’un texte important. D’autres tentés de jouer l’école buissonnière les jours de grand soleil. D’autres encore devront assurer peut-être des réunions dans leur fief électoral.

Et il y a aussi les congés de maternité. La libérale Jacqueline Galant par exemple. L’ancienne ministre fédérale de la Mobilité de retour voici quelques mois sur les bancs du parlement wallon attend un heureux événement ces prochains mois. Idem pour Mathilde Vandorpe chez les humanistes.

Inutile de tourner en rond, ces deux congés de maternité vont complexifier les choses sur le plan de l’organisation d’autant que le règlement du parlement ne prévoit pas la montée des suppléants le temps du congé de maternité.

Si en temps normal, il est toujours possible de s’arranger avec l’opposition pour rééquilibrer les forces en présence en retirant un député de l’opposition au moment d’un vote, le contexte actuel ne devrait pas encourager le PS à faire de cadeaux à la nouvelle majorité.

En attendant d’arriver à convaincre Ecolo de monter dans l’attelage et d’arrimer ses 4 députés à l’aventure, MR et cdH cherchent des solutions.

C’est là qu’arrive l’appel téléphonique du cdH Carlo Di Antonio et du MR Jean-Luc Crucke. Comme le révélaient nos confrères de La Libre mercredi, MR et cdH ont contacté le député indépendant André-Pierre Puget. Elu sous la bannière du Parti populaire, il a récemment fondé son propre mouvement "J’existe!". Le but de la manœuvre est évidemment de rallier le député à leur cause pour qu’il joue la roue de secours. Le député indépendant n’a pas dit non. Il réfléchit et pose ses exigences. Il n’est pas dupe. Il espère du coup monnayer sa voix contre éventuellement une alliance pour les prochaines communales à Dinant. Sacré politique!

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