Paul Magnette choisit "l'aventure urbaine" de Charleroi

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Le ministre-président wallon Paul Magnette a décidé d'occuper son poste de bourgmestre carolo.

Le ministre-président wallon Paul Magnette (PS) fait "le choix de Charleroi". Il reprendra son poste de bourgmestre vers la mi-août lorsqu'un successeur lui aura été désigné à la présidence du gouvernement wallon.


 Partisan du décumul intégral entre les mandats de parlementaire et de membre d'un exécutif local, Magnette ne recourra pas à la possibilité de cumul qui lui est offerte par son bon résultat électoral de 2014.

• Pourquoi ce choix local? Le mayorat de Charleroi est "le premier mandat que j'ai acquis" devant l'électeur (en 2012, cinq ans après être entré en politique, NDLR), a-t-il justifié. Il a insisté sur la passion qu'il éprouve pour "l'aventure urbaine" que connaît Charleroi depuis le lancement du renouveau du centre-ville, la proximité du bourgmestre avec le citoyen et le fait que ce mandat permet des délais courts de mise en oeuvre des décisions.

  Quant à la date de sa reprise de fonctions à Charleroi, Paul Magnette considère que le MR et le cdH concrétiseront leur accord de majorité avant la fin de cette semaine. Il espère donc pouvoir reprendre le mayorat à plein titre et la présidence du conseil communal de Charleroi "vers la mi-août", après quelques vacances.

"A cause de mauvais calculs ou de manœuvres mal préparées"

 Le politologue de 46 ans reprendra en outre quelques cours à l'Université libre de Bruxelles (ULB) "pour le plaisir d'enseigner" deux heures par semaine, à savoir un cours en co-titulariat de 2e année (Tocqueville, Marx, Jaurès et Bernstein) ainsi qu'un séminaire d'exercice de la pensée politique au second semestre. Ce séminaire portera sur la pensée politique de Machiavel, "et je pense que certains auraient intérêt à venir le suivre", a-t-il lancé.

Paul Magnette ne voit pas la fin avant terme de son gouvernement comme un échec personnel. "Je ne me considère pas responsable des événements, mais j'éprouve un profond regret. J'étais parti du principe que cette législature serait difficile, vu le contexte budgétaire aggravé par le tax-shift fédéral, et la nécessité d'accueillir les nouvelles compétences issues de la 6e réforme de l'État. Nous avions à peu près fini ce travail. En outre, la quasi-totalité des projets de la Déclaration de politique régionale (DPR) étaient finalisés; j'avais donc demandé aux ministres d'imaginer pour la rentrée politique les plus belles idées qu'ils souhaiteraient réaliser si c'était possible, afin de rédiger un appendice à la DPR", a expliqué celui qui continuera à assurer la présidence du gouvernement wallon "jusqu'au bout".
     

Paul Magnette juge probable qu'après l'éviction du PS du pouvoir en Wallonie, son parti restera dans les gouvernements bruxellois et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. "On aura donc cette situation ubuesque où, à cause de mauvais calculs ou de manœuvres mal préparées de certains, des députés siégeront dans la majorité en Wallonie et dans l'opposition en Communauté française. Bonne chance pour faire en sorte que les objectifs de la Communauté française appuient ceux de la Région wallonne!", a commenté le socialiste.

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→ Notons que cette situation est déjà celle des trois députés DéFI qui siègent en Fédération dans l'opposition mais dans la majorité en Région bruxelloise.


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