La Grèce renoue avec la croissance

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Huit ans après être entrée dans une récession inédite, la Grèce relève la tête et renoue avec la croissance, même si certes celle-ci est moindre que prévue.

La Grèce revient dans le vert. Le pays a ainsi en 2017 renoué avec la croissance. Son Produit intérieur brut (PIB) a progressé de 1,4% sur un an, selon une première estimation publiée par l'Autorité grecque des statistiques (Elstat).

Ce résultat confirme les prévisions du budget de l'Etat grec et celles des créanciers du pays (Union européenne et Fonds monétaire international). Elles faisaient état en 2017 de la reprise de l'économie grecque après une récession inédite de huit ans.

Toutefois, la progression de 1,4% en 2017 est moins élevée que celle de 1,8% qu'Athènes avait prévue dans son budget 2018, adopté en décembre dernier.

Le pays, toujours surendetté, a perdu un quart de son PIB du fait des politiques d'austérité ayant accompagné les trois prêts successifs qui lui ont été consentis pour assurer son sauvetage financier.

"Le PIB s'est élevé à 187,1 milliards d'euros en 2017 contre 184,6 milliards en 2016", année de zéro croissance, a indiqué le communiqué de l'Elstat. Selon cette autorité, le PIB au quatrième trimestre 2017 a progressé de 1,9% sur un an tandis que "par rapport au troisième trimestre de la même année, "la croissance s'est élevée à 0,1%".

La route reste longue

Vendredi, la Grèce avait obtenu le feu vert de ses créanciers européens pour le versement d'une nouvelle tranche, de 5,7 milliards d'euros, faisant partie du troisième prêt accordé au pays en 2015. Le président de l'Eurogroupe Mario Centeno avait ainsi indiqué que le pays avait rempli toutes les conditions nécessaires à l'obtention de nouveaux crédits. Il a toutefois indiqué que le fonds de sauvetage de la zone euro devrait approuver le versement de nouveaux prêts à Athènes une fois que les procédures au niveau national achevées.

De son côté, le gouverneur de la banque centrale grecque souligne que la Grèce aura besoin d'un "filet de sécurité" financier lorsque son dernier plan de sauvetage expirera, en août, et devrait étudier un programme de soutien préventif. Athènes a reçu 260 milliards d'euros d'aides depuis 2010 par le biais de trois plans de renflouement de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI).

Parallèlement, des discussions ont commencé avec ses créanciers pour la réalisation d'un dernier paquet de réformes réclamées avant la fin du programme, prévue en août 2018, qui doit permettre au pays de retourner sur le marché de l'emprunt et retrouver son autonomie financière.

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