La Grèce a un projet d'accord, les créanciers aussi...

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Selon le Premier ministre Grec, Athènes a soumis sa proposition. De leur côté, l'Union européenne et le FMI seraient en train de finaliser un projet d'accord à destination du gouvernement grec.

La Grèce a soumis une proposition globale d'accord à ses créanciers lundi soir, selon Alexis Tsipras, Premier ministre grec. Un texte de 46 pages contenant la liste de mesures budgétaires et de réformes envisagées.

"Nous avons soumis un projet réaliste pour sortir la Grèce de la crise. Un projet réaliste dont l'acceptation par les institutions, nos créanciers et nos partenaires en Europe marquera la fin du scénario de la division de l'Europe. Nous n'attendons pas d'eux qu'ils soumettent une proposition. La Grèce soumet un projet, il est désormais clair que (...) la décision appartient aux dirigeants politiques de l'Europe."

Sans donner de détails sur cette nouvelle version de la liste de mesures budgétaires et de réformes présentées par Athènes, le Premier ministre a évoqué "des concessions qui seront difficiles".

"Nous y sommes presque"

De leur côté, les créanciers internationaux de la Grèce, Union européenne et FMI, seraient en train de finaliser un projet d'accord à soumettre au gouvernement grec, selon des sources "proches des discussions", citées par Reuters. Nous y sommes presque", a dit la source, ajoutant que l'Union européenne et le Fonds monétaire international étaient en train de mettre la dernière main à la rédaction du document.

La Commission européenne a salué e fait que la Grèce et ses créanciers échangent des documents de travail sur les réformes qui doivent être mises en oeuvre par Athènes pour obtenir le déblocage d'un financement à court terme vital pour son économie.

"Il y a clairement une volonté d'obtenir un accord politique cette semaine", a confié une autre source européenne au fait des discussions. "Nous nous rapprochons de solutions. Il y a une plus grande compréhension des deux côtés", a-t-elle ajouté.

Au sein de la zone euro, on estime qu'un accord de principe doit être trouvé d'ici le 11 juin, soit une semaine avant la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro, prévue le 18 juin à Luxembourg, selon une source au sein de la zone euro.  C'est l'Eurogroupe qui peut décider du déblocage de l'aide financière grecque, en suspens depuis des mois. Cette instance est "prête à se réunir à tout moment", rappelle régulièrement la Commission européenne.

Mais le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, estime les progrès encore "insuffisants" dans les discussions avec Athènes. Selon lui, un accord sur la Grèce n'est "théoriquement pas possible cette semaine".

Où en est-on?

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici notait ce mardi matin des progrès sérieux sur le dossier grec tout en estimant qu'il reste "du chemin à faire" suite à une réunion à Berlin de certains des principaux acteurs du dossier.

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→  Des "progrès sérieux" sont faits mais il reste du "chemin à faire pour parvenir au bon accord", a déclaré Pierre Moscovici à la radio publique française France Inter. Lundi, la "troïka" (FMI, BCE, UE) des créanciers d'Athènes avait convenu avec les dirigeants français François Hollande et allemand Angela Merkel de "travailler avec encore plus d'intensité" pour sortir de l'ornière la Grèce, au bord du défaut de paiement.

Les risques...

 Athènes risque de se retrouver en situation de défaut de paiement dans les semaines qui viennent sans l'apport financier d'un plan d'aide qui prend fin le 30 juin.

Les conséquences d'un défaut de la Grèce sur sa dette seraient "gigantesques" pour l'Europe, a déclaré  Sigmar Gabriel, vice-chancelier et ministre allemand de l'Economie, tout en espérant qu'un accord soit conclu pour éviter un tel scénario. Il a dit souhaiter qu'Athènes réponde aux efforts de la chancelière Angela Merkel et des représentants des créanciers d'Athènes pour aboutir à un compromis.

Angela Merkel et François Hollande ont été rejoints lundi soir à Berlin par le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker pour débattre de la manière de poursuivre les discussions sur la dette grecque.

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