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Le parlement grec dit oui à l'accord

L'accord entre la Grèce et ses créanciers a été approuvé par le Parlement grec malgré les réticences d'une partie de la majorité. L'Eurogroupe va discuter de la suite des événements dès jeudi matin, à 10h.
  • Le point sur la situation

    • L'Europe a pris ses premières mesures pour financer une économie grecque à bout de souffle, quelques heures après le feu vert du parlement grec à un programme d'austérité draconien qui a divisé l'alliance de gauche au pouvoir à Athènes et pourrait ouvrir la voie à des élections anticipées dans les mois à venir. 
    • La Banque centrale européenne (BCE) a relevé de 900 millions d'euros sur une semaine le montant des liquidités d'urgence accordées aux banques grecques, qui rouvriront sans doute lundi, même si le plafonnement des retraits sera sans doute maintenu pour éviter une ruée aux guichets.
    • Les ministres des Finances de l'Union européenne (Ecofin) ont dans le même temps approuvé l'octroi d'un prêt-relais de 7 milliards d'euros qui permettra à Athènes de rembourser dès lundi prochain une échéance à la BCE et ses arriérés de paiement au Fonds monétaire international (FMI). Les détails et la ventilation de ce prêt seront connus ce vendredi.
    • Le Bundestag allemand a approuvé l'ouverture de négociations sur un nouveau plan d'aide à la Grèce, le troisième en cinq ans, d'un montant maximum de 86 milliards d'euros et d'une durée de trois ans. Ce plan a été validé la veille dans son principe par les ministres européens des Finances de la zone euro. Plusieurs pays européens, dont la Finlande et l'Autriche, ont également apporté leur soutien à l'"aGreekment".
    • L'Eurogroupe a décidé que le FMI devra être partie prenante du nouveau plan d'aide de la Grèce. Mais selon le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, il ne devrait pas être impliqué dans le versement de la première tranche du nouveau plan d'aide.

  • Le parlement grec adopte les premières réformes préalables à un nouveau plan d'aide

    Le parlement grec a adopté jeudi une série de dures réformes demandées par les créanciers de la Grèce en préalable à un nouveau plan d'aide malgré quelques défections remarquées dans le camp du Premier ministre Alexis Tsipras.

    Selon un premier calcul, 229 députés ont validé le texte, 6 se sont abstenus et 64, dont l'ancien ministre des Finances Yanis Varoufakis et la présidente du Parlement Zoé Konstantopoulou, ont voté contre ces mesures, notamment des hausses de TVA et une réforme des retraites.

    Et chez Syriza? Sur les 149 parlementaires que détient le parti du Premier ministre, seuls 32 députés ont voté contre, tandis que 6 se sont abstenus. Le chef du gouvernement a toutefois pu compter sur les voix de son partenaire de coalition, le parti de droite souverainiste ANEL, et sur celles de l'opposition.

  • Tsipras lance un dernier appel aux députés grecs

    Alexis Tsipras a lancé dans la nuit de mercredi à jeudi un ultime appel aux députés grecs pour les convaincre d'approuver le compromis conclu lundi avec ses partenaires européens.

    "Nous n'y croyons pas, mais nous sommes contraints de l'adopter", a déclaré le Premier ministre avant le vote sur cette nouvelle série de réformes qui doit être approuvée par la Vouli en préalable à l'ouverture de négociations sur un nouveau plan d'aide. Un Eurogroupe est prévu dès jeudi matin à 10h.

    Alexis Tsipras a de nouveau promis d'assumer ses responsabilités et de mettre en oeuvre ces mesures politiques et sociales, tout en luttant plus efficacement contre la corruption.

    L'aile la plus radicale de Syriza, parti dont il est issu, est hostile à ces projets, mais ils devraient être adoptés avec l'appui les formations pro-européennes. 

  • Toujours pas d'accord

    Le parlement grec avait jusqu'à minuit pour décider d'adopter ou non l'accord qui a été signé entre Alexis Tsipras et les créanciers de la Grèce.

    A 0h30, toujours aucune décision n'est sortie des débats parlementaires qui sont apparemment houleux. 

    "We had a very specific choice: A deal we largely disagreed with, or a chaotic default" #Greece pic.twitter.com/bS0l8j1MX0— Derek Gatopoulos (@dgatopoulos) 15 Juillet 2015

  • La Grèce interdit l'exportation de plusieurs médicaments

    L'agence grecque du médicament a annoncé l'interdiction temporaire d'exporter 73 types de médicaments afin d'éviter toute pénurie découlant des restrictions financières imposées en Grèce. "Dans le but de protéger la santé publique, une mesure d'urgence interdit de manière temporaire l'exportation de 73 types de médicaments", a annoncé l'agence EOF dans un communiqué.

    → Parmi les médicaments concernés se trouvent des traitements du diabète et de l'asthme, ainsi que des vaccins (polio, hépatite, varicelle).

  • Une manifestation dégénère à Athènes

    Près de 12.000 Grecs se sont réunis à Athènes, à proximité du parlement grec pour protester contre les mesures d'austérité. Sur la place Syntagma, plusieurs dizaines de manifestants ont lancé des cocktails molotov vers des policiers. Ceux-ci ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Ces incidents ont lieu alors que le débat parlementaire a commencé au sein de la Vouli.

    ©REUTERS
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    ©EPA
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  • Rassemblement à Bruxelles

    Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mercredi de 18H00 à 19H00 place de l'Albertine à Bruxelles, en solidarité avec le peuple grec. Des discours ont été tenus, dénonçant la dictature de l'Eurogroupe et de l'Union européenne au service des banques.

    "En Grèce, un million de pensionnés vivent avec une pension de 500 euros. Le pouvoir d'achat a chuté de 40%. Les gens vont chercher ce qu'on peut appeler de l'aide humanitaire. La situation est catastrophique."
    Jan Busselen
    Co-organisateur de l'événement et membre de Hart boven hard

    Les participants parmi lesquels des représentants du syndicat CSC, des sympathisants du mouvement citoyen Hart boven hard ou encore des eurodéputés du parti Podemos soutiennent la résistance du peuple grec face au pillage de son économie. Tosi Pietro, membre du MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien) Bruxelles, demande le respect formel du référendum du peuple grec, qui a dit non à plus de 60% le 25 juin dernier à la proposition d'accord entre la Grèce et ses créanciers. "Le peuple grec est à nouveau victime aujourd'hui d'un chantage de l'Union européenne. Le non du référendum n'a pas été respecté et nous voulons défendre son choix."  

    ©BELGA


  • La Vouli commence son débat avant un vote décisif

    @SpiegelPeter they start now and finish at 00.00— Anastasios Telloglou (@telloglou) 15 Juillet 2015

  • Tsipras ne séduit plus Twitter

    Alexis Tsipras donne l'impression à certains d'avoir retourné sa veste après le référendum. Malgré la victoire écrasante du "non", il propose un nouveau plan d'aide tout autant issu de mesures d'austérité. Sur Twitter, les internautes sont devenus plus critiques vis-à-vis du Premier ministre.

    .@pewresearch scrutinizes tweets about Tsipras, post-#Greferendum. http://t.co/TwIC85oYej — #Agreekment #GreeceCrisis pic.twitter.com/PJWZJ61ZVM— Laurens Cerulus (@laurenscerulus) 15 Juillet 2015

  • Dur de convaincre à voter pour l'austérité

    Avec l'accord conclu entre la Grèce et ses créanciers lundi, on pensait que le gros du boulot était derrière le dos et pourtant... Ce soir, les députés grecs doivent approuver (ou non) ce plan d'aide. Mais c'est loin d'être gagné d'avance.

    Tsipras ne croit pas à l'accord

    ©© Jonathan Raa/Demotix/Corbis

    Alexis Tsipras a lui-même reconnu mardi qu'il ne "croyait pas" à l'efficacité des nouvelles mesures d'austérité, mais que leur mise en oeuvre était le seul moyen d'éviter un "Grexit" aux conséquences catastrophiques pour l'économie.

    Son ministre des Finances, Euclid Tsakalotos, a repris ce plaidoyer: "C'est un accord difficile, un accord dont seul le temps dira s'il est économiquement viable."

    La majorité n'est pas convaincue

    "La Grèce ne progresse pas avec ces plans d'aide, on la détruit plutôt."
    Panagiotis Lafazanis
    Ministre de l'Energie

    Plusieurs dizaines d'élus de la majorité (de l'aile la plus à gauche de Syriza et des Grecs indépendants) pourraient voter contre l'accord. "Le choix entre un plan d'aide ou une catastrophe est un choix dicté par la terreur", a dénoncé Panagiotis Lafazanis, ministre de l'Energie et chef de file des "frondeurs".

    Nadia Valavani en compagnie du ministre grec des Finances Tsakalotos ©© Wassilios Aswestopoulos/NurPhoto/Corbis

    La vice-ministre des Finances, Nadia Valavani, a de son côté annoncé sa démission. Elle a jugé "impossible" de rester dans un gouvernement qui conduira, selon elle, le pays sur une voie mortifère.

    La présidente du parlement, Zoé Constantopoulou (Syriza), a appelé les députés à résister au "chantage" en rejetant les mesures d'austérité, refusées par les électeurs grecs lors du référendum du 5 juillet. "Ayant pleinement conscience des circonstances décisives (...), je pense que le devoir du parlement est de ne pas laisser le chantage se concrétiser", a-t-elle insisté.

    Les Grecs favorables à l'accord

    Si la colère gronde dans les travées de la Vouli, les Grecs, lassés par la fermeture des banques et effrayés par la perspective d'un effondrement de l'économie, seraient très majoritairement favorables à l'approbation des mesures d'austérité exigées par les créanciers, à en croire un sondage publié mardi.

    "Quiconque prétend qu'un rejet de l'accord et une sortie de l'euro mettraient automatiquement fin à l'austérité dit des mensonges."
    Nikos Pappas
    Ministre d'Etat

    Le ministre d'Etat, Nikos Pappas, a dénoncé la "chimère" d'une sortie de la zone euro qui mettrait fin par miracle à l'austérité. "Quiconque prétend qu'un rejet de l'accord et une sortie de l'euro mettraient automatiquement fin à l'austérité dit des mensonges", a-t-il déclaré.

  • La France valide l'accord

    L'assemblée nationale française a approuvé, à très large majorité, l'accord conclu entre la Grèce et ses créanciers.

    La France ouvre donc une série de votes de plusieurs Parlements nationaux prévus dans les prochains jours.

  • La dette va-t-elle être allégée?

    Le Premier ministre français Manuel Valls a réaffirmé que les créanciers de la Grèce allaient alléger sa dette, un point qui ne figure pourtant pas dans l'accord scellé lundi lors d'un sommet de la zone euro. Le FMI a estimé que la Grèce devrait voir sa dette allégée fortement.

    "Nous allons alléger la dette grecque en la reprofilant."
    Manuel Valls
    Premier ministre français

    "Le traitement équilibré de la dette, c'est vital pour la Grèce, pour qu'elle puisse commencer à envisager un avenir qui ne se limite pas au seul remboursement", a dit Manuel Valls lors du débat sur l'accord européen à l'Assemblée nationale. "L'Eurogroupe réfléchit à des mesures permettant à la Grèce de retrouver de l'oxygène et de garantir la soutenabilité de sa dette qui s'élève aujourd'hui à 180% de sa richesse", a-t-il souligné.

    → Manuel Valls a précisé que cela passerait soit par un allongement de la durée de remboursement des traites de la Grèce soit par une réduction des taux d'intérêt

  • Téléconférence de l'Eurogroupe jeudi à 10h

    Une confcall de l'Eurogroupe serait prévue demain à 10h00 (BBG) #Grèce— Alexandre Baradez (@ABaradez) July 15, 2015

  • LA photo du jour

    Euclid Tsakalatos, le ministre grec des Finances au Parlement ©Bloomberg

     Le ministre des Finances grec trouve le temps long.

  • Allonger la maturité de la dette grecque, une option pour l'Allemagne

    Un allongement de la maturité de la dette grecque est une option envisageable tant que cela n'entraîne pas de réduction significative de la valeur de cette dette, a déclaré mercredi un porte-parole du ministère allemand des Finances. Dans le cas contraire, cela reviendrait à une décote ("haircut") déguisée, a-t-il ajouté.

    L'Allemagne exclut toujours tout effacement partiel de la dette de la Grèce. Martin Jäger, porte-parole du grand argentier allemand,  a aussi assuré que l'Allemagne prenait au sérieux l'évaluation de la dette grecque faite par le Fonds monétaire international (FMI), qui ne la juge pas viable à long terme en l'état.

    Il a toutefois ajouté que l'Allemagne restait persuadée que cette dette pouvait devenir viable si la Grèce faisait davantage d'efforts budgétaires, libéralisait son économie et renouait avec la croissance.

  • La France pessimiste sur un accord sur la dette à court terme

    Le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron, s'est montré mercredi pessimiste sur la possibilité de conclure à court terme un accord sur un allègement de la dette grecque.

    "Au-delà de l'accord qui a été trouvé, il faut que nous puissions redéfinir les voies et moyens d'un redémarrage de l'économie grecque, ce que ne permet pas l'accord a ce stade."
    Emmanuel Macron
    Ministre français de l'Economie

    Après le compromis passé lundi entre la Grèce et ses créanciers sur l'ouverture de négociations pour un troisième plan d'aide à Athènes, le Fonds monétaire international a estimé mardi que la dette grecque n'était pas viable, ce qui suppose que ses créanciers l'annulent ou qu'ils lui accordent un délai de grâce de 30 ans, a dit un membre de l'institution.

    "L'accord ne purge pas le sujet de la dette intellectuellement", a déclaré Emmanuel Macron lors d'un point de presse au ministère de l'Economie. "Théoriquement, je ne pense pas que sur le long terme ce niveau de dette soit possible (...) politiquement et de manière réaliste, à court terme il est impossible d'avoir un accord sur le sujet."

    "On a dans cet accord de court terme réussi à mettre le sujet de la dette sur la table, c'est une avancée mais on n'en a pas fini avec ce sujet", a ajouté le ministre.

  • La vice-ministre des Finances démissionne

    Nouvelle défection dans l'équipe Tsipras. Nadia Valavani, vice-ministre des Finances a rendu sa démission.

    "Il est impossible de continuer d'appartenir au gouvernement."
    Nadia Valavani
    Vice-ministre grecque des Finances

    Elle a annoncé sa décision dans une lettre adressée au Premier ministre Alexis Tsipras.

    Nadia Valavani en compagnie du ministre grec des Finances Tsakalotos ©© Wassilios Aswestopoulos/NurPhoto/Corbis

    Nadia Valavani, qui était chargée au sein de son ministère des questions fiscales et des privatisations, a fait savoir qu'elle n'était plus en mesure de siéger au conseil des ministres. Cette annonce intervient avant le vote crucial qui doit avoir lieu au parlement dans la journée sur le paquet de mesures d'austérité exigé par la zone euro en contrepartie du déblocage d'un troisième plan d'aide à la Grèce.

  • La présidente du parlement grec rejette l'offre des créanciers

    La présidente du parlement grec Zoé Constantopoulou, chantre de l'aile gauche du parti au pouvoir Syriza, a demandé mercredi aux 300 députés de la chambre de rejeter le paquet de mesures d'austérité exigé par la zone euro en échange d'un troisième plan d'aide à la Grèce.

    "Ayant pleinement conscience des circonstances décisives(...), je pense que le devoir du parlement est de ne pas laisser le chantage se concrétiser."
    Zoé Constantopoulou
    La présidente du parlement grec



    "Ce parlement ne doit pas accepter le chantage des créanciers", a déclaré Zoé Constantopoulou aux députés avant le vote prévu dans la journée. Les créanciers doivent respecter les procédures parlementaires, a-t-elle continué en s'élevant contre le délai très court imposé, selon elle, à l'adoption des mesures d'austérité.

    ©Bloomberg



    De son côté, un autre tenant de la frange gauche de Syriza, le ministre de l'Energie Panagiotis Lafazanis, a fait savoir qu'il ne soutiendrait pas les mesures d'austérité exigées par la zone euro en contrepartie du plan d'aide.

    "La Grèce ne progresse pas avec ces plans d'aide, on la détruit plutôt. Le choix entre un plan d'aide ou une catastrophe est un choix dicté par la terreur."
    Panagiotis Lafazanis
    Ministre grec de l'Energie

  • IMF publishes update to it's #Greece Debt Sustainability Analysis http://t.co/2IPpvljvVZ— IMF (@IMFNews) July 14, 2015

  • Un prêt-relais de 7 milliards?

    La Commission européenne propose un prêt-relais de 7 milliards pour la Grèce en juillet si les réformes sont votées au plus tard le 15 juillet.  Il serait versé en une fois et devra être remboursé dans les trois mois. Les fonds proviendraient du Mécanisme européen de stabilité financière (MESF).

    Le MESF, un fonds de secours créé en 2010 et qui contient encore 13,2 milliards d'euros, sera ensuite relayé par le Mécanisme européen de stabilité (MES) prendra le relais une fois approuvé un troisième plan de sauvetage pour la Grèce, dont le montant
    pourrait atteindre 86 milliards d'euros.

    Athènes a besoin d'emprunter sept milliards d'euros en juillet pour respecter des échéances de dette vis-à-vis de la Banque centrale européenne et rembourser des arriérés dus au Fonds monétaire international. Un premier remboursement à la BCE est dû dès lundi prochain.

    Pour l'obtenir, Athènes doit adopter avant la fin de la journée un relèvement de la TVA, une réforme du système de retraite et une loi renforçant l'indépendance de l'institut national grec de la statistique. Ce qui sera loin d'être une formalité tant les débats au Parlement grec sont tendus.

    Le Royaume-Uni et la République tchèque étaient opposés à l'idée d'un prêt relais via le MESF, celui-ci étant un mécanisme à l'échelle de l'Union européenne contrairement au MES qui est propre à la zone euro. La décision sera prise à une majorité qualifiée des pays membres de l'Union européenne, ce qui signifie qu'il suffira d'avoir l'appui de 15 pays représentant 65% de la population de l'UE.

  • Les banques grecques resteront fermées ce jeudi

    Les banques grecques resteront fermées au moins jusque jeudi inclus en raison de la profonde crise économique que connaît le pays. Le Vice-ministre des Finances Dimitris Mardas a signé mercredi un arrêté ministériel en ce sens, a annoncé son ministère à Athènes.

    Un contrôle des capitaux est en vigueur depuis déjà deux semaines en Grèce afin d'éviter une implosion du système bancaire. Les titulaires de comptes en banque grecs ne peuvent retirer que 60 euros par jour aux distributeurs de billets. Les virements vers l'étranger ne sont possibles qu'avec l'autorisation de la banque centrale et du ministère des Finances.
      

  • Sans doute pas eu d'accord sans Washington

    La Grèce n'aurait sans doute pas pu conclure un accord sur un troisième plan d'aide financière sans l'aide de Washington, a déclaré mercredi le vice-Premier ministre grec Yannis Dragasakis.

    "Je dois remercier publiquement l'administration américaine et M. (le président Barack) Obama, car sans leur aide et leur persévérance sur le fait que l'accord devait prendre en compte la question de la dette et les perspectives de développement, nous n'aurions sans doute pas abouti", a-t-il expliqué.

  • Yanis Varoufakis "a de la gueule" mais "n'est pas forcément un fin politique"
    Michel Sapin
    Ministre français des Finances

  • Les fonctionnaires grecs ont entamé mercredi une grève de 24 heures afin de protester contre les nouvelles mesures d'économies. Seuls les cas urgents sont ainsi traités dans les hôpitaux, tandis que le rail est à l'arrêt et que de nombreuses pharmacies restent fermées.

    Les syndicats ont appelé au rassemblement durant l'après-midi dans le centre de la capitale Athènes. D'autres manifestations sont prévues en soirée devant le parlement, où l'on votera tard mercredi sur l'accord conclu entre la Grèce et ses créanciers.

  • La France est sur la même ligne que le Fonds monétaire international (FMI) sur la nécessité d'un allègement de la dette grecque, a déclaré mercredi Michel Sapin, le ministre français des Finances.

    L'Assemblée nationale française doit donner mercredi son aval, avec une confortable majorité, à l'accord européen sur la Grèce, ouvrant une série de votes de plusieurs Parlements nationaux prévus dans les prochains jours.

    Michel Sapin, ministre français des Finances et Luis de Guindos, ministre espagnol de l'économie. ©EPA

    L'Espagne a également annoncé mercredi son souhait de soumettre au Parlement l'accord de la Grèce avec l'Union européenne, compte tenu de l'importance des fonds engagés.

    "Même si dans notre pays cette procédure n'est pas obligatoire, mon intention est de le soumettre au Parlement (...) car les fonds engagés sont importants", a déclaré le chef du gouvernement Mariano Rajoy devant le Congrès (chambre basse) des députés.

  • Le FMI réclame un allègement massif de la dette grecque

    Le Fonds monétaire international (FMI) apporté un soutien à la Grèce en déclarant que la zone euro devait faire plus pour le pays et qu'il faudrait peut-être effacer une partie de sa dette, dans un rapport publié mardi.

    "La dette de la Grèce ne peut désormais être viable qu'avec des mesures d'allègement de la dette qui vont beaucoup plus loin que ce que l'Europe a envisagé de faire jusque-là", écrit le FMI.

    Le Fonds assure qu'actuellement la dette grecque est "totalement non-viable" et prévoit qu'elle approchera les 200% de son produit intérieur brut dans "les deux prochaines années", contre un ratio d'environ 175% actuellement

    A Athènes, certains des partisans du Premier ministre estiment que l'accord arraché au terme d'une nuit de négociations lundi matin à Bruxelles constitue une trahison de la volonté populaire exprimée dans les urnes le 5 juillet, quand 61% des Grecs ont dit "non" à l'austérité.

  • "J'assume la responsabilité d'un texte auquel je ne crois pas"

    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a reconnu mardi soir que l'accord avec les créanciers pour un troisième plan d'aide financière était un texte auquel "il ne croit pas", mais qu'il "a signé pour éviter le désastre au pays".

    "J'assume mes responsabilités pour toute erreur que j'ai pu commettre, j'assume la responsabilité pour un texte auquel je ne crois pas mais je le signe pour éviter tout désastre au pays", a déclaré M. Tsipras lors d'une interview à la télévision publique grecque Ert.

    ©REUTERS



    "Quand un bateau est en difficulté, le pire pour le capitaine est de l'abandonner", a-t-il martelé en excluant des élections anticipées car "il n'a pas l'intention d'échapper à ses responsabilités".

    Alexis Tsipras s'exprimait à la veille du vote crucial au Parlement sur cet accord annoncé lundi à Bruxelles et qui est très mal accueilli par une partie de son parti de gauche radicale Syriza.

    Il a déclaré par ailleurs "vouloir faire tout ce qu'il peut pour garantir l'unité du parti".

    "Ce n'est pas le moment pour des discussions idéologiques" mais de s'assurer de l'accord avec la zone euro.

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