"Advienne que pourra" se disent les partisans du Non

©Bloomberg

Les partisans du "Non" fêtaient leur victoire place Syntagma. Il sont pourtant tous conscients que demain reste une inconnue.

Le lieu de rendez- vous est connu de tous: un soir de victoire ça se fête Place Syntagma devant le parlement grec. Il est près de 22h00 en ce dimanche historique de référendum et la foule arrive de toutes parts. Banderoles rouges, slogans de victoire et slogan guerriers venus tout droit de l’histoire tumultueuse de la Grèce moderne remplissent la place. Ils sont probablement quelques dizaines de milliers.

Malgré la joie, malgré la fierté, tous sont conscient que demain reste une inconnue.

"Non, non, non et encore non! On l’avait dit en janvier, les Européens n’ont pas voulu comprendre, on le crie de toutes nos forces aujourd’hui !" Ioanna a 24 ans et elle est au chômage depuis 4 ans. Elle est là avec ses amis qui  comme elle  militent depuis le début de la crise au sein du Syriza. Ce gouvernement c’est le leur et ce referendum aussi. Giannis nous explique: "vendredi passé quand Alexis (Tsipras) a annoncé le recours au référendum, on a fait la fête jusqu'au petit matin. Notre force vient du peuple et le peuple n’abandonne pas ceux qui se battent pour lui. "

Un peu plus loin on aperçoit Beppé Grillo ; leader controversé du mouvement cinq étoiles italien. Plus loin, des militants du front de gauche français essayent communiquer avec des militant du Podemos. Tous ceux qui veulent une autre Europe semblent avoir envoyé quelqu’un en Grèce ce soir…

©© Björn Kietzmann/Demotix/Corbis

Ce sentiment d’être en première ligne d’un combat qui dépasse largement les frontières du pays est diffus dans la foule… "Le score est très important ! " clame Dimitri 69 ans, chauffeur de taxi a la retraite. " Vous vous rendez compte ? Ils ont fermé nos banque, ils ont montré partout en Europe ces images innommables de gens de mon âge attendant de toucher leur retraite dans la chaleur, et pourtant on a pas plié! Plus de 60% !!! Αu final leur chantage aura créé l’effet inverse: maintenant tous les Européens le savent, la résistance est possible !"

Pourtant, malgré la joie, malgré la fierté, tous sont conscients que demain reste une inconnue. Mais ils savent aussi que le Premier ministre, leur Premier ministre ne pliera pas, et que le peuple grec n’est pas prêt de le lâcher. Advienne que pourra…

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