Alexis Tsipras a prêté serment

Alexis Tsipras, Premier ministre grec sortant, a ramené son parti de gauche radicale Syriza au pouvoir. Il a prêté serment ce lundi soir. Son nouveau gouvernement sera connu mardi. L'objectif: renégocier la dette.
  • Le point sur la situation

    Où en est-on?
    → A 19h30

    • Le Premier ministre grec sortant Alexis Tsipras a remporté haut la main les législatives anticipées, son parti de gauche radicale Syriza obtenant 35,46% des voix, soit 75 sièges au Parlement grâce au bonus de 50 sièges attribué au vainqueur. Le parti de droite Nouvelle Démocratie (ND) et ses 28,10% de voix obtient au final 18 sièges.

    L'abstention atteint 43,43%, soit beaucoup plus que le parti sorti premier des urnes. Pour rappel, en Grèce le vote est obligatoire.

    • Alexis Tsipras a annoncé qu'il allait de nouveau s'allier avec le parti des Grecs Indépendants (Anel, souverainistes) de Panos Kammenos pour former un gouvernement de coalition.

    • Le nouveau gouvernement est annoncé pour ce mardi. Mais le nouveau Premier ministre Alexis Tsipras prêtera serment ce lundi soir.

    > C'est ici que nous refermons notre suivi en direct de l'actualité politique en Grèce. Nous vous remercions de nous avoir suivis.

  • Alexis Tsipras a prêté serment

    Le leader du parti Syriza a prêté son serment de Premier ministre lors d'une cérémonie civile, retransmise par les télévisions, au lendemain de la victoire de son parti aux élections législatives.

    Devant le Président de la République hellénique, Alexis Tsipras, qui entame ainsi son deuxième mandat cette année, s'est engagé "sur son honneur et sa conscience" à "servir le peuple grec". Il devrait annoncer mardi la formation de son gouvernement, qui sera chargé de mettre en oeuvre l'accord conclu cet été avec les créanciers du pays, UE et FMI.

     


  • Résultat final: huit partis au Parlement

    Huit partis, dominés haut la main par le Syriza d'Alexis Tsipras, vont entrer à la Vouli, le Parlement grec, à l'issue des législatives. Des élections marquées par une abstention record et la fragmentation du paysage politique après six ans de crise économique.

    Voici les résultats à l'issue du dépouillement, et avec un taux de participation de 56,57%.

    1. Syriza - 35,46% - 145 sièges (sur 300)
    2. Nouvelle Démocratie - 28,10% - 75 sièges
    3. Aube Dorée - 6,99% - 18 sièges
    4. Pasok (socialiste) - 6,28% - 17 sièges
    5. KKE (communiste) - 5,55% - 15 sièges
    6. Potami (centre) - 4,09% - 11 sièges
    7. Grecs indépendants (droite souverainiste) - 3,69% - 10 sièges
    8. Union des centristes - 3,43% - 9 sièges

    Syriza l'emporte finalement avec 7,36 points d'avance sur le parti de droite Nouvelle Démocratie (ND) de Vangélis Meïmarakis, selon le résultat final, publié par le ministère de l'Intérieur. Grâce au bonus de 50 sièges attribué au vainqueur, il se retrouve avec 145 députés (sur 300) contre 75 à ND.

     Si les scores des trois principales formations, n'ont pas sensiblement varié depuis le précédent scrutin de janvier, toutes ont perdu des électeurs, en raison d'un fort taux d'abstention : 43,43%.

     Ainsi, Syriza a perdu 320.000 voix par rapport à janvier, Nouvelle Démocratie 192.000 et Aube dorée (néonazis) 9.000.

    L'Union des centristes est un nouveau venu à la Vouli.

  • JP Morgan croit à une restructuration des prêts

  • La vidéo du JT de RTL

     

  • D'abord, "l'allègement de la dette"

    "L'objectif immédiat de la période à venir est de rétablir pleinement la stabilité de l'économie et des activités bancaires et d'élargir le terrain que nous avons gagné dans les négociations (avec les créanciers)", a déclaré Alexis Tsipras, qui sera investi aujourd'hui encore au poste de Premier ministre. La "première bataille cruciale" du gouvernement grec est l'allègement de la dette, a-t-il dit à des membres de Syriza.

  • "Nous pensons qu'il est important que le nouveau gouvernement soit rapidement formé et qu'il se tienne au programme (du troisième plan d'aide adopté cet été, ndlr) et continue les réformes", a déclaré le commissaire européen chargé de l'euro, Valdis Dombrovskis.

  • Gérer le flux de migrants

    Alexis Tsipras devrait réclamer dès cette semaine à l'Europe une plus grande solidarité envers la Grèce dans la crise migratoire que son pays subit de plein fouet.

    "Quand la Méditerranée se transforme en cimetière liquide, que la mer Egée rejette des cadavres d'enfants, c'est l'idée primordiale d'une Europe unie qui est en crise, tout comme la culture européenne", avait déclaré le Premier ministre grec lors d'un meeting de campagne la semaine dernière.

  • L'appel de Juncker

    "Il y a beaucoup de travail à faire et pas de temps à perdre", a affirmé Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, dans une lettre adressée à Alexis Tsipras, où il se dit "confiant" quant à "la constitution rapide d'un nouveau gouvernement" et "la mise en place du programme d'aide financier qui a été approuvé en août par les partenaires européens".

    "La Grèce doit désormais mettre en place les réformes dans les temps afin que la confiance revienne tant pour le peuple grec qu'en ce qui concerne l'économie", a insisté Juncker, qui a également évoqué la crise des migrants, qui touche de plein fouet la Grèce, confrontée à l'afflux massif de réfugiés.

  • Pas de temps à perdre

    Le nouveau gouvernement d'Athènes aura immédiatement deux gros chantiers à gérer: son énorme dette et la crise migratoire.

    Le chemin ne sera pas semé de roses,  ce nouveau gouvernement doit prouver aux créanciers du pays, UE et FMI, sa détermination à appliquer les "réformes" qu'ils ont dictées dans le troisième plan de sauvetage, d'un montant de 86 milliards d'euros sur trois ans, signé dans la douleur en juillet au prix d'une scission de Syriza, qui a vu le départ de 25 députés de son aile gauche.

    Le gouvernement d'Alexis Tsipras doit se préparer d'ici fin octobre à une première évaluation de la mise en oeuvre de ce programme, qui va de l'augmentation des taxes à la rationalisation de la fonction publique et à la dérégulation des marchés, pour s'assurer de la poursuite des versements des prêts au pays.

    La Grèce a déjà reçu en août une première tranche de prêt de 13 milliards d'euros. Dix milliards ont aussi été versés sur un compte spécial, destiné à la recapitalisation des banques, affaiblies ces derniers mois par l'imposition du contrôle des capitaux, une mesure visant à empêcher le transfert d'argent à l'étranger.

  • Le nouveau gouvernement annoncé pour mardi

    Le nouveau Premier ministre doit prêter serment ce lundi soir devant le président de la République, avant d'annoncer son gouvernement ce mardi, selon son parti. Il  s'apprête à reconduire sa coalition avec la droite souverainiste pour continuer les réformes.

    ©Bloomberg

  • "On parlera de la dette, mais aussi des réfugiés"

     L'Allemagne dit vouloir coopérer "étroitement" sur la crise des réfugiés et celle de la dette en Grèce avec le nouveau gouvernement.


        "Le gouvernement va travailler étroitement et en partenariat avec le nouveau gouvernement grec. Cette proposition ne vise pas seulement à surmonter ensemble la crise de la dette mais aussi les défis liés à la situation avec les réfugiés et pour lesquels nous avons besoin d'une réponse commune" (Steffen Seibert,  porte-parole de la chancellerie allemande)

  • Feu vert de la Commission

    Le nouveau gouvernement grec dispose du mandat nécessaire pour mener à bien les réformes acceptées cet été par Athènes dans le cadre d'un troisième plan d'aide financière, estime la Commission européenne.

  • Poutine félicite Tsipras

    Le président russe Vladimir Poutine a félicité Alexis Tsipras pour sa victoire aux législatives en Grèce. 

    Poutine a exprimé "l'espoir de poursuivre un dialogue constructif et une collaboration active" avec Athènes. Moscou souhaite "renforcer la coopération russo-grecque qui profite aux deux parties dans plusieurs secteurs, notamment le commerce, l'économie, l'énergie et l'humanitaire".

    Alexis Tsipras, qui devrait être nommé Premier ministre lundi, s'était rapproché du président russe lors de son dernier mandat de Premier ministre. Il s'était rendu à deux reprises en l'espace de deux mois en Russie, où il conclu un accord, pour la somme de deux milliards d'euros, en vue de la prolongation en Grèce du projet de gazoduc Turkstream, mené par Moscou et Ankara, au point mort depuis septembre.

  • Que faire de la dette?

    Plusieurs gouvernements européens, à commencer par l'Allemagne, s'opposent à une réduction de la dette grecque mais ne sont pas hostiles à son rééchelonnement.

    La Grèce plaide pour une réduction du montant nominal de sa dette aux autres pays de la zone euro, mais les ministres des Finances de l'Eurogroupe ont catégoriquement exclu cette hypothèse le mois dernier.

    La semaine dernière, des sources au sein de la zone euro indiquaient à Reuters que les gouvernements étaient prêts à plafonner à 15% du PIB de la Grèce le service de la dette qui pèse sur les finances publiques.
    → Ce mécanisme prévu sur le long terme aurait pour effet de réduire le montant consacré chaque année par l'Etat grec au paiement des intérêts et au remboursement de la dette publique en cas de ralentissement économique et de l'augmenter si la croissance est plus soutenue.

     En avril, le montant total de la dette publique grecque atteignait 301,5 milliards d'euros, dont 197 milliards d'euros dus à ses partenaires de la zone euro.

  • La Bourse d'Athènes dans le rouge

    La Bourse d'Athènes a débuté la séance dans le rouge au lendemain des élections législatives. Une vingtaine de minutes après le début des échanges, l'indice de référence du marché grec cède 1,13% à 689,72 points et celui des valeurs bancaires perd 2,9%.

    Le rendement de la dette du pays est lui aussi orienté à la baisse.

    Sur le marché obligataire, le rendement des titres grecs à dix ans recule d'un point de base, à 8,25%.

    "Le marché avait dans une large mesure intégré une victoire de Syriza et il y a des prises de bénéfice mais les cours sont attractifs."
    Costis Morianos
    Directeur d'Asset Wise Capital Management

  • Bizarre... mais convaincant

    Le président social-démocrate allemand du Parlement européen a appelé dès dimanche soir le Premier ministre sortant pour le féliciter. Et l'a rappelé un peu plus tard pour lui demander pourquoi il maintenait son alliance avec "ce parti étrange" (AN.EL, le parti populiste des Grecs indépendants.), a raconté Martin Schulz sur France Inter.

    "Je trouve ça bizarre" pour un "Premier ministre de gauche qui est réélu (...) Il y avait d'autres options." "Il est très très habile, surtout au téléphone ; il m'a raconté des choses qui sonnent convaincantes mais qui sont finalement pour moi un peu bizarres", a-t-il ajouté.

  • "Je suis un homme déçu"

    Le ministre fédéral des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) a évoqué sa "déception" après le résultat des élections. "Il semble que la majorité actuelle va pouvoir rester en place, mais cette majorité est moins large. La dernière fois, Tsipras disposait encore d'une avance de 12 sièges, il ne lui en reste désormais plus que cinq. Dans cette optique, le pari de Tsipras est un peu perdu", a-t-il expliqué sur la VRT.

    Le ministre N-VA n'a jamais caché qu'il aurait préféré une victoire du parti Nea Dimokratia en vue de l'application du programme européen d'aide à la Grèce. "Je suis un homme déçu", a déclaré Van Overtveldt. "Surtout parce que nous avons perdu deux mois. Nous nous retrouvons face à un timing serré pour accomplir ce qui a été conclu." A la question de savoir si le résultat du scrutin n'est pas un signal envoyé contre le programme européen, le ministre indique "en prendre acte mais cela ne changera rien aux accords qui ont été conclus". "Ce résultat, aucun résultat électoral, ne mènera à une renégociation du programme", a-t-il insisté.

  • Les marchés vont prendre le temps d'analyser les résultats des élections

    Les risques entourant la mise en place du programme d'aide reste au centre des préoccupations.
    Michael Hewson,
    analyste de CMC Markets

  • Que dit la presse grecque?

    • Selon le quotidien de gauche Ta Nea, Alexis Tsipras va devoir à présent gouverner en jonglant entre les réformes exigées dans le cadre du troisième plan d'assistance financière négocié avec les partenaires européens d'Athènes, la recapitalisation des banques, la récession économique et la crise potentiellement explosive des migrants. Aux frontières orientales de l'Union européenne, proche de la Turquie, la Grèce est avec l'Italie et la Hongrie l'un des "pays de première ligne" où affluent la quasi-totalité des migrants et réfugiés cherchant à rejoindre l'Europe. "Cela reviendrait à réussir dans un domaine dans lequel il ne s'est jusqu'à présent pas distingué: celui de la gouvernance", poursuit l'éditorialiste de Ta Nea.

    • Classé à droite, le quotidien Kathimerini appelle Tsipras à mettre en oeuvre sans délai les conditions de l'accord de juillet avec les créanciers, et notamment les réformes des retraites et du marché du travail. "Espérons cette fois que les tragiques erreurs des sept derniers mois seront évitées et que le nouveau gouvernement agira avec plus de prudence, en quête du meilleur des consensus possibles", commente le journal à sa une.

    • Proche de Syriza, le journal Avgi estime pour sa part que le nouveau gouvernement va devoir mettre en oeuvre un "accord difficile" avec les créanciers de la Grèce mais qu'il pourra aussi s'attaquer aux vieilles élites du pays, marquées par la corruption.

  • Renégocier la dette!

    Négocier un allègement de la dette grecque figurera en tête des priorités du nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras, a déclaré lundi matin un cadre influent du parti Syriza. "Nous continuerons les négociations dans la période à venir, avec la question de la dette comme première et plus importante des batailles", a dit cette source.

  • A 12h30, à Berlin, le commissaire européen Valdis Dombrovskis fera un briefing sur la Grèce et le renforcement de la zone euro.

  • Les dissidents de Syriza n'en seront pas

    Le seuil de représentation parlementaire est fixé à 3% des suffrages, une barre que franchit l'Union des centristes mais pas Unité populaire, créée cet été par des transfuges de Syriza.

  • Les photos de la victoire

    ©© Nikos Antonopoulos/Demotix/Corbis
    ©© spirofoto/Demotix/Corbis
    ©© Chrissa Giannakoudi/Demotix/Corbis
    ©© spirofoto/Demotix/Corbis
    ©© Pacific Press/Corbis
    ©© Michael Debets/Demotix/Corbis
    ©© Alexandros Michailidis/Demotix/Corbis
    ©AFP
    ©AFP
    ©© Nikolas Georgiou/ZUMA Press/Corbis

  • Ready to work closely with the Greek authorities and to continue accompanying #Greece in its ambitious reform efforts #eurogroup— Jeroen Dijsselbloem (@J_Dijsselbloem) 20 Septembre 2015

  • Tsipras a dit...

    "Le peuple grec a donné un mandat clair, nous allons continuer ce que nous avons commencé ensemble il y a sept mois (...) nous allons modifier l'équilibre des forces en Europe."
    "La reprise ne va pas venir par magie (...). Le mandat que le peuple grec nous a donné est clair, c'est un mandat de quatre ans, pour se débarrasser de la corruption qui dominait dans le pays."

  • Le point sur la situation

     Le Premier ministre grec sortant Alexis Tsipras a remporté haut la main les législatives anticipées, son parti de gauche radicale Syriza obtenant sur 90% des bulletins dépouillés 35,53% des voix contre 28,05% pour le parti de droite Nouvelle Démocratie (ND).

    Alexis Tsipras a annoncé qu'il allait de nouveau s'allier avec le parti des Grecs Indépendants (Anel, souverainistes) de Panos Kammenos pour former un gouvernement de coalition.

  • 44%
    Le taux d'abstention a été fort important: 44%

  • Un gouvernement dès ce lundi

    Le Premier ministre grec sortant Alexis Tsipras est donc le grand vainqueur des législatives en Grèce avec son parti de gauche radicale Syriza.  Il devrait former dès ce lundi un gouvernement durable chargé de mettre en oeuvre le difficile plan d'aide au pays accepté à contre-coeur en juillet.

    Alexis Tsipras devrait être nommé Premier ministre dès lundi alors que les créanciers souhaitent voir son gouvernement rapidement opérationnel pour appliquer l'accord de réformes et de mesures budgéraires conclu cet été.

    ©© Panayiotis Tzamaros/Demotix/Corbis

  • 145 sièges sur 300 pour Syriza

    Syriza, le parti de la gauche radicale d'Alexis Tsipras a remporté 35,47% des suffrages dimanche aux élections législatives anticipées en Grèce après dépouillement de 99,44% des bulletins de vote. Les conservateurs de Nouvelle démocratie remportent 28,09% des voix.

    Ce qui donne 145 sièges à Syriza sur les 300 du Parlement et 75 à Nouvelle démocratie.

    • Le taux de participation a été de 56,5%. Il était de 63,6% lors des législatives de fin janvier, également remportées par le parti d'Alexis Tsipras.

    Voici les projections en nombre de sièges :

    • Sièges Pourcentage Syriza (gauche radicale) 145 (35,47%)
    • Nle démocratie (conservateurs) 75 (28,09%)
    • Aube dorée (extrême-droite) 18 (6,99%)
    • Pasok (Part socialiste) 17 (6,28%)
    • KKE (communiste) 15 (5,55%)
    • To Potami (centriste) 11 (4,09%)
    • Grecs indépendants (droite) 10 (3,69%)
    • Union des centristes 9 (3,43%)

  • Bonjour à tous! Nous reprenons notre live sur les élections grecques. Bonne lecture!

  • En route vers une coalition

    Alexis Tsipras annonce la formation d'un gouvernement de coalition avec Anel (droite souverainiste).

    "Nous allons unir nos forces, (...), nous allons continuer ensemble."
    Alexis Tsipras

  • "Je voudrais tous remercier du fond du coeur pour cette grande victoire - une victoire du peuple", a déclaré Alexis Tsipras sur Twitter.

    I want to thank all of you from the bottom of my heart for this great victory--a victory of the people #GreekElections— Alexis Tsipras (@tsipras_eu) 20 Septembre 2015

  • Déception pour Unité populaire

    Unité populaire, le parti politique fondé par des députés dissidents de Syriza, semble ne devoir avoir aucun élu, car elle est restée sous la barre des 3% nécessaires à l'obtention de sièges.

  • Tsipras a le soutien des Grecs indépendants

    Panos Kammenos, le président du parti des Grecs indépendants (droite souverainiste), a affirmé son soutien à Tsipras pour former un gouvernement de coalition.

    "Lundi, avec le Premier ministre Alexis Tsipras nous allons procéder à la formation d'un gouvernement (de coalition) pour faire sortir la Grèce de la récession et du chômage", a déclaré M. Kammemos, dont le parti a participé à l'ex-gouvernement d'Alexis Tsipras entre janvier et août.

  • 7,5 points d'avance

    Alexis Tsipras emporte les élections législatives de ce dimanche avec près de 7,5 points d'avance, par rapport à Nouvelle Démocratie, son principal adversaire. Ce sont les chiffres officiels sur la moitié des bulletins de vote.

    145 sièges
    Sur 50,11% des bulletins dépouillés, Syriza obtiet 35,54% des voix et 145 sièges sur 300 au parlement, contre 28,07% et 75 sièges pour Nouvelle Démocratie (droite).

  • Le président du Parlement européen félicite Tsipras

    Le président du Parlement européen Martin Schulz a félicité Alexis Tsipras pour la victoire de son parti Syriza en Grèce, estimant qu'un gouvernement grec "solide" était désormais "nécessaire rapidement".

    I've just congratulated @tsipras_eu for #Syriza victory in #Greece elections. Now a solid government ready to deliver is needed quickly— EP President (@EP_President) 20 Septembre 2015

  • Hollande salue la victoire de Syriza

    La victoire annoncée du parti Syriza aux législatives est un succès important pour la Grèce est pour l'Europe, a annoncé François Hollande. "C'est un message important pour la gauche européenne.

    "La Grèce va connaître une période de stabilité avec une majorité solide", a déclaré lors d'une conférence de presse à Tanger (Maroc) François Hollande qui se rendra à Athènes "sans doute dans les prochaines semaines".

  • Alexis Tsipras: "Devant nous s'ouvre la voie du travail et des luttes"

    Alexis Tsipras, dirigeant du parti de gauche radicale Syriza, qui a remporté largement les législatives en Grèce dimanche, a déclaré sur Twitter qu'après cette victoire, "s'ouvre la voie du travail et des luttes". Une photo qu'il a postée avec son tweet montre une mouette survolant la mer, accompagnée des paroles d'un chant populaire : "le bateau va apparaître au port.. nos rêves (sont) un oiseau de mer". 

    With hard work and perseverance, we'll move forward #Greece pic.twitter.com/AVbRFVYfod— Alexis Tsipras (@tsipras_eu) 20 Septembre 2015

    Les résultats officiels partiels sur 38,63% des bulletins dépouillés, donnaient une avance de plus de 7 points au parti Syriza, à 35,47% contre 28,07% pour la droite.

  • Almost identical to January results. New mandate or just hardening of voters' views? https://t.co/nOazwPoMvk— Peter Spiegel (@SpiegelPeter) 20 Septembre 2015

  • 144 sièges pour Syriza

    D'après le ministère grec de l'intérieur, Syriza obtiendrait 144 sièges sur 300 à la Vouli. Les conservateurs sont crédités de 75 sièges.

    Ces chiffres sont estimés suite au dépouillement d'un quart des bulletins.

  • Official vote projection (margin of error 0.5%). Empathic for SYRIZA pic.twitter.com/YszrdBRo9H— Marcus Walker (@MMQWalker) 20 Septembre 2015

  • Un gouvernement en 3 jours

    Le parti de gauche Syriza, donné vainqueur des élections législatives, estime être en mesure de constituer un gouvernement dans un délai de trois jours, a indiqué une source au sein de la formation politique.

  • 35,33%
    Après le dépouillement d'un quart des bulletins de vote, Syriza semble avoir une nette avance avec 35,33% contre 28,17 % pour Nouvelle Démocratie.

  • La droite reconnait sa défaite

    Le dirigeant de la droite grecque Vangelis Meïmarakis a reconnu sa défaite aux législatives face au parti de la gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras, qui le devance de plus de 7 points selon le quart des bulletins dépouillés.

    "Il apparait que le Syriza et M. Tsipras sont premiers, je le félicite", a déclaré M. Meïmarakis, dirigeant de Nouvelle Démocratie (ND), à la presse alors le quart des bulletins dépouillés à 19h50 donnait une large avance à Syriza avec 35,33% contre 28,17 % pour la ND.

  • Le parti néonazi Aube Dorée (6,5%-8%), le Pasok socialiste et le parti communistes KKE, tous les trois entre 5,5% et 7% se disputaient la troisième place, selon le sondage à la sortie des urnes.

  • Syriza en tête à la sortie des urnes

    Le parti Syriza d'Alexis Tsipras arrive en tête des élections législatives de dimanche en Grèce avec un score compris entre 30,0 et 34,0% des voix contre 28,5 à 32,5% pour Nouvelle Démocratie (ND), selon les projections diffusées par cinq chaînes de télévision à la fermeture des bureaux de vote.

    Un sondage distinct réalisé par l'Université de Macédoine donne également Syriza en tête avec 31 à 35% des suffrages contre 29 à 33% pour le parti de droite dirigé par Vangelis Meïmarakis.

    → Les premiers résultats officiels sont attendus dans la soirée.

    Si ces tendances se confirment, une nouvelle coalition sera nécessaire pour former un gouvernement majoritaire.

    ©© Panayiotis Tzamaros/Demotix/Corbis

  • Vers la plus basse participation jamais enregistrée?

    L'abstention semble nettement plus importante que lors des dernières législatives de janvier, selon les témoignages de journalistes et d'électeurs. "A ce rythme, nous allons vers la plus basse participation jamais enregistrée", commentait sur twitter l'analyste grec Yanis Koutsomitis. 

    "Deux heures avant la fermeture, les bureaux de vote à Athènes sont pratiquement déserts. Désillusion massive des électeurs", faisait écho un tweet d'un consultant économique, Jens Bastian. Aucun chiffre officiel n'avait été publié une heure avant la clôture des bureaux à 18h.

    Two hours before the vote closes polling station in Athens, #Greece practically deserted. Massiv voter isillusionment pic.twitter.com/HicjXJz3pH— Jens Bastian (@Jens_Bastian) 20 Septembre 2015

    Alexis Tsipras a voté relativement tôt, vers 9h, dans son quartier populaire d'Athènes, Kipseli, pour profiter une dernière fois de la tribune offerte par les nombreuses caméras présentes et convaincre de nombreux indécis. Sourire radieux et chemise immaculée, il s'est dit "confiant", bien que les sondages ne donnent que 0,7 à 3 points d'avance à Syriza, sur le parti de droite Nouvelle Démocratie de Vangelis Meïmarakis.

    Une heure plus tard, celui-ci, costume bleu, a voté dans le quartier plus huppé de Maroussi. Assurant qu'il allait "ramener la confiance" dans le pays, il a lancé un vibrant appel au "pilier de la famille, la femme, la mère, la grand-mère, l'agricultrice, la travailleuse, la chômeuse".

    Le score qu'obtiendra Syriza dimanche soir sera aussi scruté en Espagne, au Portugal et en Irlande, très touchées également par la crise, où se déroulent d'importantes élections dans les prochains mois. 

    → Un sondage sortie des urnes est prévu et les premières estimations sont attendues à 20h.

    ©© Aristidis Vafeiadakis/ZUMA Press/Corbis

  • Varoufakis et Konstantopoulou tirent à boulets rouges sur Tsipras

    Yanis Varoufakis, ex-ministre des Finances d'Alexis Tsipras, et Zoe Konstantopoulou, ancienne présidente du Parlement grec, ne sont pas tendres avec leur ancien président de parti. Ils l'accusent d'avoir trahi le peuple grec.

    "Les nouvelles générations savent qui les a trahies et prendront des initiatives pour rétablir la démocratie sur notre territoire."
    Zoe Konstantopoulou
    Ancienne présidente du Parlement grec

    Dans un communiqué diffusé via un site grec d'information, Yanis Varoufakis estime lui que le scrutin sert deux objectifs:

    • "Primo, annuler le 'non' courageux que 62% de la population grecque a opposé aux programmes et mémorandums sans issue, humiliants et irrationnels des plans de sauvetage."

    • "Secundo, la 'légalisation' de la capitulation qui a suivi la signature du troisième mémorandum sans issue, humiliant et irrationnel."

  • Les premiers chiffres de la participation aux élections législatives confirment la désaffection attendue d'une partie de l'électorat, convié aux urnes pour la troisième fois en huit mois.

    37/530
    A la mi-journée, des scrutateurs officiant dans un bureau de vote du centre d'Athènes ont déclaré que seuls 37 des 530 électeurs inscrits s'étaient déplacés.

    Les bureaux de vote ont ouvert à 6h et fermeront à 18h.

  • Les scénarios possibles

    1. Un parti gagne la majorité absolue au Parlement : chances minces

    Syriza, le parti du Premier ministre sortant Alexis Tsipras, espère obtenir la majorité absolue. Il y croit, car en janvier dernier, il était passé juste à côté (36,4% des suffrages, obtenant 149 sièges sur 300). Mais depuis, Alexis Tsipras a perdu un quart à un tiers de ses députés les plus à gauche lors du vote du 14 août sur le nouveau plan d'aide à la Grèce. 

    Mais la droite a également ses chances. Les sondages donnent en effet Syriza et Nouvelle Démocratie (ND) au coude à coude, Syriza généralement en tête de quelques dixièmes.

    En privé, un responsable de Syriza mise sur un score final du parti à 34%, en-dessous donc de celui réalisé en janvier. Mais les 15% d'indécis (pour une majorité d'anciens électeurs de Syriza) peuvent encore peser lourd dans la balance.

    2. Un gouvernement de coalition autour de Syriza ou ND : le plus probable

    Sans majorité absolue, le parti arrivé en tête devra conclure des alliances pour obtenir une majorité parlementaire. Il ne pourra s'agir que de Syriza ou ND, car le troisième parti du pays, le néo-nazi Aube dorée, plafonne à 7% dans les sondages, et tous les autres sont en dessous, y compris le PASOK (socialistes), autrefois challenger permanent de ND.

    - To Potami ("la Rivière"), 17 députés actuellement, parti de centre gauche créé en 2014 par un ancien journaliste de télévision, Stavros Theodorakis.
    - Le PASOK (13 députés), dirigé depuis quelques mois par une femme, Fofi Gennimata, pourrait également participer à une coalition, dans les deux cas de figure.

    3. Un gouvernement de large union nationale : l'ambition de ND

    Vangelis Meïmarakis assure depuis son arrivée que ce qu'il faut à la Grèce, c'est un gouvernement de très large union nationale. "Je crois fermement que le nouveau gouvernement doit être constitué d'autant de partis que possible. Si (ND l'emporte) j'essaierai d'obtenir la plus large coopération possible des partis du front européen. Et j'inclurai certainement Syriza dans ce front", a-t-il encore déclaré samedi. Mais pour l'instant, Alexis Tsipras a sèchement rejeté l'hypothèse de travailler en coopération avec Nouvelle Démocratie.

  • Le vote a commencé

    Les Grecs ont commencé à voter pour une deuxième élection législative cette année, un scrutin qui s'annonce serré pour le parti Syriza du Premier ministre sortant Alexis Tsipras, talonné par le parti de droite Nouvelle Démocratie de Vangélis Meïmarakis.

    Pourquoi ces élections ont-elles lieu?

    Alexis Tsipras, arrivé au pouvoir en janvier, avait démissionné de ses fonctions en août après avoir perdu sa majorité parlementaire lors du vote par les députés du troisième plan d'aide au pays en cinq ans. Toute l'aile gauche de Syriza avait voté non, en raison des conditions drastiques dont les 86 milliards d'euros de prêts étaient assortis. 

    Que disent les sondages?

    Les quatre derniers sondages parus vendredi donnaient Syriza vainqueur avec une avance de seulement 0,7 à 3 points. 

    Les résultats des sondages pointent tous vers l'obligation, quel que soit le vainqueur, à ce qu'il s'allie avec d'autres pour former une coalition gouvernementale, s'il veut avoir une majorité au Parlement. Les candidats les plus probables à ces alliances sont l'anciennement puissant Pasok (socialistes) et To Potami (centre), qui ont tous deux voté en faveur du plan et réunissaient 30 députés dans le Parlement sortant.

    Que propose Alexis Tsipras?

    ©© Marios Lolos/Xinhua Press/Corbis

    Ayant a priori exclu une alliance avec Nouvelle Démocratie, Alexis Tsipras, 41 ans, a toutefois assuré vendredi lors du dernier meeting électoral à Athènes que la Grèce aurait "un gouvernement stable et fort" au lendemain de l'élection.

    Il voulait ainsi dissiper les craintes d'un recours à un nouveau vote. Car l'électorat est lassé des scrutins successifs - cinq depuis l'éclosion de la crise de la dette en 2010, dont trois cette année en comptant le référendum de juillet --, d'une économie qui peine à redémarrer, et du chômage, le plus fort taux de la zone euro, à 25,2% fin juin.

    Que propose Vangélis Meïmarakis?

    ©© Michael Debets/Demotix/Corbis

    Evangelos ("Vangelis") Meïmarakis, 61 ans, parvenu à la tête de Nouvelle Démocratie il y a deux mois seulement, a réussi à rassembler et consolider spectaculairement son parti. Ancien ministre de la Défense, ce vétéran du parti conservateur, propose "un gouvernement de coalition nationale", y compris Syriza, pour faire "avancer la Grèce et stabiliser l'économie".

    Et les partis eurosceptiques?

    Parmi les neuf partis censés entrer au Parlement, trois sont eurosceptiques. Le parti néonazi Aube dorée pourrait maintenir sa troisième place, crédité de jusqu'à 7% des voix malgré l'inculpation de sa direction pour appartenance à une organisation criminelle. Viennent ensuite le parti communiste KKE et le parti de l'Unité populaire des dissidents de Syriza. Celui-ci, qui prône le retour à la drachme, a été fondé le mois dernier seulement, et n'est même pas sûr d'entrer au Parlement. Il trouve cependant des supporters parmi les Grecs épuisés.

    Le nombre d'indécis, 17%, selon les sondeurs, préoccupe les deux principaux rivaux. "Si tu ne votes pas, il n'y aura pas de miracle", proclame M. Tsipras sur Twitter, pour accompagner un dessin de lui en Jésus Christ. "Je ne comprends pas comment des Grecs pétris de logique et de démocratie peuvent gaspiller leur voix pour des groupes nazis et des groupes dont on ne sait pas comment ils vont coopérer", a indiqué Vangelis Meïmarakis, pour dissuader la dispersion des voix de droite.

    → Les 9,8 millions d'électeurs grecs ont jusqu'à 18h pour voter, dans ce scrutin de liste à la proportionnelle.
    → Un sondage sortie des urnes est prévu et les premières estimations sont attendues à 20h.

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