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Et au bout, un plan à 82 milliards...

©REUTERS

Les négociateurs européens veulent qu'un certain nombre de réformes demandées à la Grèce soient votées au Parlement avant d'entamer formellement les négociations pour un 3e plan d'aide. Quelles sont-elles?

Les ministres des Finances de la zone euro ont rédigé une liste de nouvelles conditions réclamées au gouvernement grec pour commencer à négocier un nouveau plan de sauvetage financier du pays, soumis à l'arbitrage des dirigeants de l'Union monétaire.


"Nous avons parcouru un long chemin (...) il y a encore des questions majeures" à régler. "C'est aux dirigeants de décider" (le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem)


"Nous avons fait des progrès même si des points de divergence doivent être comblés. C'est maintenant aux dirigeants de trouver le termes d'un accord", a résumé de son côté Pierre Moscovici, le commissaire européen en charge des Affaires économiques.

Beaucoup de progrès ont été faits" pour la mise au point de cette feuille de route, a renchéri sur son compte Twitter le ministre des Finances finlandais, Alexander Stubb.

Parmi les engagements réclamés à Athènes figure le vote "d'ici le 15 juillet" par le Parlement grec d'un premier volet des mesures promises par Athènes. Le gouvernement grec de gauche radicale devra aussi accepter "de dures conditions" en ce qui concerne "la réforme du marché du travail et du système de retraites, la fiscalité et la TVA".

Les négociateurs européens veulent qu'un certain nombre de réformes demandées à la Grèce soient votées au Parlement avant d'entamer formellement les négociations:

♦  des changements dans la TVA, les retraites et l'indépendance de l'office statistique en Grèce doivent intervenir avant l'ouverture d'une procédure formelle sur un nouveau plan de sauvetage

♦ la Grèce doit renforcer son programme de privatisations 

♦ la Grèce devrait accepter de transférer 50 milliards d'euros d'actifs publics dans un fonds de garantie.

♦ et, élément important, une décote sur la dette grecque est exclue, ajoute le document

 

#EuroSummit la lista delle riforme che la #grecia deve approvare entro mercoledì pic.twitter.com/EcO7fd12Tl— fra buonfiglioli (@franzic76) 12 Juillet 2015

 

Ce document est maintenant entre les mains des participants au sommet.

Si les Grecs acceptent au final les conditions qui leur sont posées, la zone euro donnerait son feu vert à l'ouverture de nouvelles négociations entre Athènes et ses créanciers pour un troisième plan d'aide, de plus de 82 à 86 milliards d'euros sur trois ans.

L'Eurogroupe estime qu'Athènes a besoin de 82 à 86 milliards. Sur le montant total de ce plan d'aide, 7 milliards seraient versés avant le 20 juillet et 20,5 milliards avant la mi-août pour permettre aux pays de faire face à des échéances immédiates de prêts dus à la Banque centrale européenne et à ses autres créanciers.

  • Fin juin, la Grèce a fait défaut sur un prêt de 1,6 milliard d'euros dû au Fonds monétaire international. Le 20 juillet, elle doit rembourser 3,5 milliards d'euros à la BCE.

 Le programme d'aide, assuré par le Mécanisme européen de stabilité avec implication du Fonds monétaire international, comprendrait 10 à 25 milliards d'euros pour recapitaliser les banques grecques, dont 10 milliards seraient disponibles immédiatement afin de permettre une réouverture des guichets, fermés depuis fin juin.



Mais "il est probable que le feu vert final ne soit donné qu'après un vote demain par le Parlement grec d'une série d'actions préalables", a estimé une source européenne.

L'incertitude quant l'issue du sommet de la zone euro de ce dimanche reste totale, de nombreux pays estimant que le gouvernement d'Alexis Tsipras ne dispose pas de la crédibilité nécessaire pour bénéficier d'une nouvelle aide européenne. Ce dernier a toutefois fait approuver par le Parlement grec samedi un programme de réforme proche de celui proposé par les créanciers et rejeté par référendum en Grèce.

Ce qui coince. Une partie des dirigeants européens redoutent qu'après l'obtention des fonds, le gouvernement grec n'interrompe la mise en oeuvre des privatisations et des réformes promises à ses créanciers, comme celle des retraites ou de la fiscalité.

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