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Grèce: ne serait-ce qu'un problème de mots?

Yanis Varoufakis et Michel Sapin. Selon celui-ci: "Il y a beaucoup de problèmes de mots. Il y a du 'wording' mais l'outil juridique ne peut être autre chose que l'extension du programme. Ce que Varoufakis nous a dit, ce que j'ai compris: le principe même de l'extension du programme, c'est oui". ©AFP

Selon Michel Sapin, ministre français des Finances, un accord avec Athènes est "une question de formulation". Pour les Européens, la seule option viable pour un accord est une extension du programme d'aide grec en cours, qui expire le 28 février.

Le risque de voir la Grèce contrainte de quitter la zone euro s'est accru mais un compromis reste possible entre Athènes et ses partenaires européens, pensent es médias grecs et les banques d'investissement au lendemain de l'échec d'une réunion de l'Eurogroupe.

Selon eux, tous les yeux sont désormais tournés vers la Banque centrale européenne (BCE), qui doit décider mercredi de prolonger ou non l'accès aux liquidités d'urgence (ELA) permettant aux banques grecques de toujours disposer de fonds malgré la crise politique.

©Photo News

"Il n'y a pas de plan B" dans le cadre des négociations avec la Grèce, a assuré le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici (photo), au lendemain de ce nouvel échec des discussions entre Athènes et la zone euro: "Nous pensons tous qu'une solution est possible. Il n'y a pas de plan B".

"Le plan A, pour la Commission, c'est un accord à 19 (au sein de la zone euro, ndlr). C'est le seul sur la table", a renchéri le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas. "Il faut passer de l'idéologie à la logique", a-t-il affirmé à l'adresse des Grecs, en reprenant une formule de Moscovici.

• La version grecque. Le gouvernement grec "n'acceptera pas d'ultimatum" mais "maintient son engagement à trouver une solution mutuellement utile avec ses partenaires européens par la poursuite des négociations", a indiqué une source gouvernementale grecque:

"Le plan actuel d'aide a provoqué une crise humanitaire et a conduit l'économie dans une impasse absolue. C'est le résultat des élections du 25 janvier (date de la victoire de la gauche radicale Syriza, qui prône la fin de l'austérité) et le sens commun qui imposent la fin de ce programme."

La Commission européenne s'est dit, elle, "dans une recherche de solution à 19", et a promis de "jouer son rôle de facilitateur". Elle a toutefois démenti l'existence d'un document que les Grecs étaient à deux doigts de signer la veille, comme l'a affirmé le ministre des Finances, Yanis Varoufakis. "Il y a eu des documents élaborés, mais aucun document mis sur la table, et donc aucun document rejeté par la Grèce", a renchéri le Français Michel Sapin.

©EPA

 

Il y aurait des avancées, mais un problème de vocabulaire subiste... La recherche d'un accord entre la Grèce et ses partenaires européens bute essentiellement sur des questions de formulation et un compromis a émergé sur des points tels que le niveau de dette et l'impossibilité de procéder à une décote, a précisé Sapin.

 

"Il y a beaucoup de problèmes de mots. Il y a du 'wording' mais l'outil juridique ne peut être autre chose que l'extension du programme. Ce que  Varoufakis nous a dit, ce que j'ai compris, c'est: le principe même de l'extension du programme, c'est oui." (Michel Sapin)


Sapin a précisé que la Grèce pourrait maintenir un excédent budgétaire primaire équivalent à 1,5% de son produit intérieur brut (PIB) tant que durerait le programme d'assistance financière.

• Pour les Européens, la seule option viable est donc une extension du programme d'aide grec en cours, qui expire le 28 février. La zone euro a fixé un ultimatum à Athènes jusqu'à vendredi et souhaite qu'elle fasse une demande formelle par lettre, selon plusieurs sources proches du dossier.

"Le seul terrain connu qui permette d'avoir un peu de temps, de tranquillité et de calme, c'est la prolongation du programme précédent. C'est un travail qui doit continuer pour aller jusqu'au bout dans les quelques heures qui restent." "Une extension du programme de redressement grec comporterait la 'flexibilité que les règles comportent'." (Michel Sapin)

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