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Grèce: on attendra le 24 avril

©REUTERS

La Grèce devrait s'accorder sur sa dette avec ses créanciers le 24 avril. Athènes n'a plus reçu de versement depuis août 2014 et a de plus en plus de mal à couvrir ses besoins.

La Grèce devra parvenir à un accord-cadre sur sa dette avec ses créanciers lors de la réunion de l'Eurogroupe programmée pour le 24 avril, déclare le ministre des Finances Yanis Varoufakis dans une interview publiée lundi par le journal grec Naftemporiki. "Il faudra être parvenu à une conclusion préliminaire (des négociations) à l'Eurogroupe du 24 avril, conformément à l'accord intervenu à l'Eurogroupe du 20 février", affirme-t-il.

"Les négociations prendront fin quand on parviendra à un accord honorable, qui offrira à l'économie grecque la perspective d'une réelle stabilisation et d'une croissance substantielle" (Varoufakis).

Yanis Varoufakis a par ailleurs déclaré que le pays "avait l'intention d'honorer tous ses obligations vis à vis de ses créancier et ce "ad infinitum", cherchant ainsi à apaiser les craintes d'un défaut avant une importante échéance de remboursement cette semaine.

S'exprimant à la suite d'une rencontre avec la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, Yanis Varoufakis a ajouté que le gouvernement prévoyait de "réformer la Grèce en profondeur" et qu'il s'efforcerait à améliorer "l'efficacité des négociations" avec ses créanciers.

• Athènes est en passe de manquer de liquidités et ses créanciers internationaux maintiennent le gel de leur aide financière en reprochant au nouveau gouvernement grec issu du parti de la gauche radicale Syriza l'absence d'engagements clairs en matière de réformes.

Vendredi, après une série de déclarations contradictoires, le secrétaire d'Etat aux Finances a dit que la Grèce allait rembourser le 9 avril une tranche d'un prêt du Fonds monétaire international (FMI).

Christine Lagarde a salué la confirmation par Yannis Varoufakis que la Grèce allait bien procéder à un remboursement du FMI le 9 avril. Elle a également a dit que le FMI était prêt à continuer de coopérer avec la Grèce pour l'aider à retrouver une croissance durable, ajoutant que les discussions au sujet d'une nouvelle aide au pays allaient reprendre à Bruxelles.

La Grèce n'a pas reçu d'aide financière depuis août dernier et a dû avoir recours à des mesures exceptionnelles telles que des emprunts auprès d'organismes publics.

Le gouvernement grec a adressé mercredi à la Commission européenne, à la Banque centrale européenne (BCE) et au FMI une liste plus détaillée de projets de réformes mais pour les créanciers, cette liste n'est pas définitive et elle est encore loin d'être satisfaisante.

Le gouvernement espère que l'approbation de cette liste permettra de débloquer les 7,2 milliards d'euros restants du plan de sauvetage de l'UE et du FMI et de percevoir les 1,9 milliard d'euros qui lui reviennent des bénéfices réalisés par la Banque centrale européenne sur les obligations grecques.

Athènes n'a plus reçu de versement depuis août 2014 et a de plus en plus de mal à couvrir ses besoins, ce qui contraint le gouvernement à recourir à divers stratagèmes comme par exemple emprunter à des sociétés nationales.

Depuis trois semaines, une rumeur - alimentée par une lettre alarmiste du Premier ministre grec Alexis Tsipras à la chancelière allemande Angela Merkel le 15 mars, prévenant que le pays pourrait ne pas honorer ses prochains remboursements - laissait entendre qu'Athènes ne serait pas en mesure d'honorer l'échéance du 9 avril. Or un défaut aurait des conséquences difficilement calculables, selon les économistes.

 

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