Grèce: "pas encore" d'accord selon la Commission

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Les négociations entre la Grèce et ses créanciers vont se poursuivre dans les jours qui viennent, car le compte n'y est toujours pas selon la Commission européen. L'exécutif s'inscrit ainsi en faux contre les déclarations optimistes d'Athènes qui prévoit un accord d'ici dimanche.

Le gouvernement grec a assuré ce jeudi que l'accord longtemps attendu entre la Grèce et ses créanciers, UE et FMI, sur l'avenir financier du pays lourdement endetté, serait finalisé d'ici dimanche. Un optimisme que la Commission européenne est loin de partager.

"Nous n'y sommes pas encore arrivés, il y a des questions ouvertes à résoudre. De nouveaux progrès doivent être faits."
Annika Breidthardt
Porte-parole de la Commission en charge des Affaires économiques

"Nous oeuvrons pour conclure un accord très rapidement, d'ici dimanche", a affirmé le porte-parole du gouvernement grec Gabriel Sakellaridis lors d'un point de presse jeudi en début d'après-midi. "Il est temps de rédiger un texte avec les créanciers sur les sujets sur lesquels on est d'accord et il faut trouver une solution sur les questions qui restent ouvertes", a-t-il estimé.

Quelques heures plus tard, le Premier ministre Alexis Tsipras s'est entretenu pendant une heure au cours d'une téléconférence avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande.

Les tractations durent depuis plusieurs mois, ce qui fait resurgir des scénarios sur une éventuelle faillite du pays. "Toutes les parties veulent éviter cette éventualité (...) le gouvernement grec fait tout ce qu'il faut pour l'éviter (...) pendant les négociations nous avons prouvé qu'on veut une solution mutuellement utile afin que tous ces scénarios disparaissent", a réitéré le porte-parole grec.

"Je suis toujours surpris quand à Athènes on nous dit qu'on est tout près d'un accord"
Wolfgang Schäuble
Ministre allemand des Finances

Mercredi, Athènes avait annoncé unilatéralement que les équipes techniques de négociation sur la Grèce avaient commencé à rédiger un accord, tout en se plaignant des divergences persistantes entre ses créanciers. "De grands pas ont été accomplis, nous sommes près d'un accord", avait affirmé le Premier ministre Alexis Tsipras à Athènes.

Ces déclarations ont été rapidement contredites par plusieurs acteurs impliqués dans le dossier, comme le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. "Je suis toujours surpris quand à Athènes on nous dit qu'on est tout près d'un accord", a-t-il lancé mercredi soir à la télévision allemande depuis Dresde dans l'est de l'Allemagne, où il préside une réunion des ministres du G7.

 

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