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"Il faut restaurer la confiance"

Les Européens ont conclu lundi un accord pour négocier un troisième plan d'aide à la Grèce, au prix de très lourds sacrifices pour le pays, prélude à de longues tractations durant lesquelles la zone euro devra gérer l'urgence et maintenir sous perfusion une économie exsangue.
  • Le point sur la situation

    • Un accord a été conclu lundi: la Grèce bénéficiera d'une aide du Mécanisme européen de stabilité en contrepartie de la mise en oeuvre de réformes sérieuses.
    • Le parlement grec commence ses travaux. Il adoptera d'ici le 15 juillet une réforme de la TVA et des retraites avant d'enclencher le processus formel d'un troisième plan de sauvetage. L'approbation du Parlement n'est pas gagnée vu les tensions qui existent au sein du parti Syriza.
    • Alexis Tsipras ne démissionnera pas Il a déclaré qu'il voulait prendre ses responsabilités jusqu'au terme de ma législature. Il remaniera probablement son gouvernement lorsque le parlement se sera prononcé mercredi.
    • Le plan de financement transitoire est toujours à l'étude. Haircut? Selon un rapport confidentiel du FMI, la Grèce a besoin d'un allégement de sa dette. 
    • Les autres parlements nationaux devront donner leur accord (jeudi ou vendredi) avant l'ouverture de nouvelles négociations. Le Bundestag procédera au vote ce vendredi.
    • Les banques pourraient rester fermées un mois de plus, selon Alexis Tsipras.

  • La Maison Blanche salue l'accord

    "Nous avons depuis longtemps souligné qu'une solution possible consistait en un ensemble de réformes et de financements qui permettraient à la Grèce d'être sur sur la voie de la croissance économique et d'une gestion durable de sa dette (...) Cela apparaît comme un pas en avant crédible dans cette direction."
    Josh Earnest
    Porte-parole de Barack Obama

  • Le ministre grec de l'Économie dit qu'il pense que les liquidités d'urgence (ELA) seront débloquées une fois le train de réformes approuvé par le parlement grec.

  • Aucune garantie pour un financement relais

    Les ministres des Finances de la zone euro n'ont pas pu formuler de solution pour un financement relais afin qu'Athènes puisse faire face à très court terme à ses engagements, chiffrés à 12 milliards d'euros cet été, en attendant son troisième plan de sauvetage. Une telle solution s'avère "très complexe", selon le président de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, tant sur le plan financier, technique, légal que politique.

    L'Eurogroupe, à l'issue d'une réunion de 2h30 lundi après-midi, a choisi de laisser le soin à des équipes techniques d'évaluer comment élaborer un "pont" financier d'ici au déblocage d'un troisième programme d'aide que les 19 membres de la zone euro sont prêts à négocier sous de sévères conditions. Toutes les possibilités seront étudiées dès ce soir, ainsi que demain avec les adjoints des ministres.

    → Le commissaire européen en charge de l'Euro, Valdis Dombrovskis, a précisé qu'il y avait plusieurs options sur la table, et qu'un retour était désormais attendu du groupe de travail ad hoc dans les prochains jours.

    → Son homologue aux Affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici, a également promis que le travail serait intense pour identifier le meilleur bouquet de solutions dans les plus brefs délais.

    La nécessité d'un financement relais est d'autant plus pressante qu'élaborer un troisième plan d'aide (de 82 à 86 milliards sur trois ans) "complètement nouveau" devrait "prendre plutôt quatre semaines que deux", a affirmé M. Dijsselbloem. 

  • Varoufakis, trop dur pour le gouvernement grec

    ©AFP

    L'ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis révèle dans un entretien publié lundi dans le magazine britannique New Statesman, qu'il a démissionné pour avoir été mis en minorité, le soir du référendum, sur la ligne qu'il voulait adopter face à la BCE après la fermeture des banques grecques.

    L'économiste au fort tempérament révèle avoir en fait perdu à quatre contre deux lors d'une réunion de cabinet après la victoire du non, au cours de laquelle il prônait une ligne dure.

    Les banques grecques sont fermées depuis le 29 juin, pour éviter une hémorragie de l'épargne, alors que la Banque centrale européenne a cessé d'ajuster le plafond de son aide d'urgence à ces établissements. M. Varoufakis, persuadé que cette situation "voulue par la BCE pour sceller un accord" se produirait, avait prévu "un triptyque" d'actions pour y répondre :

    • "Émettre des IOUs" (phonétiquement "I owe you", "je vous dois", des reconnaissances de dettes en euros);

    • "Appliquer une décote sur les obligations grecques" détenues par la BCE depuis 2012, pour réduire d'autant la dette;

    • "Prendre le contrôle de la Banque de Grèce des mains de la BCE".

    Un Grexit envisagé pour faire peur

    Autant d'actions laissant entrevoir selon lui une possible sortie de la Grèce de l'euro, sans le faire pour autant, et avec la certitude, explique-t-il, qu'il n'y avait de toute façon aucun moyen légal de la pousser dehors. Le tout pour faire peur et obtenir un meilleur accord des créanciers.

    Le soir du référendum, il regrette que "le gouvernement a décidé que la volonté du peuple, ce "non" retentissant, ne devait pas être le déclencheur de cette approche énergique (...) au contraire cela allait mener à des concessions majeures à l'autre camp".

  • Les banques grecques fermées jusque mercredi (inclus)

    Le ministre grec des Finances, Euclid Tsakalotos, a confirmé que les banques grecques garderont leurs portes closes jusqu'au mercredi 15 juillet compris.

  • Le plan d'aide à la Grèce pas prêt avant 4 semaines

    Jeroen Dijsselbloem a estimé qu'il faudrait plutôt quatre semaines, et non pas deux, pour boucler ce plan d'aide. Et même avec ce calendrier, "certains me qualifient d'optimiste", a dit le président à la fois de l'Eurogroupe, instance réunissant les ministres des Finances de la zone euro, et du MES.

  • Les dernières infos en direct

  • Mutinerie au sein de Syriza?

    Un groupe de députés de la frange dure de Syriza, rassemblés au sein de la "Plate-forme de gauche", pourraient s'opposer à l'accord sur un troisième plan d'aide à la Grèce intervenu tôt ce matin à Bruxelles, a-t-on déclaré de source proche de cette faction.

    "Ils pourraient (les députés de cette faction) se porter présents, ou voter contre, ou encore s'abstenir."

    De son côté, on déclarait de source proche du ministre de l'Energie que celui-ci, Panagiotis Lafazanis, qui s'est vigoureusement opposé aux nouvelles mesures d'austérité prévues par le plan d'aide, n'envisageait pas de quitter le gouvernement pour l'instant.

  • Grève de 24h des fonctionnaires grecs

    "Nous appelons à une grève de 24 heures, lors du vote de l'accord anti-populaire et à des manifestations à 16H00 GMT (19h00 locales) sur la place Syntagma."
    Adedy
    Le syndicat grec des fonctionnaires

    Il s'agit de la première grève de fonctionnaires depuis l'élection au pouvoir du parti de la gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras fin janvier. Ce parti était le protagoniste de grandes grèves et manifestations anti-rigueur entre 2010 et 2014, lors des deux précédents plans de rigueur imposés au pays en échange de prêts de plus de 240 milliards d'euros votés à l'époque de la droite et des socialistes. 

    L'Adedy devait effectuer un premier rassemblement lundi soir à Syntagma, où deux autres manifestations contre la rigueur et "l'euro" étaient prévues: la première a été organisée via les réseaux sociaux, la deuxième par le parti de gauche Antarsya, qui est en faveur de l'abandon de l'euro mais qui n'est pas représenté au Parlement.

  • Beaucoup "reste à faire", selon Washington

    Il reste "beaucoup à faire" pour que l'accord conclu entre la Grèce et les Européens sur un possible nouveau plan d'aide au pays porte ses fruits, a estimé lundi Jacob Lew le secrétaire américain au Trésor. Il a toutefois salué un "important pas en avant".

    Selon M. Lew, le compromis de Bruxelles constitue une "base pour rétablir la confiance" et souligne "l'engagement de la Grèce à entreprendre de difficiles et profondes réformes fiscales et structurelles". De leur côté, les Européens se sont engagés à "tracer la voie d'un retour de la Grèce à la croissance et à une dette soutenable", a assuré M. Lew.

  • Essentiel de rétablir compréhension et confiance. Responsabilité commune d'être à la hauteur de ce moment décisif @EU_Commission #Grèce— Pierre Moscovici (@pierremoscovici) 13 Juillet 2015

  • Ce qu'il faut retenir de l'Eurogroupe

    "Nos débats ont été intenses et au coeur du débat, il y avait la question de la confiance (...) Il convient donc de restaurer cette confiance" a déclaré Jeroen Dijsselbloem.

    "Personnellement, mon objectif a toujours été de garder la Grèce au sein de la zone euro, mais il fallait le faire sur une base crédible pour la Grèce et pour la zone euro."

    "Avant la rupture des négociations, on envisageait une extension du deuxième programme. Maintenant, c'est un nouveau programme étalé sur 3 ans avec des engagements et des besoins de financement beaucoup plus conséquents. (...) Il faudra quatre semaines pour y arriver."

    Le programme de la semaine:

    • "Mercredi au plus tard, le parlement grec acceptera le paquet dans sa totalité sur base de l'accord de ce matin.

    • Si ceci se passe bien, les institutions nous informeront et nous auront une téléconférence de l'Eurogroupe mercredi soir ou jeudi soir.

    • Après cela, les ministres pourront lancer leur procédures nationales. (...) Ceci pourra se faire jeudi et vendredi.

    • Et vendredi on aura une autre téléconférence pour pouvoir donner un mandat aux institutions."

    "L'accord est exigeant, mais équilibré. Il reflète l'urgence et la difficulté de la situation" estime Pierre Moscovici, ministre français des Finances. 

    De quoi a discuté l'Eurogroupe ce lundi:

    • "Les autorités grecques se sont engagées à voter plusieurs lois d'ici mercredi."

    • "Nous devons trouver une solution pour aider à la Grèce à faire face aux échéances financières des prochaines semaines."

    • "Nous serons prêts à fournir à la Grèce toute l'expertise technique qui peut être utile pour renforcer la capacité et l'efficacité de l'Etat grec."

    • "La Commission est prête à mettre en oeuvre tous les outils de solidarité dont elle a la responsabilité pour aider au développement de la Grèce."

  • Jeroen Dijsselbloem reste à la tête de l'Eurogroupe

    Le ministre néerlandais des Finances Jeroen Dijsselbloem a été réélu président de l'Eurogroupe pour un deuxième mandat. Il a  remercié via Twitter ses collègues de l'Eurogroupe pour leur soutien et leur coopération, à l'issue de leur réunion lundi à 18h00.

    Le seul adversaire de Jeroen Dijsselbloem était le ministre espagnol Luis de Guindos.

    I thank my colleagues for their support and cooperation and look forward to a second term as President of the #Eurogroup— Jeroen Dijsselbloem (@J_Dijsselbloem) 13 Juillet 2015

     

    ©AFP

  • Le FMI prêt à aider

    Le Fonds monétaire international a déclaré ce lundi qu'il est prêt à travailler avec Athènes et ses créanciers européens pour aider à régler la crise de la dette grecque maintenant qu'un accord conditionnel a été conclu au petit matin sur un nouveau plan d'aide.

    La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a présenté au conseil d'administration du Fonds les conclusions des négociations de ce week-end, a précisé le porte-parole Gerry Rice. "Le FMI se tient prêt à travailler avec les autorités grecques et les partenaires européens pour faire avancer cet important effort", a-t-il dit dans un bref communiqué.

  • Charles Michel se défend d'avoir été un partisan du 'Grexit'

    Le Premier ministre s'est défendu des accusations portées contre lui par la presse internationale présentant son gouvernement comme l'un des cinq ou six appartenant aux pays partisans de la ligne dure du 'Grexit'. Il a assuré au contraire, lundi devant le parlement belge, avoir joué un rôle de médiateur autour de propositions alliant solidarité et responsabilité.

    "Nous avons toujours estimé que la Grèce devait rester dans la zone euro. Ce point de vue n'a jamais varié. C'est dans ce sens que nous avons œuvré tout au long des réunions de ces dernières semaines."
    Charles Michel
    Premier ministre

    Ces propos n'ont pas rassuré l'opposition qui a globalement fustigé lundi un accord ajoutant une nouvelle couche d'austérité au détriment de la population grecque et mettant le pays sous tutelle. Pour la majorité, au contraire, cet accord ouvre des perspectives, notamment en termes d'investissements et de flexibilisation de la dette. 

  • "L'accord est là pour être exécuté"

    ©© Jonathan Raa/NurPhoto/Corbis

    "L'accord dégagé cette nuit prévoit des actions immédiates à entreprendre par le gouvernement grec, de cela dépendra un éventuel financement relais", a expliqué le ministre belge des Finances Johan Van Overtveldt à son arrivée à une nouvelle réunion de l'Eurogroupe ce lundi après-midi.

    "L'accord est là pour être exécuté et je crois vraiment qu'on peut attendre du gouvernement grec de réaliser ce sur quoi nous nous sommes entendus", a déclaré le ministre.

  • #Eurogroup begins.— Alexander Stubb (@alexstubb) July 13, 2015

  • La BCE maintient ses prêts d'urgence ELA aux banques grecques au niveau actuel (porte-parole)

  • L'accord grec, important pour la "sécurité" dans l'Otan

    L'accord européen conclu sur la Grèce est "important" pour la sécurité de ce pays et de ses alliés de l'Otan, a estimé lundi le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg. "La stabilité, la prospérité économique sont importantes pour plusieurs raisons, à commencer par la sécurité de tous nos pays", a souligné Jens Stoltenberg à l'issue d'un rencontre avec le Premier ministre slovène Miro Cerar. "La Grèce est un allié très impliqué, qui a consacré plus de 2% de son produit intérieur brut à la défense pendant plusieurs années, et je suis tout à fait sûr qu'elle restera un allié très impliqué" au sein de l'Otan, a-t-il encore assuré.

  • Nouvel Eurogroupe à 15h00

    #Eurogroup meeting - @J_Dijsselbloem on #Greece http://t.co/S93cU1ucGm pic.twitter.com/1rupWz5nCM— EU Council TV News (@EUCouncilTVNews) 13 Juillet 2015

  • "Encore une probabilité de 30% pour un Grexit"

    Pour le Credit Suisse, le risque de Grexit n’a pas disparu avec l’accord conclu ce lundi matin. Les économistes de la banque d’affaires estiment à 30% la probabilité de voir la Grèce sortir de la zone euro au cours des douze prochains mois. Leurs craintes se nourrissent de deux éléments :

     

    1. L’accord doit être avalisé par six Parlements en plus de celui de la Grèce : Allemagne, Finlande, Slovénie, Portugal et Italie. Le risque est, qu’au sein de ces assemblées, les partis dominants ne veulent pas être perçus comme cédant du terrain face à Syriza ce qui pourrait renforcer la position d’autres partis populistes.
    2. L’autre danger est lié à la mise en place des réformes prévues dans l’accord à un moment où la confiance de l’Allemagne envers la Grèce est à son plus bas. Même si le Credit Suisse estime que les partis de l’opposition vont soutenir le plan, son application risque d’être problématique. Un exemple : les banques grecques ont besoin de 25 milliards d'euros pour se tenir à flots. Ces fonds seront alimentés par la privatisation d’actifs. Or, l’an dernier, seulement 2 milliards d’euros ont pu être récoltés via ces privatisations.  
  • La réaction de Bruno Wattenbergh (VIDEO)

  • La déclaration d'Alexis Tsipras

    My statement following the conclusion of the Eurozone Summit #Greece #EuroSummit http://t.co/s6P6IR4SJ1 pic.twitter.com/7163eoDFDW— Alexis Tsipras (@tsipras_eu) 13 Juillet 2015

  • ECB SAID TO KEEP GREEK EMERGENCY LIQUIDITY CEILING UNCHANGED: BBG— zerohedge (@zerohedge) July 13, 2015

  • Les 7 conditions imposées à la Grèce

    1. Les prérequis

    D'ici mercredi, la Grèce doit:
    - rationnaliser le système de TVA et élargir sa base pour augmenter ses revenus,
    - améliorer la soutenabilité du système de retraites,
    - assurer l'indépendance de l'institut statistique ELSTAT,
    - mettre en place une autorité fiscale indépendante et un mécanisme de réduction automatique des dépenses en cas de ratage des objectifs budgétaires.

    Ces mesures sont impératives pour commencer à discuter d'un plan d'aide.

    D'ici le 22 juillet, la Grèce doit adopter un code de procédure civile et transposer en droit grec une directive sur le renflouement des banques.

    2. Des réformes

    Les créanciers exigent d'ici lundi prochain:
    - un ambitieux programme de réformes des retraites,
    - des reformes plus importante du marché intérieur (soldes, pharmacies, boulangeries, l'ouverture des commerce le dimanche...)
    - la privatisation du réseau de transport électrique,
    - une modernisation du marché du travail afin d'aligner les politiques de l'emploi sur les standards internationaux et européens,
    - une modernisation et une dépolitisation de l'administration grecque,
    - un renforcement du secteur financier.


    3. Gérer les privatisations
    Le gouvernement doit mettre en oeuvre un programme de privatisation plus développé, à travers la création d'un fonds ad hoc. Ce Fonds devra générer 50 milliards d'euros, dont 50% serviront à recapitaliser les banques grecques au bord de l'asphyxie financière. 12,5 milliards serviront au désendettement et 12,5 milliards pour des investissements. Ce Fonds sera basé en Grèce et sera géré par les autorités grecques sous la "supervision" des autorités européennes.

    4. Le retour des insitutions
    La Grèce doit normaliser les relations avec les Institutions (Commission, BCE, FMI). Ces institutions, honnies par le gouvernement Syriza et ses sympathisants, auront un droit de regard sur certains projets de lois ou de référendum. Le FMI continuera d'être associé au programme grec, y compris au delà de l'échéance de mars 2016, date à laquelle il devait s'achever.

    5. Des mesures annulées
    La Grèce devra revoir certaines des mesures adoptées par le gouvernement d'Alexis Tsipras qui sont contraires aux engagements des précédents gouvernements grecs. Le texte ne précise pas lesquelles.

    6. Le financement
    L'ensemble de ce troisième programme pourrait représenter de 82 à 86 milliards d'euros, dont 10 à 25 milliards d'euros à prévoir pour les banques, en cas de recapitalisation ou de liquidation. Les Institutions sont invitées à voir comment elles pourraient réduire l'enveloppe des financements.

    Les chefs d'Etat et de gouvernement demandent également à l'Eurogroupe de trouver une solution transitoire pour permettre à la Grèce de faire face à ses besoins urgents de financements (12 milliards d'euros d'ici mi-août) et pour lui permettre de payer ce qu'elle doit, notamment au FMI.

    7. La dette
    L'Eurogroupe est prêt à évaluer, si nécessaire, des mesures additionnelles (allongement des délais de grâce et des maturités), si la Grèce a respecté ses engagements.

  • La Grèce va encore prolonger la fermeture des banques

    Le ministre grec des Finances a refusé de dire pour combien de temps encore les banques du pays allaient rester fermées. Euclide Tsakalotos a néanmoins confirmé que la fermeture des banques allait une nouvelle fois être prolongée. Les institutions financières grecques ont baissé le rideau depuis deux semaines.

    Du côté des banques, on est un peu plus précis quant à la durée de cette de fermeture. Selon des sources du secteur, le gouvernement évaluera ce mercredi la situation en vue de procéder à l'ouverture des banques.

  • Un responsable de Podemos évoque un coup d'Etat financier

    Un responsable régional du parti Podemos, l'allié espagnol du parti grec Syriza, a dénoncé lundi l'accord entre la zone euro et la Grèce.

    "La solidarité européenne n'existe pas. Ce que l'on recherche en Grèce, c'est à faire un coup d'Etat financier, transformer le pays en protectorat."
    Pablo Echenique
    Député régional espagnol - Podemos

    Echenique est réputé dur au sein du mouvement antilibéral dirigé par Pablo Iglesias, le secrétaire général du parti, qui a clamé ce dimanche "attends Alexis (Tsipras), nous arrivons et nous allons être plus forts".

    L'Espagne, où des élections législatives se tiendront à la fin de l'annnée, suit de très près la situation en Grèce, alors que Podemos est devenu en un peu plus d'un an la troisième force politique du pays après le Parti populaire (droite) au pouvoir et le Parti socialiste.

  • A 3h du matin, la délégation belge s'est fait livrer des frites et des fricadelles pour tenir le coup... #Fact— Martin Buxant (@Le_Bux) July 13, 2015

  • Le Bundestag au vote ce vendredi

    Selon le président du parlement allemand, le vote concernant le plan grec aurait lieu ce vendredi.

  • Du référendum à l'accord: retour en images

    Cliquez sur la flèche à droite pour naviguer sur la ligne du temps. 

  • Exit Tsipras?

    Comme mon collègue Stéphane Wuille l'écrit dans son chat:
    Selon le spécialiste des paris Ladbroke, il y a 58% de probabilités que Tsipras quitte ses fonctions avant la fin de l'année"
  • L'accord complet

    Finally, #Greece deal has been posted online: http://t.co/4OeNBKtyqv— Peter Spiegel (@SpiegelPeter) 13 Juillet 2015

  • Le conseil des gouverneurs de la BCE devrait conserver en l'état la fourniture de liquidité d'urgence (ELA) à l'issue de ses discussions de lundi, selon des sources proches du dossier.

  • Le calendrier

    • Lundi après-midi aura lieu une nouvelle réunion de l'Eurogroupe qui devra décider d'une solution transitoire pour permettre à la Grèce de tenir financièrement jusqu'à la mise en oeuvre du plan.
    • Les Grecs légiferont mardi ou mercredi.
    • Un Eurogroupe téléphonique aura probablement lieu mercredi. Ce sera le signal pour les autres Parlements de voter mercredi, jeudi ou vendredi.
  • "Le Grexit a disparu" (Juncker)

    La chancelière Angela Merkel a prévenu lundi que le chemin serait "long" et "difficile" pour que la Grèce, à laquelle ses partenaires européens consentent d'accorder une troisième aide en échange de réformes, retrouve le chemin de la croissance.  L'accord trouvé après dix-sept heures de négociations entre la Grèce et ses partenaires de la zone euro comprend "une large palette de réformes au moyen desquelles, je crois, la Grèce a la chance de revenir sur le chemin de la croissance", a déclaré Angela Merkel. Mais "le chemin sera long et, si j'en crois les négociations de cette nuit, difficile".


    "Le Grexit a disparu", a affirmé pour sa part le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker dans une brève déclaration, se félicitant de l'accord conclu lundi sur un troisième plan d'aide à la Grèce, qui évite in extremis une sortie du pays de la zone euro. "Nous avons trouvé un accord, il fut laborieux", a ainsi souligné Jean-Claude Juncker. "Depuis le début, la Commission n'a cessé d'insister sur le fait que nous ne saurions accepter une quelconque forme de Grexit".

  • Ce que contient l'accord

    Les partenaires européens consentent à accorder une troisième aide de 82 à 86 milliards d'euros sur les 3 prochaines années à la Grèce en échange de réformes, afin que le pays retrouve le chemin de la croissance. La Grèce bénéficiera d'une aide du Mécanisme Européen de Stabilité (MES). 

    1. Sur la dette

    Pas d'haircut sur le nominal de la dette grecque, mais "un reprofilage" portant sur les échéances et les intérêts a été négocié.

    2. Sur le Grexit

    "Le Grexit a disparu", a affirmé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. "Depuis le début, la Commission n'a cessé d'insister sur le fait que nous ne saurions accepter une quelconque forme de Grexit".

    3. Sur les banques

    Une recapitalisation de 25 milliards d'euros sera accordé afin de recapitaliser les banques grecques.

    4. Sur le fonds

    Le fonds au sein duquel seront transférés les actifs grecs à privatiser sera bien situé en Grèce.

    Trois institutions vont gérer le programme d'aide: le FMi -qui reste donc-, la BCE et le conseil de l'Eurogroup.

    ©EPA

  • Les premières réactions d'Alexis Tsipras

    "Nous avons réussi à restructurer la dette."
    Alexis Tsipras
    Premier ministre grec

    Le Premier ministre grec a déclaré avoir "réussi à assurer un financement à moyen terme" pour son pays en garantissant un reprofilage sur les échéances de remboursement de la Grèce. Fier de l'issue des négociations, il a prévenu qu'"un programme de croissance de 35 milliards d'euros et la restructuration de la dette feront comprendre aux marchés qu'un Grexit n'est plus d'actualité".

    L'homme fort d'Athènes a également expliqué que "la décision prise aujourd'hui permet à la Grèce de préserver des conditions de stabilité financière". Tsipras a voulu aussi marquer le coup sur l'échiquier politique de son pays en insistant sur "les réformes radicales à entreprendre pour mettre fin à la vieille oligarchie."

  • Pour ceux qui avaient perdu le fil...

    Après dix-sept heures de négociations ardues, les dirigeants de la zone euro ont conclu lundi matin un accord "unanime" pour négocier un troisième plan d'aide à la Grèce et éviter in extremis une sortie du pays de l'union monétaire.

    "Le sommet de la zone euro a trouvé un accord à l'unanimité. Sommes tous prêts pour un programme d'aide pour la Grèce via le Mécanisme européen de stabilité(MES), avec des réformes sérieuses et un soutien financier", a indiqué le président du Conseil européen, Donald Tusk.

    • "L'accord a été laborieux", a reconnu le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.
    • "L'Europe a décidé d'une feuille de route. Maintenant tout dépend de la mise en oeuvre", a prévenu le Premier ministre estonien, Taavi Roivas sur son compte Twitter.


    Toute la nuit, les chefs d'Etat et de gouvernement des 19 pays de la zone euro avaient poursuivi leurs laborieuses tractations pour tenter de boucler un compromis permettant de maintenir la Grèce dans l'euro, à l'approche d'une réunion cruciale de la Banque centrale européenne.  A l'aube, un compromis s'était dessiné, soumis aux 19 dirigeants, sur la liste des exigences réclamées à Athènes pour renouer le dialogue en vue d'un renflouement du pays.

    Le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras aura fort à faire pour amadouer son opinion publique, à laquelle il avait promis de rompre avec l'austérité et les diktats des bailleurs de fonds.  Or les réformes à présent réclamées par les créanciers de la Grèce, hautement impopulaires, sont encore plus sévères que celles qui ont été rejetées massivement par 61% des électeurs lors du référendum du 5 juillet.

    Pour se garder une marge de manoeuvre, Alexis Tsipras a dû se rapprocher de l'opposition, au prix de dissensions internes à son parti Syriza, ce qui laisse craindre une nouvelle crise politique.

    Les heures sont de fait comptées pour la Grèce, dont les caisses sont vides et l'économie exsangue. Le pays, soumis à un contrôle des capitaux et dont les banques sont fermées depuis le 29 juin, vit suspendu aux aides d'urgence de la BCE. Or celle-ci attendait "un signal politique" pour décider de maintenir ou non l'économie grecque sous perfusion, a souligné dimanche une source européenne proche des discussions.

  • "Le chemin sera long et difficile"

    Selon Angela Merkel, "le chemin sera long et difficile", mais l’accord trouvé ce lundi devrait avoir l’approbation du Parlement allemand. Elle a expliqué ce lundi matin pouvoir le recommander au Bundestag, avec une "entière confiance". Par ailleurs, la Chancelière allemande a aussi évoqué la demande d’une nouvelle aide au FMI . Elle ne pourra avoir lieu que lorsque le programme en cours aura expiré, en mars 2016.

    ©Photo News

    Angela Merkel souligne également que l'Eurogroupe est prêt, si nécessaire, à accorder un délai de grâce et des échéances plus longues après un premier examen du programme grec.

    Elle a précisé qu'il n'y aurait pas d'haircut sur le nominal de la dette grecque.

  • Recapitalisation des banques grecques

    BREAKING NEWS: Eurogroup's Dijsselbloem says that 25 billion Euros ill be used to recapitalise Greek banks. More: http://t.co/mMbGCYgOru— Reuters Top News (@Reuters) July 13, 2015

  • "L'accord permet à la Grèce de rester dans la zone euro, c'était l'objectif."
    François Hollande
    Président français

  • Accord unanime de la zone euro pour négocier un 3e programme d'aide

    EuroSummit has unanimously reached agreement. All ready to go for ESM programme for #Greece with serious reforms & financial support— Donald Tusk (@eucopresident) 13 Juillet 2015

  • Charles Michel annonce un accord

    Le Premier ministre belge déclare sur son compte twitter qu'un accord vient d'être scellé.

     

    Agreement

    ©BELGA

    Son homologue luxembourgeois parle d'un accord proche

    after 17h of negotiations we are close to an agreement. Europe is strong.— Bettel Xavier (@Xavier_Bettel) July 13, 2015

    German Government source: AGREEMENT between Merkel/Tsipras/Hollande/Tusk. Now again plenum. #EuroSummit— Stefan Leifert (@StefanLeifert) 13 Juillet 2015

  • Le ministre grec du Travail redoute des élections anticipées

    Il y a aura sans doute des élections législatives anticipées cette année en Grèce, a déclaré lundi le ministre du Travail Panos Skourtelis qui estime que la majorité du gouvernement au Parlement est remise en question.

    "A l'heure qu'il est, la question de l'existence de la majorité gouvernementale est posée. J'aurais du mal à en vouloir à ceux qui refuseraient de dire 'oui' à un accord."
    Panos Skourtelis
    Ministre grec du Travail

  • "Les discussions se poursuivent, il faut que la Grèce reste dans la zone euro. Un Grexit serait un désastre pour la Grèce et la zone euro"
    Manuel Valls
    Premier ministre français

  • Martin Schulz écarte l'idée d'un Grexit temporaire

    L'idée d'un "Grexit temporaire", avancée ce week-end par le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, n'est plus à l'ordre du jour, a déclaré lundi le président du Parlement européen Martin Schulz. "Cette idée d'une sortie pour cinq ans n'est plus sur la
    table. Il est désormais inutile d'en parler", a-t-il précisé à la radio Deutschlandfunk.

    "Aujourd'hui, le projet européen est sur le fil du rasoir", a encore estimé Martin Schulz, membre du parti social-démocrate (SPD). "La zone euro risque d'éclater", a-t-il déclaré, ajoutant que le SPD souhaitait que la Grèce demeure dans la zone euro.

  • Moscovici y croit

    "Il y a manifestement une volonté partagée de faire en sorte que la Grèce reste dans la zone euro."
    Pierre Moscovici
    Commissaires européen aux Affaires économiques

    La #Grèce doit aller plus loin dans les réformes. Compromis entre responsabilité et solidarité @RTLFrance @EU_Commission— Pierre Moscovici (@pierremoscovici) 13 Juillet 2015

  • Résumé des propositions de l'Eurogroupe

    Les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro réunis en sommet à Bruxelles examinent toujours le texte établi par leurs ministres des Finances de la zone euro qui fixe les conditions d'ouverture des négociations avec la Grèce sur un nouveau plan de sauvetage. Voici un résumé de ce projet:

    > La Grèce devra voter d'ici mercredi diverses mesures et notamment la simplification des taux de TVA et élargissement de l'assiette de cette taxe sur la consommation, la diminution des pensions de retraite et l'instauration de l'indépendance de l'institut national de la statistique.

    > La Grèce doit fixer un calendrier clair pour les mesures suivantes :

    •  Réforme ambitieuse des retraites 
    •  Réforme des marchés avec notamment l'ouverture des secteurs fermés tels que les ferries. 
    •  Privatisation du réseau des lignes électriques. 
    •  Réforme des négociations collectives et les licenciements collectifs. 
    •  Renforcement du système financier.

    > Actions à prendre :

    • Privatisations avec transfert possible de 50 milliards d'euros d'actifs à un fonds externe et indépendant.
    • Réduction des coûts de l'administration et réduction de l'influence du politique sur celle-ci.

    > Première proposition à fournir dans une semaine:

    • Approbation préalable par les créanciers pour les lois importantes avant qu'elles ne soient votées par le Parlement ou soumises à un référendum.

    > Besoin de financement :

    • 82 à 86 milliards d'euros sont nécessaires pour que la Grèce sorte la tête hors de l'eau
    • La décision sur un nouveau plan d'aide est requise de façon urgente compte-tenu de sept milliards à rembourser le 20 juillet et de cinq milliards d'euros mi-août.
    • Un éventuel nouveau sauvetage devra prévoir une enveloppe de 10 à 25 milliards d'euros pour les banques.
    • Reprofilage de la dette possible mais pas de réduction de sa valeur nominale ("haircut").

    Si aucun accord n'est conclu, la Grèce se verra offrir une sortie temporaire de la zone euro, avec une éventuelle restructuration de sa dette.

  • Pause dans les discussions

    Une pause pour "consultations finales" a été observée lundi à l'aube au sommet de la zone euro visant à sauver l'Etat grec de l'asphyxie financière, a annoncé le Premier ministre de Malte, Joseph Muscat, sur son compte Twitter.

    #EuroSummit intermission for final consultations -JM— Joseph Muscat (@JosephMuscat_JM) 13 Juillet 2015

  • Tsipras, Merkel, Hollande et Tusk proposent un projet de compromis

    Un projet de compromis pour maintenir la Grèce dans l'euro a été mis sur la table par les dirigeants allemand, français, grec et le président du Conseil européen . Il est à présent soumis aux dirigeants de toute la zone euro pour approbation, selon une source proche des discussions.

    "Il y a un accord à quatre qui va maintenant être soumis aux 19" dirigeants de la Zone euro, a indiqué cette source, quelques minutes après que le Conseil européen eut annoncé la reprise des discussions au sommet avec "un compromis" sur la table. "Deux grandes questions restent ouvertes, mais nous avons dégagé le terrain et sommes d'accord sur presque tout le reste", a commenté une source gouvernementale grecque.

    Les points d'achoppement sont: 

    • la participation du FMI, dont la Grèce ne veut pas au possible nouveau programme de renflouement
    • la création au Luxembourg d'un fonds regroupant 50 milliards d'actifs grecs pour garantir la mise en oeuvre des privatisations prescrites au pays, une idée "rejetée" par Athènes. 

    "Avec un pistolet sur la tempe, n'importe qui serait d'accord", a déclaré la même source, invoquant la gravité de la situation financière de la Grèce et de ses banques pour justifier les concessions consenties par le gouvernement.

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