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L'Eurogroupe voudrait de nouvelles réformes

La réunion des ministres des finances de la zone euro a été suspendue tard samedi soir. D'après des sources proches des discussions, l'Eurogroupe demanderait de nouvelles réformes structurelles au gouvernement d'Alexis Tsipras.
  • L'Eurogroupe demanderait de nouvelles réformes

    La réunion de l'Eurogroupe a été suspendue et reprendra dimanche.

    Les ministres des Finances de la zone euro travaillent à la rédaction d'un communiqué comprenant de nouvelles mesures à prendre par Athènes avant un possible troisième plan de sauvetage pour garder la Grèce dans le bloc monétaire, a indiqué samedi soir une source proche des négociations.

    Cet ensemble de réformes, qui s'ajoute au paquet de réformes présenté par le gouvernement d'Alexis Tsipras jeudi, comprendrait notamment des mesures de libéralisation de son économie et des assurances quant à la mise en oeuvre de ce programme.

    ©Pierre Lallemand

  • Le ministre des Finances finlandais Alexander Stubb a été sommé samedi par le Parlement de son pays de négocier une sortie de la Grèce de la zone euro, a affirmé samedi soir la télévision publique Yle.

    Des députés et des représentants du ministère des Finances finlandais s'étaient réunis dans l'après-midi à Helsinki pour définir le mandat du gouvernement dans les négociations en cours à Bruxelles.

    Selon des sources proches de ces négociations citées par Yle, le parti eurosceptique des Vrais Finlandais a alors exigé que la Finlande s'oppose à un nouveau plan d'aide de la zone euro à la Grèce, et qu'Helsinki soutienne l'idée d'un "Grexit".

    Ce parti, arrivé deuxième aux élections législatives en avril, aurait menacé de faire éclater la toute jeune coalition gouvernementale finlandaise, d'après Yle.

    Son président Timo Soini, ministre des Affaires étrangères, répète depuis des mois que la Grèce résoudra ses problèmes économiques en abandonnant l'euro et en dévaluant sa monnaie.

     

    Finland will block decision making on #Greece loan if needed. A definitive No. #Yle #eurogroup— maria stenroos (@mariastenroos) July 11, 2015

  • Le point sur la situation

    • La réunion de l'Eurogroupe marque une pause mais un accord semble encore loin d'être sur la table. La décision pourrait être reportée à dimanche. Les partisans d'une ligne dure face à la Grèce font bloc pour recaler les propositions d'Alexis Tsipras, jugées insuffisantes.
    • Les ministres des Finances de la zone euro examinent depuis le milieu de la journée le plan de réformes déposé par la Grèce pour obtenir un nouveau plan d'aide, une réunion cruciale pour le maintien du pays dans le bloc monétaire mais dont l'issue reste très incertaine.
    • Les négociations s'annoncent extrêmement difficiles, certains Etats doutant sérieusement de la capacité de la Grèce à mener à bien les réformes nécessaires et estimant que les propositions sont encore loin d'être suffisantes.

    • "La confiance a été détruite d'une manière incroyable au cours des derniers mois", a notamment déclaré le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, à son arrivée à la réunion de l'Eurogroupe.
    •  La confiance sera l'élément clé pour déterminer si l'on arrivera à un accord entre la Grèce et ses partenaires européens ou si le pays doit se préparer à l'hypothèse d'une sortie de la zone euro (surnommée le Grexit).

  • Un Grexit temporaire ?

    L'Allemagne envisage une sortie temporaire de la Grèce de la zone euro, d'une durée de cinq ans, si le pays n'améliore pas ses propositions de réformes, a indiqué une source européenne au fait des discussions, même si le sujet n'a pas été abordé samedi lors d'une réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles.

    "Il y a deux alternatives: soit une amélioration des propositions, ou un Grexit temporaire", a affirmé cette source à l'AFP, citant un document de préparation allemand en circulation, mais qui n'a "pas été distribué" samedi aux ministres des Finances de la zone euro.

    "C'est un papier de préparation interne", a souligné cette source, confirmant des informations du quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung (FAZ).

    Ce document aurait été transmis aux autres Etats membres car les propositions de réformes avancées par Athènes ne sont pas suffisantes aux yeux de Berlin. "Il manque des domaines de réformes importants", aurait écrit le ministère allemand des Finances, cité par la FAZ.

    Interrogé à Bruxelles, le porte-parole du ministre, Wolfgang Schäuble, s'est refusé samedi à tout commentaire.

    Ce document n'a pas été discuté samedi à Bruxelles lors de la réunion de l'Eurogroupe consacrée au sort de la Grèce, selon plusieurs sources proches des discussions.

    ©EPA

    D'après le quotidien allemand, Wolfgang Shauble appelle également de ses voeux à la création d'un fonds destiné uniquement au remboursement de la dette grecque, qu'Athènes devra doter à hauteur de 50 milliards d'euros en vendant des actifs détenus par l'Etat.

  • Les propositions de la Grèce "ne suffisent pas"

    La réunion samedi des ministres des Finances de la zone euro sera "très difficile" car les réformes présentées par le gouvernement grec "ne suffisent pas" pour envisager un accord sur une reprise de l'aide internationale à Athènes, a affirmé le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

    ©EPA

    "Le principal problème est la confiance" entre la Grèce et ses partenaires européens, a déclaré M. Dijsselbloem à son arrivée à cette réunion, cruciale pour le maintien de la Grèce dans la zone euro.

  • Les négociations au sein de la zone euro pour accorder un nouveau plan d'aide à la Grèce et lui éviter de sortir de l'euro vont "être extrêmement difficiles", a mis en garde le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, à son arrivée à une réunion cruciale à Bruxelles.

    "Nous allons avoir des négociations extrêmement difficiles", a affirmé samedi M. Schäuble, connu pour être partisan d'une ligne très dure vis-à-vis d'Athènes.

  • Un responsable du ministère néerlandais des Finances dit sérieusement douter de la capacité de la Grèce à mener les réformes.

  • Rencontre bilatérale entre les ministres français et grec, avant l'Eurogroupe

    Une réunion bilatérale entre le ministre français des Finances Michel Sapin et son homologue grec Euclide Tsakalotos doit avoir lieu samedi à la mi-journée, en amont d'une réunion exceptionnelle à Bruxelles pour éviter une sortie de la Grèce de l'euro, a indiqué une source européenne proche des négociations.

    Cet entretien va avoir lieu "dans un petit moment", a indiqué à l'AFP une source proche des négociations, environ deux heures avant le début de l'Eurogroupe consacré au sort de la Grèce.

    Selon des sources concordantes, des diplomates et des hauts fonctionnaires du Trésor français se sont activés en coulisses pour jouer ces derniers jours les "traits d'union" auprès de la Grèce face à ses créanciers.

  • "Nous sommes ici pour faire beaucoup de progrès"
    Christine Lagarde
    Directrice générale du FMI

     

    ©Photo News

  • L'issue de la réunion de l'Eurogroupe ce samedi après-midi à Bruxelles est totalement ouverte, estime, le ministère allemand des Finances.

  • "Il ne faut pas crier victoire trop vite"

    Le Premier ministre Charles Michel s'est montré, samedi, raisonnablement optimiste sur la conclusion, durant le week-end, d'un accord sur le maintien de la Grèce au sein de la zone euro, à quelques heures d'un nouveau sommet de l'Eurogroupe et à la veille d'un autre des chefs d'Etat et de gouvernement de l'eurozone, puis de l'ensemble de l'Union européenne.

    "Nous pensons qu'il y a un pas dans la bonne direction qui a été fait, mais on n'y est pas encore", a-t-il affirmé en marge des célébrations de la Fête de la Communauté flamande à Bruxelles.

    "J'espère que les prochaines heures seront l'occasion pour chacun de continuer à rapprocher les points de vue afin qu'il y ait un accord et de la stabilité", a ajouté le chef du gouvernement fédéral.

    "Il ne faut pas crier victoire trop vite, il a y encore du travail dans les heures qui viennent, probablement cet après-midi, probablement demain (dimanche) afin de définir une trajectoire qui puisse être, je l'espère, une trajectoire optimiste pour l'avenir", a encore dit M. Michel.

    Le Premier ministre a encore tenu durant la nuit de vendredi à samedi des conversations téléphoniques avec son homologue néerlandais Mark Rutte et la chancelière allemande Angela Merkel.

    ©BELGA

  • Demandez le programme!

    La zone euro doit rendre samedi un avis décisif sur les propositions de réformes du gouvernement grec, qui ont fait renaître, malgré les divisions, l'espoir d'un accord sur un nouveau plan d'aide à Athènes susceptible d'éviter une sortie de la Grèce de la zone euro.

    Le programme du jour en un clic :

    Media programme & agenda highlights for today's #Eurogroup meeting on #Greece: http://t.co/saUrSokjnD.— EU Council Press (@EUCouncilPress) July 11, 2015

  • Une bonne base pour négocier

    La Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) ont déclaré aux pays de la zone euro que les propositions de la Grèce pouvaient servir de base à de nouvelles négociations sur un plan d'aide, a déclaré samedi matin un responsable européen.

    "Les trois institutions ont réalisé une évaluation conjointe des propositions de réformes transmises jeudi soir par les Grecs. Sous certaines conditions, elles considèrent ces propositions comme une base pour négocier un plan d'aide dans le cadre du MES (Mécanisme européen de stabilité). Cette évaluation a été transmise au président de l'Eurogroupe hier soir", a dit ce responsable.

    La recommandation des trois institutions était une étape importante avant la réunion des ministres des Finances de la zone euro, qui va se tenir à Bruxelles dans l'après-midi, à partir de 15h00 locales (13h00 GMT).

  • Près de six français sur dix (59%) estiment que le Premier ministre grec Alexis Tsipras va gagner son bras de fer avec l'Union européenne en obtenant que la Grèce demeure dans la zone euro à des conditions plus favorables que prévu, dans un sondage Odoxa pour CQFD sur i>télé et le Parisien samedi.

  • "Ma conviction est que le ministre allemand des Finances veut que la Grèce soit évincée de la monnaie unique pour susciter une crainte de tous les diables chez les Français et leur faire accepter son modèle d'une zone euro disciplinaire."
    Yanis Varoufakis
    ex-ministre grec des Finances

    ©Bloomberg

  • Assessment of institutions under Article 13 of the ESM Treaty and initial review of the Greek proposals received bij #Eurogroup, meeting 3pm— Michel Reijns (@MichelReijns) July 11, 2015

  • Selon un porte-parole, l'Eurogroupe a reçu l'évaluation faite par les institutions créancières des propositions et demandes présentées par la Grèce. 

  • Le plan Tsipras voté, les créanciers bien disposés

    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a obtenu aux premières heures de samedi le soutien du Parlement grec à son programme de réformes présenté aux créanciers du pays dans le but d'obtenir un nouveau plan de sauvetage.

    Ces mesures ont également reçu un premier avis favorable des experts de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international qui ont passé la journée de vendredi à les disséquer.

    ©REUTERS



    Fort de cet avis favorable, l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro se réunit samedi après-midi à Bruxelles à partir de 15h00 (13h00 GMT) pour examiner les conditions d'un renflouement de la Grèce.

    Les experts de la BCE, de la CE et du FMI ont chiffré à 74 milliards d'euros les besoins financiers de la Grèce pour faire face à ses obligations. Alexis Tsipras a demandé une aide de 53,5 milliards d'euros sur les trois prochaines années.

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