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La BCE n'abandonne pas les Grecs

Après la victoire du "non" au référendum et un remaniement express du gouvernement grec, la reprise des négociations entre la Grèce et ses créanciers est attendue ce mardi. Athènes va présenter des nouvelles propositions à l'Eurogroupe en vue d'aboutir à un accord alors que la BCE veille au grain.
  • Le point sur la situation

    - Les Grecs ont répondu un NON cinglant aux propositions des créanciers internationaux d'Athènes lors du référendum organisé ce dimanche. Le NON l'a emporté avec 61,31% des suffrages, selon le chiffre fourni par le ministère grec de l'Intérieur après dépouillement de l'ensemble des bulletins.

    - Le Premier ministre Tsipras a sacrifié son ministre des Finances pour se rapprocher des créanciers: Yanis Varoufakis a annoncé sa démission. L'emblématique argentier grec a été remplacé par Euclide Tsakalotos.

    - Le conseil des Gouverneurs de la BCE s'est à nouveau montré résolu à employer tous les instruments disponibles dans le cadre de son mandat. Ainsi, la BCE maintient les prêts d'urgence (ELA) aux banques grecques au niveau actuel alors que ces mêmes banques resteront fermées jusqu'à mercredi compris.

    - Les dirigeants de la zone euro se réunissent mardi à Bruxelles pour un sommet consacré aux conséquences de la victoire du non. L'équipe Tsipras, avec le soutien de l'ensemble de la classe politique grècque, va y faire des propositions en vue d'aboutir à un accord. Avant cela, un mini-sommet France-Allemagne aura lieu ce lundi soir.

    - L'Allemagne, où l'opinion publique est de moins en moins solidaire de la Grèce, n'est aucunement disposée à discuter d'une restructuration de la colossale dette grecque.

    - Les Bourses européennes ne cèdent, elles, pas à la panique.

     

  • Florilège de réactions européennes

    • Le couple franco-allemand a laissé lundi soir la "porte ouverte aux discussions" avec Athènes, après le non au référendum grec, mais appelé avec fermeté le Premier ministre Alexis Tsipras à faire des "propositions sérieuses" pour trouver une issue à la crise. A l'issue d'un entretien au palais de l'Elysée à Paris, François Hollande et Angela Merkel ont "pris acte" du résultat du scrutin de la veille et assuré avoir "entendu le message de tous les partis démocratiques grecs qui se sont réunis aujourd'hui (lundi) et qui ont réaffirmé ensemble leur volonté que leur pays reste dans la zone euro., selon les termes du président français.
    • La victoire du non au référendum en Grèce "ne rapproche pas (l'Europe) d'une solution" avec Athènes, a estimé lundi le chef de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, selon lequel la présence grecque dans la zone euro dépendra des nouvelles propositions d'Athènes.
    • Le chef du gouvernement conservateur espagnol, Mariano Rajoy, s'est dit lundi en faveur d'une aide à la Grèce mais non sans "responsabilité" et réformes de la part d'Athènes. "
    "Ce qui compte, c'est que la Grèce sache que nous sommes disposés à l'aider ... mais la clef c'est qu'en échange on mène les réformes nécessaires à la croissance et la création d'emploi"
    Mariano Rajoy
    Premier ministre espagnol

    • Le gouvernement grec va devoir accepter de réformer en profondeur s'il souhaite rester dans la zone euro, a averti lundi le Premier ministre néerlandais Mark Rutte. "Si les choses restent en l'état, nous sommes dans l'impasse. Il n'y pas d'autre choix. Ils doivent être prêts à accepter de profondes réformes", a-t-il déclaré lors d'un débat au parlement sur la victoire du "non" au référendum grec de la veille.
    • Le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Kotzias en visite en Israël a prôné lundi la "prudence" après la victoire du non au référendum dimanche sur des réformes préconisées par les créanciers de la Grèce. "Nous devons être prudents après cette victoire, nous devons calmer les choses et continuer les négociations pour parvenir à un bon compromis", a affirmé le ministre lors d'une interview à la deuxième chaîne de télévision privée israélienne.
  • Le nouveau ministre des Finances annonce la couleur

    "Nous souhaitons continuer la discussion avec les créanciers. Je crois que quelque chose peut changer en Europe. Mais les Grecs méritent mieux et ne peuvent accepter d'accord non viable."
    Euclide Tsakalotos
    Ministre grec des Finances

  • La BCE maintient la fourniture de liquidité d'urgence (ELA)

    La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu le mécanisme de fourniture de liquidité d'urgence (ELA) au bénéfice des banques grecques. Toutefois, elle a ajusté les décotes sur les garanties présentées par ces dernière.

    "Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a décidé aujourd'hui de maintenir l'ELA pour les banques grecques au niveau décidé le 26 juin 2015 après avoir discuté d'une proposition de la Banque de Grèce."
    BCE

    ©REUTERS

    L'institut d'émission ajoute que le Conseil des gouverneurs est "résolu à employer tous les instruments disponibles dans le cadre de son mandat".

  • Hollande et Merkel appellent Tsipras à la responsabilité

    François Hollande et Angela Merkel, le président français et la chancelière allemande, qui se sont réunis à l'Elysée au lendemain du référendum, ont appelé le chef du gouvernement grec à la "responsabilité". "La porte est ouverte aux discussions et il revient maintenant au gouvernement d'Athènes de faire des propositions sérieuses, crédibles pour que cette volonté de rester dans la zone euro puisse se traduire, avec un programme qui donne de la durée", a expliqué François Hollande dans une déclaration à la presse aux côtés d'Angela Merkel.

    "Il n'y a plus beaucoup de temps, il y a urgence, urgence pour la Grèce et urgence pour l'Europe"
    François Hollande
    Président français

    "Angela Merkel a prévenu, elle aussi, que des propositions devraient être faites, jugeant que les conditions n'étaient pour l'heure "pas réunies" pour un nouveau plan de sauvetage.

  • La Maison Blanche veut un accord

    La Maison Blanche a appelé lundi les dirigeants de l'Union européenne et ceux de la Grèce à trouver un compromis afin de permettre à cette dernière de rester dans la zone euro, au lendemain de la victoire du "non" au référendum.

    "Le référendum est terminé mais notre vision reste la même", a expliqué Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche, jugeant qu'il était dans l'intérêt des deux parties de trouver une solution "qui permette à la Grèce de rester dans la zone euro".


  • Les banques fermées jusque mercredi

    Le plafond des retraits bancaires est maintenu à 60 euros par jour selon le patron de la fédération bancaire grecque. D'après la même source, les banques grecques n'ouvriront pas avant ce jeudi.

    Un contrôle des capitaux est en place depuis une semaine en Grèce et les retraits bancaires sont limités à 60 euros par jour en raison du gel par la Banque centrale européenne (BCE) du montant des liquidités d'urgence (ELA) accordées aux banques grecques via la Banque de Grèce.

    Le Conseil des gouverneurs de la BCE doit se prononcer ce lundi encore sur le montant de ces liquidités d'urgence, au lendemain de la victoire du "non" au référendum organisé par le gouvernement d'Alexis Tsipras sur les réformes proposées par les créanciers du pays en échange de leur aide financière.

    ©Bloomberg

    Les banques grecques peinent à alimenter leurs distributeurs de billets et, sans un nouveau soutien de la BCE, certains banquiers estiment que les liquidités disponibles pourraient s'amenuiser au bout de deux ou trois jours, ce qui pourrait conduire le gouvernement à abaisser le plafond de retrait quotidien. "Etant donné le niveau des liquidités restant dans le système, il n'est pas certain que nous puissions atteindre la fin du week-end avec la limite quotidienne à 60 euros", a dit un banquier, en prédisant un maintien à 89 milliards d'euros du montant du mécanisme ELA par la BCE.

  • L'opposition grecque promet de soutenir Tsipras

    Les dirigeants des partis de gouvernement et de l'opposition ont donné par écrit l'assurance qu'ils soutiendraient le Premier ministre Alexis Tsipras lors de négociations à venir avec les créanciers internationaux de la Grèce, selon la formation souverainiste Anel (Grecs indépendants), petit partenaire de coalition de Syriza.

     Un texte commun des partis grecs pour un accord

    Le leader des Grecs indépendants Panos Kammenos, ministre de la Défense, a confirmé ce soutien des partis politiques à l'issue des discussions tenues entre dirigeants politiques lundi à la présidence grecque à Athènes.

    La classe politque grecque s'est mise d'accord lundi pour élaborer "un texte commun" de soutien aux négociations entre le gouvernement Tsipras et les créanciers du pays, en vue d'un accord dans le cadre européen. Cet accord devrait régler aussi "la question de la viabilité de la dette", a encore indiqué Panos Kammenos.

  • Euclide Tsakalotos nommé nouveau ministre des Finances

    Euclide Tsakalotos, professeur d'économie de 55 ans, en charge des affaires économiques internationales, né à Rotterdam, éduqué à Oxford, est une personnalité beaucoup plus discrète que le décapant ministre sortant.

    >Lisez le portrait complet du nouveau ministre des Finances Tsakalotos, un autre marxiste aux finances

     

    ©EPA

  • Le sommet européen va sans doute discuter d'aide humanitaire" pour la Grèce

    L'aide humanitaire à apporter à la Grèce sera selon le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel à l'agenda des discussion du sommet européen de ce mardi.

    "Nous ne pouvons pas abandonner la Grèce, tous les pays européens doivent être prêts à accorder une aide humanitaire."
    Sigmar Gabriel
    Ministre allemand de l'Economie

    "Les gens là-bas ont besoin d'aide, et nous ne devrions pas la leur refuser juste parce que nous ne sommes pas contents de l'issue du référendum", a commenté Sigmar Gabriel, ministre de l'Economie social-démocrate du gouvernement Merkel.

    Dans la nuit le président du Parlement européen Martin Schulz avait lui aussi estimé qu'un "programme d'aide humanitaire pour la Grèce" devrait figurer au menu des discussions mardi. Et plus tôt dimanche, dans un entretien à la presse allemande, il avait été plus précis sur les contours de cette aide. "Peut-être que nous devrons accorder des crédits d'urgence à Athènes pour que les services publics continuent de fonctionner et que les gens dans le besoin reçoivent l'argent nécessaire pour survivre", avait déclaré Martin Schulz, selon lequel "il y aurait des fonds mobilisables à Bruxelles pour cela".

  • Les banques grecques restent fermées

    Le gouvernement grec va prolonger par décret la fermeture des banques pour quelques jours, a-t-on appris de source bancaire.

    ©EPA

  • Tsipras et Merkel d'accord pour qu'Athènes présente des propositions au sommet de l'UE

    Le Premier ministre grec "s'est mis d'accord  lors d'un entretien téléphonique avec la chancelière Angela Merkel pour qu'Athènes présente mardi, lors du sommet européen, des propositions du gouvernement grec" visant à conclure un accord avec les créanciers, UE et FMI, a indiqué un bref communiqué du gouvernement grec.


    Après la victoire écrasante du non au référendum dimanche, Alexis Tsipras a assuré que le message n'était pas "une rupture" avec l'Europe mais "le renforcement du pouvoir de négociation" d'Athènes pour continuer ses efforts en vue d'un accord avec les créanciers sur l'avenir financier de la Grèce.

    L'Allemagne a douché lundi l'espoir du Premier ministre grec Alexis Tsipras de conclure rapidement un accord sur la reprise du financement de son pays, fort de sa victoire au référendum qui, aux yeux de Berlin, éloigne les deux parties d'une reprise immédiate des négociations.

    La décision d'Alexis Tsipras de sacrifier son ministre des Finances Yanis Varoufakis, avant un sommet franco-allemand crucial à Paris, n'a pas amadoué Berlin.

    Quelques heures après la démission du ministre le plus emblématique et le plus controversé du gouvernement de gauche radicale, Berlin a rappelé que l'essentiel dans les discussions entre Athènes et ses créanciers (UE, BCE, FMI) sont "les positions et non les personnes", et que les "conditions pour des négociations autour d'un nouveau programme d'aide" ne sont pas réunies.

    ©© Marios Lolos/Xinhua Press/Corbis

  • "Nous allons voir si nous pouvons encore sauver le processus"

    ©ANP

    Le chef de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a donc estimé que la victoire du non au référendum en Grèce "ne rapproche pas (l'Europe) d'une solution" avec Athènes. "En fait, le rejet des propositions rend les choses plus difficiles", a-t-il ajouté, précisant qu'il se réunirait mardi à Bruxelles avec les autres ministres des Finances de l'Eurogroupe. Les discussions porteront, outre le non au référendum, sur un nouveau plan d'aide demandé par Athènes.    "Nous allons voir, pas à pas, si nous pouvons encore sauver le processus", a déclaré Dijsselbloem.

    Interrogé au sujet du départ de Varoufakis, avec lequel les relations étaient réputées tendues, le ministre néerlandais a dit : "je n'ai pas de problème avec les personnes, c'est une question de ton et de contenu". 

    "Sur la période à venir, nous allons explorer en vue de trouver des ouvertures", a conclu  Dijsselbloem : "c'est ce sur quoi nous devons nous concentrer".
       

  • Qui est Yanis Varoufakis?

    Le ministre grec des Finances a rendu son tablier malgré le "non" victorieux au référendum de ce dimanche. Retour sur une personnalité atypique.

    → Lire le portrait de Yanis Varoufakis: Le "Varoufakis-style" a fini par lasser

    ©REUTERS


  • Déclaration conjointe de Merkel et Hollande à 19h15

    #Merkel & @fhollande to make joint statement on #Greece tonite at 7:15pm...right on deadline. pic.twitter.com/LSUyXCfcEF— Peter Spiegel (@SpiegelPeter) 6 Juillet 2015

  • Les réunions européennes prévues mardi à Bruxelles doivent "indiquer une voie définitive" permettant de résoudre le problème de la Grèce, a estimé le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi. La réunion mardi à Bruxelles des ministres des Finances et le sommet des dirigeants de l'Eurogroupe, qui rassemble les pays membres de la zone euro, devront "indiquer une voie définitive pour résoudre" le problème urgent posé par la crise grecque après le non massif au référendum, a déclaré Renzi sur son compte Facebook.

     

    Ci sono due cantieri da affrontare rapidamente nelle capitali europee e a Bruxelles.Il primo riguarda la Grecia, un...

    Posted by Matteo Renzi on  lundi 6 juillet 2015

    Ci sono due cantieri da affrontare rapidamente nelle capitali europee e a Bruxelles.Il primo riguarda la Grecia, un...

    Mais au-delà de cette crise, première urgence qui se pose aux Européens, le président du Conseil italien voit également un autre "chantier" urgent et encore "plus fascinant et complexe" à résoudre, celui de l'Europe. "Si nous restons immobiles, prisonniers des règlements et de la bureaucratie, l'Europe est finie".

  • Le non "ne nous rapproche pas d'une solution" (Dijsselbloem)

    Le chef de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a estimé que la victoire du non au référendum en Grèce "ne rapproche pas (l'Europe) d'une solution" avec Athènes.


    "Les résultats du référendum (...) ne nous rapprochent pas d'une solution", a dit aux journalistes  Dijsselbloem, qui est également ministre néerlandais des Finances, avant une réunion avec le Premier ministre, Mark Rutte.

  • Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est entretenu au téléphone avec Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), ainsi qu'avec le président russe Vladimir Poutine, a-t-on appris de sources gouvernementales grecques.

    La BCE doit se réunir lundi pour décider si elle va maintenir ou remonter le plafond de l'ELA, le mécanisme d'aide européenne aux banques grecques.

    Les banques en Grèce sont fermées depuis une semaine après le contrôle des capitaux imposé par la Banque de Grèce pour empêcher leur effondrement à la suite de retraits massifs, et les liquidités se font rares, les Grecs retirant les 60 euros quotidiens auxquels ils ont droit aux distributeurs, mais évitant de les dépenser.

  • Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne débattra de la fourniture de liquidités d'urgence aux banques grecques lors d'une téléconférence dans l'après-midi.

  • La stabilité de la zone euro "n'est pas en jeu"

    La stabilité de la zone euro "n'est pas en jeu", en dépit des incertitudes créées par le non massif des Grecs aux plans de renflouement des créanciers, a estimé le vice-président de la Commission européenne chargé de l'euro, Valdis Dombrovskis.

    "Nous avons tous les outils nécessaires pour assurer la stabilité financière de la zone euro (...) il est très clair que nous sommes capables de défendre" la monnaie unique, a insisté  Dombrovskis, relevant que le résultat du référendum avait "clairement compliqué les choses" pour maintenir la Grèce dans la zone euro.

    ©REUTERS

  • Demain à 8h30, Juncker s'exprimera devant la Commission.

  • Pas de discussion pour le moment

    In the #Eurozone we have 19 democracies, we need a solution acceptable to all. 'No' makes this more difficult, need to work responsibly #EC— Valdis Dombrovskis (@VDombrovskis) 6 Juillet 2015

    "Pour le moment on ne négocie pas avec le gouvernement grec. Il n'y a pas de mandat pour discuter!", rappelle Valdis Dombrovskis.

    "C'est demain qu'il faudra trancher sur les étapes. Mais bien sûr que la Commission continuera son travail."

    ©AFP

  • Dombrovskis sur la restructuration de la dette

    "Le référendum a compliqué les choses. Maintenant on doit choisir la voie à suivre."

    "Nous devons avoir tout le monde avec nous, notamment la Grèce, qu doit travailler de façon très sérieuse et responsable. Si tout le monde travaille bien, il est possible de trouver une solution."

    Concernant la restructuration de la dette grecque. "L'Eurogroupe a annoncé le discussion là dessus une fois que le programme  d'aide sera terminé. mais la totalité du programme n'est plus d'actualité! A partir de là, il faut reprendre les discussions. Les pays de la zone euro sont prêts à se pencher sur l'endettement de la Grèce. Mais  c'est à l'Eurogroupe à décider du nouveau mandat de la Commission,e t à décider si la question de la dette doit être traitée et sous quelle forme. "

  • "Demain on va décider de la marche à suivre", a expliqué Valdis Dombrovskis.

    "Le président Juncker ne chôme pas."

    ©REUTERS

  • A propos des financements d'urgence aux banques grecques, "L'évolution de la situation en Grèce ne facilite pas la tâche de la BCE", a expliqué Ewald Nowotny, gouverneur de la Banque d'Autriche et membre du conseil des gouverneurs de la BCE.

    "Il est illusoire de s'attendre à un accord sur la dette grecque dans les deux jours"

  • #EU taxpayers have offered unprecedented financial assistance to #Greece - since 2010, €184 bn have been disbursed from GLF and EFSF. #EC— Valdis Dombrovskis (@VDombrovskis) 6 Juillet 2015

    En conférence de presse, Dombrovskis a dit qu'il fera tout ce qui sera nécessaire pour assurer la stabilité de la zone euro. Selon lui, le gouverenement grec q été incapable d'élaborer une stratégie crédible pour la croissance.

    "La victoire du NON au référendum creuse le fossé entre la Grèce et les autres pays de la zone euro"

  • La conférence de Dombrovskis va bientôt commencer

    Le vice-président letton de la Commission européenne en charge de l'euro, Valdis Dombrovskis, tient une conférence de presse ce midi pour évoquer l'impact du résultat du référendum. Il s'agit de la première réaction officielle des institutions européennes à la victoire massive du "non" au référendum de dimanche et à la démission du ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, qui a dit vouloir ainsi "aider" le Premier ministre, Alexis Tsipras.

  • Que veulent bien négocier les Européens?

    Côté allemand

    "Les conditions ne sont pas réunies pour des négociations sur une nouvelle aide à la Grèce" a déclaré un porte-parole du gouvernement allemand. Il a précisé que la réduction de la dette grecque n'était pas à l'ordre du jour. Il a également ajouté que "c'est à la Grèce et à son gouvernement d'agir pour rester dans l'euro".

    Côté espagnol

    L'Espagne est de son côté disposée à négocier avec le reste des pays de la zone euro un "troisième plan de sauvetage" de la Grèce, mais les réformes sont "inéluctables", a déclaré le ministre de l'Economie, Luis de Guindos. Le gouvernement espagnol "n'envisage absolument pas une sortie de la Grèce de l'euro" a-t-il rappelé.

    Côté italien

    Le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni a appelé à un nouvel accord avec la Grèce: "Nous avons intérêt à trouver un point d'entente." Il a également demander de respecter le choix des citoyens grecs. "La Grèce fait partie de l'Europe et la solidarité avec son peuple ne peut pas s'effacer."

  • Encore un marxiste?

    Le successeur de Yanis Varoufakis devrait être désigné aujourd'hui encore, après une réunion des leaders politiques grecs. Euclides Tsakalotos, qui mène les discussions avec les créanciers, est favori. Beaucoup de choses le rapprochent de Varoufakis. Mais pas tout. Qui est ce probable futur ministre des Finances?

    ©Bloomberg


  • To prepare #EuroSummit on #Greece I convened a conference call this morning with @ECB #Draghi @JunckerEU @J_Dijsselbloem & #ESM Regling— Donald Tusk (@eucopresident) 6 Juillet 2015

  • Réunion de l'Eurogroupe mardi à 13h

    Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a annoncé sur son compte Twitter que les ministres des Finances de la zone euro se réuniront demain à 13h pour parler de la Grèce.

    Starting time additional #eurogroup Tuesday 7 July at 1pm #Greece— Jeroen Dijsselbloem (@J_Dijsselbloem) 6 Juillet 2015

    D'après un communiqué de l'Eurogroupe, les ministres des Finances attendent pour mardi de nouvelles propositions grecques.

  • A surveiller

    Le vice-président de la Commission européenne en charge de l'euro, Valdis Dombrovskis, tiendra une conférence de presse à 12 heures pour évoquer l'impact du résultat du référendum.

  • "Pas de restructuration!"

    "La dette contractée auprès de l'Eurosystème ne peut être restructurée car cela reviendrait à financer un Etat", explique Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France.

  • Le rendement des obligations grimpe

    Le rendement des obligations d'Etat grecques à 2 ans affiche un bond de 13 points de pourcentage à 48%, indiquent des intermédiaires lundi, même si les transactions sur ces titres sont suspendues depuis une semaine sur décision des autorités d'Athènes après le défaut sur un prêt du Fonds monétaire international (FMI).

    Le rendement à deux ans atteint ainsi son plus haut niveau depuis l'émission des titres concernés l'an dernier.

    Le rendement grec à 10 ans est quant à lui indiqué à 17,37% , en hausse de 2,5 points.

  • Départ de Varoufakis, un choix de Tsipras

    ©AFP

    Largement victorieux, Alexis Tsipras a fait un geste à l'égard de ses créditeurs avec le départ de son sulfureux ministre des finances Yannis Varoufakis, avant un sommet franco-allemand à Paris, crucial pour l'avenir de la Grèce dans l'Europe.

    L'annonce surprise a été faite par l'iconoclaste ministre grec, universitaire entré en politique il y a cinq mois, mais c'est bien Alexis Tsipras, premier chef d'un gouvernement de gauche radicale en Europe, qui a pris la décision de sacrifier ce collaborateur qu'il avait jusqu'ici soutenu contre les critiques de ses partenaires européens.

    Dans un communiqué, Varoufakis explique avoir été informé de la "préférence de certains membres de l'Eurogroupe, et de 'partenaires' associés, (...) pour (son) 'absence' des réunions; une idée que le Premier ministre a jugée potentiellement utile à l'obtention d'un accord".

    Ce choix d'Alexis Tsipras, fort de la victoire du "non" à 61,31% au référendum sur les propositions des créanciers, intervient à quelques heures d'une rencontre à Paris de la chancelière allemande Angela Merkel et du président français François Hollande, alors que plane l'incertitude sur le maintien de la Grèce dans la zone euro.

    Athènes est fermement convaincue que les négociations sur les réformes et les mesures budgétaires débattues avec l'UE et le FMI depuis cinq mois peuvent reprendre dès ce lundi.

  • Retour en images sur la carrière de Varoufakis

    Des manifestants pro-européens tentaient de convaincre les Grecs de voter "oui" au référundum ©Bloomberg
    Yanis Varoufakis donne une conférence de presse le dimanche 5 juillet, après les premiers résultats du référundum ©AFP
    Fin mars, à Athènes, Varoufakis quitte le premier ministre Alexis Tsipras après une réunion de travail. ©REUTERS
    Quelques jours après son entrée en fonction, en février dernier, Yanis Varoufakis pose avec Christine Lagarde, la directrice du FMI, lors d'une réunion extraordinaire de l'Eurogroupe. ©REUTERS
    A Downing Street avec George Osborne, le ministre des Finances britannique, tout début février ©REUTERS
    Yanis Varoufakis et son épouse Danae Stratou ©REUTERS
    Le vote de Yanis Varoufakis au référundum. ©© Marios Lolos/Xinhua Press/Corbis
    A la sortie des urnes ©Photo News
    Yanis Varoufakis et le premier ministre Alexis Tsipras ©REUTERS

  • "C'est à la BCE de faire le sale boulot"

    Après le non grec au référendum, les regards se tournent vers la BCE: alors que les dirigeants européens s'emploient frénétiquement à trouver une solution politique, elle seule peut éviter à l'économie grecque d'aller dans le mur, en violant ses règles.

    "C'est encore à la BCE de faire le sale boulot", relevait lundi matin Carsten Brzeski, économiste d'ING.

    La BCE va-t-elle maintenir ses prêts d'urgence? La réponse ici.

  • Angela Merkel ne s'est guère exprimée sur les résultats du référendum. La chancelière allemande et le président français François Hollande ont émis une première réaction prudente, se disant "tous deux d'accord sur le fait que le vote des citoyens grecs doit être respecté". Merkel va rendre visite à Paris au président François Hollande, avant le sommet exceptionnel de la zone euro mardi. Ce matin, elle s'est rendue à la chancellerie.

    ©REUTERS

  • C'est au "gouvernement grec de faire des propositions"

    Le ministre français des Finances Michel Sapin a estimé que c'était au "gouvernement grec de faire des propositions" au lendemain de la victoire du non au référendum en Grèce. "Le vote lui-même ne règle rien", a expliqué le ministre pour la première réaction officielle française. Ce qui permettra de savoir si la Grèce sort ou reste dans la zone euro, "c'est la qualité des négociations qui vont s'ouvrir", a-t-il ajouté.

    Le niveau des liquidités fournies par la BCE aux banques grecques "ne peut pas être abaissé", a-t-il dit, tout en rappelant "l'indépendance" de la BCE qui doit décider de maintenir ou non les liquidités d'urgence (ELA) qu'elle octroie aux banques grecques au bord de l'asphyxie.

  • L'euro s'est ponctuellement redressé face au dollar dans les échanges asiatiques, après la démission surprise du ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, au lendemain de la victoire du non au référendum sur les propositions des créanciers d'Athènes.

    Vers 14H30 à Tokyo (07H30 Bruxelles), la monnaie unique européenne valait 1,1088 dollar, contre 1,1027 un peu plus tôt. Elle est toutefois retombée dans les minutes suivantes autour de 1,1056 dollar.

  • Qui va succéder à Varoufakis?

    Most #Greece tweeps seem to be predicting Stathakis as @yanisvaroufakis successor. Not Dragasakis? Tsakalotos?— Peter Spiegel (@SpiegelPeter) 6 Juillet 2015

  • Pourquoi Varoufakis démissionne-t-il?

    Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a annoncé lundi sa démission au lendemain de la victoire du non au référendum sur les propositions des créanciers d'Athènes.

    "Peu de temps après l'annonce des résultats du référendum, on m'a informé d'une certaine préférence de certains membres de l'Eurogroupe, et de 'partenaires' associés, (...) pour mon 'absence' des réunions, une idée que le Premier ministre (Alexis Tsipras) a jugé potentiellement utile à l'obtention d'un accord. Pour cette raison je quitte le ministère des Finances aujourd'hui", a-t-il expliqué sur son blog.

    "J'estime qu'il est de mon devoir d'aider Alexis Tsipras à exploiter, comme il le jugera adéquat, le capital que le peuple grec lui a accordé lors du référendum d'hier (dimanche)." "Et j'assumerai avec fierté le mépris des créanciers."

    Selon lui, "la valeur" du résultat du référendum, qui a vu le non l'emporter à 61,31%, est "importante", "comme (celle de) tous les combats pour les droits démocratiques".

    "La grande légitimité apportée à notre gouvernement" doit être "investie immédiatement dans un OUI à une solution adéquate", a-t-il ajouté, appelant à un accord comprenant "une restructuration de la dette, moins d'austérité, une redistribution en faveur des plus démunis, et de vraies réformes".

     Avant le référendum, il avait émis l'hypothèse d'une démission, mais uniquement en cas d'une victoire du "oui".

    ©AFP

  • Varoufakis annonce sa démission

    Le ministre des Finances Yanis Varoufakis annonce sa démission sur son blog.

    ©AFP

  • #Anonymous supports the people of Greece. pic.twitter.com/0njYTx0MGR— Anonymous (@YourAnonNews) 5 Juillet 2015

  • "Protéger notre économie"

    Le gouvernement britannique a pris acte de "l'opinion décisive" exprimée par les Grecs lors du référendum de dimanche, assurant qu'il "fera tout ce qui est nécessaire pour protéger" son économie, selon un porte-parole du Premier ministre David Cameron.
    C'est un moment critique dans la crise économique grecque. Nous continuerons à faire tout ce qui est nécessaire pour protéger notre sécurité économique dans cette période d'incertitudes", a déclaré le porte-parole, précisant que le Premier ministre présiderait lundi matin une réunion pour réexaminer les plans d'urgence du pays.

  • "Le début de la libération du peuple européen"

    Le président bolivien Evo Morales s'est félicité dimanche de la victoire du "non" lors du référendum grec et a estimé qu'elle constituait une défaite pour "l'impérialisme européen". "Je félicite le grand peuple grec pour le triomphe du 'non-paiement' de la dette, qui constitue une déroute infligée à l'impérialisme européen", a déclaré le président bolivien, cité par l'agence de presse gouvernementale ABI.

    Le résultat du référendum "est le début de la libération du peuple européen", a ajouté Morales qui a exprimé "son respect et son admiration pour le peuple grec".

  • Les Allemands sont exaspérés

    Une bonne partie des réactions au référendum grec sont venues d'Allemagne, où la classe dirigeante ne cachait pas son exaspération. Si la chancelière Merkel est restée silencieuse, son ministre de l'Economie, le social-démocrate Sigmar Gabriel, a jugé difficile d'engager désormais des négociations sur un nouveau plan d'aide à Athènes.

  • Et sur les marchés?

    Les marchés sont en baisse lundi en Asie, l'euro limitant provisoirement ses pertes: vers 05H30, Tokyo cédait 1,58%, Hong Kong abandonnait plus de 3% après avoir ouvert en hausse de 0,7%, Sydney se repliait de 1,3%, Séoul de 1,62% et Wellington abandonnait 0,82%.

    A la même heure, l'euro valait 1,1038 dollar et 135,30 yens, remontant par rapport à son cours dans les échanges électroniques dimanche lorsqu'il était tombé à 1,0963 dollar et 134,91 yens, mais se repliant lentement au cours de la journée.

  • Les inquiétudes de Martin Schulz

    Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a affiché son inquiétude dans un message vidéo sur les conséquences du non pour le peuple grec, et jugé "dangereuse" l'évocation par le gouvernement grec d'une réouverture prochaine des banques au vu du risque de panique bancaire. Il a estimé que devait figurer au menu des discussions du sommet de mardi "un programme d'aide humanitaire pour la Grèce". "Le gouvernement grec doit faire dans les heures qui viennent des propositions conséquentes et constructives", faute de quoi "nous entrerions dans une période très difficile et même dramatique", a ajouté ce social-démocrate allemand.

     

  • Réunion au sommet de la zone euro

    Les dirigeants de l'Union européenne engagent lundi d'intenses consultations pour évaluer les conséquences du "non" massif des Grecs au référendum sur le plan des créanciers et élaborer une stratégie pour l'avenir.

    • Jean-Claude Juncker (président de la Commission) s'entretiendra ce lundi lors d'une conférence téléphonique avec Donald Tusk, Jeroen Dijsselbloem et Mario Draghi, patron de la Banque centrale européenne (BCE), selon un communiqué de la Commission.

    • Les dirigeants de la zone euro se réuniront mardi à Bruxelles pour un sommet consacré aux conséquences de la victoire du non au référendum en Grèce, un résultat jugé "très regrettable" dimanche soir par le chef de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem.

  • La Commission européenne "prend note et respecte" le résultat du vote, selon un court communiqué.

    "Ce résultat est très regrettable pour l'avenir de la Grèce", a estimé Jeroen Dijsselbloem, le ministre des Finances des Pays-Bas, qui préside l'Eurogroupe.

    "Pour la reprise de l'économie grecque, des mesures difficiles et des réformes sont inévitables. Nous allons maintenant attendre les initiatives des autorités grecques", a-t-il affirmé cité par un communiqué, alors que les ministres des Finances de la zone euro doivent se réunir mardi avant le sommet des chefs d'Etat ou de gouvernement des 19 prévu à 18H00  à Bruxelles.

  • Grande victoire du NON

    ©Photo News

    Selon les résultats définitifs fournis par le ministère grec de l'Intérieur, le "non" l'emporte avec 61,31% face au "oui" crédité de 38,69%. Selon un sondage diffusé par la chaîne de télévision Antenna TV, 67% des bulletins de vote "non" ont été glissés par des jeunes de la tranche 18-34 ans.

    La totalité des districts électoraux ont majoritairement voté en faveur du "non", sans exception. Cette victoire étonnamment nette a déjoué les récents sondages qui prévoyaient  une issue beaucoup plus serrée.

    Pour rappel, la question était

    "Est-ce que la proposition soumise par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international lors de l'Eurogroupe du 25 juin 2015, qui consiste en deux parties qui forment ensemble leur proposition globale, devrait être acceptée?"

    ♦ La case "Non" apparaît au-dessus de la case "Oui".

  • Samaras a démissionné

    L'ex-Premier ministre grec Antonis Samaras, chef du principal parti d'opposition grec, Nouvelle Démocratie (conservateurs), a annoncé dimanche soir sa démission, après la victoire massive du non au référendum par environ 61%.

    "Je comprends que notre parti a besoin d'un nouveau départ, dès aujourd'hui je démissionne de la direction", a indiqué Antonis Samaras, 64 ans, qui avait été Premier ministre au pic de la crise, entre juin 2012 et janvier 2015, avant d'être battu par l'actuel Premier ministre Alexis Tsipras.

    Le mandat d'Antonis Samaras devrait être terminé en juin 2016 mais sa fragile majorité, une coalition entre la droite et les socialistes Pasok, a échoué en décembre à élire son candidat pour le poste du président de la République, ce qui a provoqué des élections anticipées.

    Antonis Samaras ©EPA

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