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La Grèce en plein débat

Alexis Tsipras s'est employé à défendre ce vendredi les nouvelles propositions grecques devant ses députés. Ces propositions reprennent dans les grandes lignes ce que les créanciers demandaient avant le référendum. Ce samedi, l'Eurogroupe tranchera sur une éventuelle poursuite des négociations.
  • Le point sur la situation

    • Le gouvernement grec a transmis ses propositions jeudi soir à ses créanciers (BCE, UE, FMI). Ceux-ci en discutent ce vendredi.

    • Ces propositions sont proches des réformes exigées par les créanciers avant le référendum et qui avaient donc essuyé un refus des Grecs lors de celui-ci.

    • Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, espère un verdict sur la Grèce ce vendredi et une décision majeure samedi.

    • Le Parlement grec est convoqué ce vendredi pour avaliser le plan Tsipras. Plusieurs partis grecs ont déjà donné leur feu vert, dont le parti conservateur "Nouvelle démocratie", leader de l'opposition avec 77 sièges sur 300.

  • Manifestations de la gauche de Syriza devant le parlement grec

    Plusieurs milliers de manifestants de gauche se sont rassemblés vendredi soir en signe de protestation devant le parlement d'Athènes qui doit se prononcer sur les réformes présentées par le Premier ministre Alexis Tsipras pour obtenir une nouvelle aide financière auprès des créanciers internationaux du pays.

     

    ©REUTERS

  • Tsakalotos pense que "beaucoup des demandes sur la dette vont être acceptées"

    Le nouveau ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos s'est déclaré confiant vendredi sur le fait que "beaucoup des demandes de la Grèce sur la dette vont être acceptées" par les créanciers, citant notamment un échange d'obligations entre la BCE et le Mécanisme européen de stabilité (MES) prôné de longue date par les Grecs.

    Si cet échange des 27 milliards d'obligations grecques détenues par la BCE, dont une partie arrive à échéance cet été, est accepté par les créanciers, "nos échéances seront plus faciles à honorer", a assuré le ministre devant la commission parlementaire qui examine l'offre d'accord soumise jeudi soir par Athènes pour convaincre ses partenaires européens de reprendre leur financement du pays et de le garder dans la zone euro.

  • Les débats commencent au Parlement grec

    Le gouvernement grec a commencé  défendre sa dernière proposition d'accord aux créanciers, devant les députés réunis en commission parlementaire, alors que des membres de la majorité ont exprimé leurs divergences dans une déclaration très dure prônant une sortie de l'euro.

    "Je vous appelle à soutenir l'effort du gouvernement en vue d'un accord", a lancé aux parlementaires Dimitris Vitsas, député Syriza -le parti au pouvoir- qui a pris la parole au nom de la majorité devant la commission qui examine en procédure d'urgence l'offre déposée vendredi soir par Athènes.

    Après ce premier examen en commission prévu jusqu'en début de soirée, les 300 députés grecs devraient se réunir pour donner leur feu vert au gouvernement pour qu'il négocie avec les créanciers sur ce paquet de réformes. Un vote est envisagé aux alentours de minuit heure locale (22h00 GMT), et dans tous les cas avant la réunion des ministres des Finances prévue à Bruxelles samedi.

  • Les propositions grecques semblent "constructives" pour notre ministre des Finances

    "Je peux vous dire que ces propositions comportent des éléments constructifs, mais des mesures sont imprécises. On se demande si tout cela peut suffire vu la situation dramatique de la Grèce."
    Johan Van Overveldt
    Ministre belge des Finances

  • Les banques grecques souffrent

    En cas d'accord, les banques grecques n'ouvriront pas avant la fin de la semaine prochaine. C'est ce qu'affirme une source bancaire grecque qui évoque aussi le montant journalier des retraits dans le pays. Chaque jour, entre 80 et 100 millions d'euros quittent les comptes bancaires des Grecs.

    De plus, il estime que les institutions bancaires auront besoin d'être recapitalisées à hauteur de 10 à 14 milliards d'euros pour surmonter les turbulences de ces dernières semaines, et cela même en cas d'accord.

  • En cas d'accord, ce n'est toujours pas dans la poche

    Si la Grèce et ses partenaires européens s'entendent dimanche sur un troisième plan d'aide à Athènes, tout ne sera pas joué : au moins huit parlements de la zone euro devront être impliqués, le Bundestag allemand même deux fois. Mais dans la plupart des pays, le feu vert ne fait pas de doute.

    • Aux Pays-Bas les députés décideront s'ils veulent voter ou pas. 

     En Irlande, le gouvernement n'est pas obligé de solliciter les parlementaires mais pourrait décider de le faire, pour assoir sa décision. Un "oui" ne ferait pas de doute. 

    • En Belgique, au Luxembourg, à Chypre, en Lituanie, en Italie, en Espagne et au Portugal, le parlement n'a pas besoin d'être impliqué. Il ne le sera pas non plus à Malte ni en Slovénie si l'engagement financier en faveur de la Grèce n'augmente pas. 

    • En Allemagne, le Bundestag devra voter pour donner au gouvernement le mandat de négocier les modalités et le volume exacts d'une nouvelle aide. Ensuite, il devrait revoter pour avaliser un éventuel accord.

    • En Finlande, 25 députés doivent, au nom de l'assemblée toute entière, donner au gouvernement un mandat de négociation ex-ante pour la conclusion définitive d'un accord, et ce dès samedi. Tout ce qui conduirait à une décote de la dette grecque aurait très peu de chance d'être approuvé. 

    • En Grèce, Alexis Tsipras pourra vraisemblablement compter sur les voix d'au moins une partie de l'opposition pour arracher un "oui" à la Vouli (le parlement d'Athènes).

    • En France, le Premier ministre Manuel Valls s'est engagé à organiser un vote de l'Assemblée nationale en cas d'accord, qui pourrait avoir lieu le mercredi 15 juillet. Les mécontents devraient s'abstenir plutôt que voter "non". 

    • En Autriche, un vote du parlement est nécessaire et pourrait intervenir très rapidement. L'aval des députés ne fait pas de doute.

    • En Estonie, l'issue positive du vote est assurée, la coalition au pouvoir disposant d'une solide majorité. 

    • En Lettonie, "Ce sera très difficile pour moi de convaincre le parlement", a reconnu vendredi la Premier ministre Laimdota Straujuma. 

    • En Slovaquie, un feu vert de la commission parlement aux Affaires européennes suffirait. Mais la Slovaquie s'est montrée jusqu'ici très réticente à aider de nouveau la Grèce. 

  • Le principal parti grec de l'opposition donne son feu vert à Tsipras

    Le parti conservateur "Nouvelle démocratie" autorise le Premier ministre Alexis Tsipras à poursuivre les négociations pour maintenir la Grèce à flot et dans la zone euro. "Nouvelle démocratie" compte 76 députés sur 300 au Parlement grec.

  • #Greece's €53.5bn bailout estimate seems old tranche (€7.2bn)+IMF/ECB repay (€46bn). No bank recap or deficit financing. Bill will be bigger— Peter Spiegel (@SpiegelPeter) July 10, 2015

  • Cinq membres de Syriza préfèrent la drachme à l'austérité

    Cinq membres radicaux du parti Syriza au pouvoir en Grèce jugent une sortie de la zone euro et un retour à la drachme préférables à un accord avec les créanciers internationaux impliquant une nouvelle cure d'austérité sans perspective de réduction de la dette.

  • Pendant ce temps, au Parlement grec

    Le parti centriste To Potami va voter au parlement grec en faveur des réformes proposées par le gouvernement d'Alexis Tsipras et destinées à obtenir une aide financière pour la Grèce, a annoncé vendredi un porte-parole de cette formation. "Assurément, nous allons autoriser le Premier ministre à proposer un accord", a dit Dimitris Tsiodras après une réunion du groupe parlementaire de To Potami. Ce parti compte 17 députés sur les 300 de la Vouli, le parlement monocaméral grec.

  • Réunion en cours...

    Les Européens et le FMI analysent actuellement  les nouvelles propositions du gouvernement grec en vue d'une nouvelle aide financière, avant de les transmettre aux ministres des Finances de la zone euro qui se réunira samedi pour décider si ce texte peut constituer une base de négociations.

    Les présidents de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, de la Banque centrale européenne Mario Draghi et de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, ainsi que la patronne du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, se concertent par téléphone depuis 13h.

    Cette réunion a été convoquée "pour discuter des propositions parce que nous devons livrer une analyse conjointe à l'Eurogroupe", la réunion des ministres des Finances de la zone euro prévue samedi à Bruxelles, a expliqué une source européenne.

  • L'issue de l'Eurogroupe de samedi est "complètement ouverte"

    L'issue d'une réunion samedi des ministres des Finances de la zone euro sur la Grèce est "complètement ouverte", a déclaré le porte-parole du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, une réserve qui contrastait avec l'optimisme de plusieurs autres capitales européennes.

    M. Schäuble entrevoit "très peu de marge de manoeuvre pour une restructuration, un 'reprofiling' ou d'autres choses de ce genre", a précisé le porte-parole.

  • "Avant la fin de la journée"

    Les institutions analysant les propositions grecques entendent communiquer leur opinion avant la fin de la journée, selon un porte-parole commission. Voilà qui confirme les espoirs de Dijsselbloem.

  • Berlin ne se prononce pas encore

    Je ne peux pas juger du contenu" de ces propositions, "nous attendons que les institutions les examinent et communiquent leur avis", a déclaré à Berlin Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, alors que d'autres capitales européennes ont exprimé des réactions encourageantes sur la possibilité d'un accord entre la Grèce et ses créanciers.

  • Réunion des créanciers à 13h

    Les dirigeants des principales institutions créancières de la Grèce vont s'entretenir vendredi à 13h par téléconférence pour examiner les propositions adressées jeudi soir par Athènes,a-t-on appris vendredi de sources européennes.

    Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne, et Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, vont se pencher sur les propositions de Tsipras.

    Si leur examen est positif, un sommet de la zone euro pourrait être réuni dimanche pour rouvrir des négociations avec Athènes sur l'octroi d'un nouveau programme d'aide à trois ans et sur un crédit relais.

  • Hollande juge les propositions d'Athènes "sérieuses" et "crédibles"

    Le programme Grec est sérieux, crédible et montre une détermination à rester dans la zone euro. Rien n'est encore fait, tout peut être fait.— François Hollande (@fhollande) 10 Juillet 2015

    Il s'agit de "tout faire pour qu'il y ait un accord, un bon accord, un accord respectueux des règles européennes (...), respectueux aussi des Grecs. Les heures qui viennent seront importantes", a déclaré le président français.

  • Verdict aujourd'hui?

    Le verdict sur la Grèce "sans doute aujourd'hui", a dit le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, cité par Bloomberg. Il a décrit les propositions grecques comme étant un "document approfondi".

    "Nous devons prendre une décision majeure" samedi.

    ©© Jonathan Raa/Demotix/Corbis

    Les propositions grecques vont être "étudiées" aujourd'hui par les créanciers (UE, BCE et FMI), qui émettront "un jugement, vraisemblablement plus tard aujourd'hui".

    Dijsselbloem a déclaré qu'une décision majeure pourrait être prise par les ministres des Finances de la zone euro lors d'une réunion d'urgence samedi pour étudier les nouvelles propositions de la Grèce afin de pouvoir bénéficier d'une aide d'urgence.

    L'évaluation doit en tous cas être bouclée avant une réunion de l'Eurogroupe samedi à Bruxelles à 15h, qui doit dire s'il y a lieu d'ouvrir les négociations en vue d'un prêt. Les conclusions des ministres seront discutées par les chefs d'Etat et de gouvernement lors d'un sommet prévu dimanche.

  • At first glance, #Greece proposals provide a basis for discussion -JM— Joseph Muscat (@JosephMuscat_JM) 10 Juillet 2015

    Le Premier ministre maltais Joseph Muscat a estimé vendredi que les dernières propositions grecques pour le règlement de la crise représentaient "une base de discussion".

  • Les taux d'emprunt des pays du sud de l'Europe se détendent nettement vendredi matin sur le marché de la dette souveraine en zone euro, dans la foulée de la présentation par Athènes de nouvelles propositions.
    "Les actions ont été tirées vers le haut et les taux d'emprunt des pays périphériques orientés en baisse ces derniers jours, soutenus par l'idée que la Grèce et ses créanciers puissent trouver un accord" (Jasper Lawler, un analyste de CMC Markets)

    Peu après l'ouverture du marché secondaire, où s'échange la dette déjà émise, le taux d'emprunt à 10 ans de l'Italie reculait à 2,043% contre 2,176% la veille, celui de l'Espagne s'inscrivant à 2,053% contre 2,173%, le taux du Portugal baissant pour sa part à 2,704% contre 2,923%.
    Seule la Grèce ne profitait pas de ce mouvement puisque son taux continuait de se tendre à 18,913% contre 18,797%.

  • If the #Greek proposal gets the green light by #Eurogroup then it will allow for negotiations to take place. This is not the final proposal.— Eleni Varvitsiotis (@Elbarbie) July 9, 2015

  • Les propositions en détails: un texte de 13 pages

    Le texte des propositions de 13 pages, intitulé "Actions prioritaires et engagements", se rapproche des dernières propositions des créanciers du 26 juin, que le gouvernement avait initialement rejetées en annonçant alors la tenue d'un référendum.

    • HAUSSE DE LA TVA

    Le taux de la TVA, la pomme de discorde entre Athènes et ses créanciers, est fixé à 23%, incluant aussi la restauration (qui jusqu'ici était à 13%), comme le souhaitaient les créanciers.

    Pour les produits de base, l'électricité et les hôtels, la TVA reste à 13% et pour les médicaments, livres et places de théâtre à 6%.

    • SUPPRESSION DES AVANTAGES FISCAUX DES ILES

    Le gouvernement propose la suppression des avantages fiscaux pour les îles (soit la réduction de 30% de la TVA appliquée depuis plusieurs années), a commencer par les îles les plus riches et touristiques.

    Cette suppression va commencer en octobre et sera faite graduellement pour s'achever d'ici la fin 2016.

    • HAUSSE D'AUTRES TAXES

    La hausse de la taxe sur les sociétés va passer de 26% à 28%, comme le souhaitaient les créanciers, et non pas à 29% comme l'avait initialement proposé Athènes.

    Les taxes sur les produits de luxe seront également augmentées.

    • REFORME DES RETRAITES

    Concernant l'âge du départ à la retraite, il est fixé à 67 ans ou 62 ans avec 40 ans de travail et sera relevé graduellement d'ici à 2022.

    • RÉDUCTION DES DÉPENSES MILITAIRES

    Le plafond des dépenses militaires sera réduit de 100 millions d'euros en 2015 et de 200 millions en 2016 contre une réduction de 400 millions proposée par les créanciers.

    • DÉRÉGLEMENTATION DE CERTAINES PROFESSIONS

    Des réformes pour la déréglementation de certaines professions (ingénieurs, notaires) et du secteur du tourisme sont également prévues.

    • ÉVASION FISCALE

    Le gouvernement propose une série de mesures pour lutter contre l'évasion fiscale et la réorganisation du système de collectes des impôts.

    • REFORME DE L'ADMINISTRATION

    Des gestionnaires seront embauchés pour évaluer les fonctionnaires et une série de mesures est prévue pour moderniser le secteur public.

    • PRIVATISATIONS

    Le gouvernement accepte de vendre la part restant de l'Etat au capital social des télécommunications grecques OTE, dont le principal actionnaire est Deutsche Telekom.

    L'appel d'offres sera aussi lancé pour la privatisation des ports du Pirée et de Thessalonique d'ici octobre.

    • OBJECTIFS BUDGÉTAIRES

    Initialement Athènes s'était aligné sur les propositions des créanciers pour réaliser un excédent primaire budgétaire (hors service de la dette) de 1% en 2015, 2% en 2016 et 3% en 2017 mais jeudi soir le gouvernement a indiqué que ces objectifs devaient être examinés de nouveau car la situation économique s'est aggravée ces derniers jours, surtout après l'imposition du contrôle des capitaux et la fermeture des banques.

    • DETTE PUBLIQUE

    Les propositions grecques prévoient également "la réglementation de la dette publique", à 180% du PIB actuellement, selon une source gouvernementale qui n'a pas donné plus de précision sur ce sujet épineux dont la majorité des pays de la zone euro ne veulent pas entendre parler, surtout l'Allemagne et les pays du nord.

    • ET POUR FACILITER LA REPRISE

    "Un paquet de 35 milliards d'euros" consacré à la croissance est déjà prévu par la Commission européenne, selon une source gouvernementale grecque.

  • Restructuration, le paradoxe selon Schaüble

    Quelques heures avant l'expiration de la date limite pour la présentation des réformes, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a reconnu que l'effacement d'une partie de la dette de la Grèce pourrait être nécessaire pour la rendre supportable tout en excluant cette éventualité.

    Il a fait valoir que les règles européennes empêchaient d'effacer une partie des créances sur la Grèce. Il n'a pas dit comment faire pour résoudre ce paradoxe, mais il a indiqué qu'il y avait toutefois des possibilités limitées de réaménagement de la dette grecque avec notamment une extension des échéances et un abaissement des taux d'intérêt pratiqués.

  • Et maintenant?

    • Le Parlement grec et les dirigeants de la zone euro vont étudier dès vendredi matin les propositions de réformes. Le vote du Parlement permettra ou non au gouvernement de négocier ce paquet de réformes, a fait savoir l'agence Ana (semi-officielle). Le débat, qui s'annonce houleux, débutera à 13h.

    • Selon le calendrier prévu, les trois institutions représentant les créanciers (CE, BCE, FMI) livreront leur évaluation initiale ce vendredi soir.

    • Si elle est globalement positive, l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro décidera samedi de l'utilité d'ouvrir des négociations avec Athènes à un prêt sous condition du Mécanisme européen de stabilité (MES). La décision nécessite l'assentiment de pays représentant 80% du capital du MES. Après la large victoire du "non" qu'il avait prônée au référendum de dimanche dernier pour rejeter les termes du précédent plan de sauvetage, Alexis Tsipras est en meilleure position pour imposer des mesures difficiles et faire face à la résistance des Grecs.

    • Les chefs d'Etat et de gouvernement européens ont prévu de se réunir en sommet dimanche pour évaluer les propositions de réformes. S'ils estiment qu'elles peuvent servir de base à des négociations pour un prêt de trois ans et à des crédits relais pour maintenir la Grèce à flot, la Vouli (Parlement grec) se réunira alors à nouveau la semaine prochaine pour transformer les propositions en loi.

  • Ceux qui s'opposent déjà aux réformes proposées

    Signe d'éventuelles difficultés à venir, le chef de parti des Grecs indépendants, alliés à Syriza au sein de la coalition au pouvoir, n'a pas signé la liste des propositions. Les Grecs indépendants ont menacé de retirer leur soutien au gouvernement en cas de suppression des exemptions d'impôts dont bénéficient les îles.

    Le ministre de l'Energie, Panagiotis Lafazanis, qui représente la gauche de Syriza, n'a pas non plus signé.

  • • Réactions?

    → Le président de l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, a confirmé avoir reçu les propositions, mais ne fera pas de commentaire sur ces nouvelles propositions tant qu'elles n'auront pas été évaluées par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

    → Ces mesures devraient satisfaire les marchés boursiers. A l'annonce du contenu, les contrats à terme sur les indices boursiers américains étaient en hausse de 1% en Asie.

    La Vouli, le Parlement grec monocaméral, sera convoqué vendredi pour autoriser le gouvernement à négocier une série d'"actions préalables" à prendre avant de recevoir les premières aides. Cette étape est cruciale pour convaincre des créanciers sceptiques du sérieux des intentions grecques.


  • La Grèce alourdit sa fiscalité pour plaire à ses créanciers

    Le gouvernement grec a transmis ses nouvelles propositions à ses créanciers de la zone euro dans l'espoir d'obtenir de l'argent frais et d'éviter la faillite et demandera vendredi au Parlement de voter un certain nombre de mesures immédiates.

    Dans ses propositions mises au point jeudi et transmises en fin de soirée, la Grèce se plie aux exigences de ses créanciers. Elle prévoit notamment une hausse des taxes sur le transport maritime et une suppression, pour la fin 2016, de la fiscalité avantageuse dont bénéficient ses îles, composantes essentielles de l'industrie du tourisme.

    En échange des efforts consentis, Athènes réclame un financement de 53,5 milliards d'euros pour couvrir les obligations liées à sa dette jusqu'en 2018.

    Le gouvernement de la gauche radicale du Premier ministre Alexis Tsipras veut aussi que ses créanciers revoient les objectifs en matière d'excédent primaire pour les quatre prochaines années et un "reprofilage" de la dette à long terme.

    Les propositions prévoient aussi un relèvement de la TVA sur la restauration à 23% (à 13% pour l'hôtellerie), de présenter une réforme des retraites et de fixer un calendrier ferme pour les privatisations de différentes propriétés de l'Etat dont le port du Pirée et les aéroports régionaux. La Grèce propose notamment de supprimer par étapes à l'horizon fin 2019 le complément de pension pour les retraités les plus modestes (Ekas). Elle prévoit aussi de réduire les dépenses en matière de défense d'un montant de 300 millions d'euros d'ici la fin 2016.

    ©Photo News

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