La Troïka est morte, vive le "Groupe de Bruxelles"

©REUTERS

La nouvelle équipe de fonctionnaires internationaux avec laquelle la Grèce a entamé mercredi les discussions a été baptisée "Groupe de Bruxelles" par Athènes et non plus "troïka". Ils débatteront sous ce nouveau nom des réformes très attendues de la part du gouvernement Tsipras.

Réuni depuis ce début de l'après-midi dans la capitale, ce nouveau "groupe de Bruxelles" est composé de représentants du gouvernement grec, de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE), du Mécanisme européen de stabilité (MES) et du Fonds monétaire international (FMI).

Une composition ainsi très proche de la "troïka" abhorrée. A la différence que le gouvernement d'Alexis Tsipras se présente désormais en membre à part entière du groupe.

Le Premier ministre grec souhaite en effet changer l'image de cette équipe, associée depuis 2010 aux visites pointilleuses et hautement sécurisées de technocrates venant passer en revue l'action des ministères grecs.Ce qui n'empêche pas que, parmi les participants aux discussions figurent les chefs de mission de l'ancienne "troïka", soit Declan Costello pour la Commission européenne, Klaus Masuch pour la BCE et Rishi Goyal pour le FMI.

"La négociation du groupe de Bruxelles se déroulera au niveau politique et technique à Bruxelles, entre homologues".
Source gouvernementale grecque

• Se rendre à Athènes

Contraints à un certain nombre de concessions dans leurs négociations avec les créanciers, les dirigeants grecs de gauche radicale tentent de rester fermes. L'objectif est ici d'éviter la reprise des missions de fonctionnaires internationaux dans la capitale grecque.

Toutefois, "pour des questions précises" et dans le but de "lever toutes les doutes" sur les données grecques, le "Groupe de Bruxelles" pourra "nommer des conseillers techniques" amenés à se rendre à Athènes pour récupérer les informations nécessaires, a précisé une gouvernementale grecque.

Une position que le ministre français des Finances Michel Sapin avait résumé de manière plus lapidaire lundi:" peut-on travailler sans jamais mettre les pieds en Grèce, non! Donc des techniciens iront".

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