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Les banques grecques fermées jusqu'à lundi

La Grèce a soumis sa demande officielle d'assistance au Mécanisme européen de stabilité. Les créanciers attendent maintenant les nouvelles propositions du gouvernement de Tsipras, prévues pour jeudi. Et dimanche, un sommet européen devrait trancher. Bref, le temps presse.
  • Le point sur la situation

    • Les Européens se sont donné jusqu'à dimanche pour parvenir à un accord avec la Grèce et se préparent sinon au "scénario noir" d'une sortie du pays de la zone euro, après un sommet où Athènes est venu les mains vides, sans propositions concrètes de réformes.

    • Ce mercredi, le gouvernement grec a fait une demande d'aide au Mécanisme européen de stabilité (MES).Le MES a d'emblée demandé l'avis des créanciers de l'Etat grec.

    Le FMI, par le biais de sa directrice générale, Christine Lagarde, a pointé la nécessité d'une restructuration de la dette grecque.

    • Le gouvernement grec doit désormais présenter de nouvelles propositions. Ultimatum: jeudi. Tsipras a promis de le respecter, et le nouveau ministre des Finances envisage déjà une mise en oeuvre de réformes dès la semaine prochaine.

    • Un sommet de l'ensemble des leaders de l'Union européenne serait organisé dimanche.

    • Pour rester dans la zone euro, la Grèce a besoin de toute urgence d'au moins 3,5 milliards d'euros d'aide pour faire face à sa prochaine échéance de remboursement à la Banque centrale européenne (BCE), le 20 juillet. Un tel financement ne pourrait être accordé qu'après la conclusion d'un accord de moyen terme: un troisième plan d'aide à la Grèce sur deux ans, selon Merkel.

    • La BCE laisse inchangé le niveau des prêts d'urgence aux banques alors qu'à la Fed, de nombreux responsables de la Réserve fédérale ont
    exprimé leurs inquiétudes sur la Grèce.

    Les banques grecques resteront fermées jusqu'à lundi et le plafond de retrait est maintenu à 60 euros par jour et par personne

  • Les banques grecques resteront fermées jusqu'à lundi

    Les banques grecques resteront fermées jusqu'à lundi prochain et le plafond de retrait sera maintenu d'ici là à 60 euros par jour et par personne, a rapporté mercredi la télévision d'Etat grecque.

    Un haut fonctionnaire grec avait déclaré plus tôt dans la journée que le décret en vertu duquel les banques sont fermées depuis le 29 juin, déjà prolongé une première fois et qui devait expirer ce mercredi, serait à nouveau prolongé. 

  • Lagarde ne veut pas un traitement de faveur pour la Grèce

    Christine Lagarde ne veut pas entendre parler d'un traitement de faveur concernant la Grèce. Selon la directrice du FMI, une restructuration de la dette grecque est nécessaire.

    Athènes, qui réclame un allègement de sa faramineuse dette, a promis mercredi de présenter un nouveau programme de réformes "crédibles", répondant à l'ultimatum lancé par des dirigeants européens.

    Sans s'exprimer directement sur ces propositions, Christine Lagarde a évoqué des "développements importants" et a martelé que la Grèce faisait face à une "crise aiguë qui doit être réglée".

    Selon le FMI, la Grèce aura besoin d'au moins 50 milliards d'euros d'aide sur les trois prochaines années, dont 36 milliards d'argent frais européen, et d'un allègement de dette.


  • Le MES demande l'avis de la CE, de la BCE et du FMI

    Le Mécanisme européen de stabilité (MES) a demandé à la Commission européenne (CE), à la Banque centrale européenne (BCE) et au Fonds monétaire international (FMI) d'examiner la demande de prêt formulée par la Grèce.

    Le MES a publié une lettre du président de son conseil des gouverneurs, le ministre néerlandais des Finances Jeroen Dijsselbloem, dans laquelle ce dernier demande à la Commission et à la BCE d'évaluer si les problèmes de la Grèce représentent une menace pour la stabilité de la zone euro dans son ensemble ou de ses Etats membres, ce qui est une condition d'éligibilité à un prêt de ce fonds de sauvetage européen.

    Il leur demande aussi d'examiner avec le FMI si la dette de la Grèce est viable et quels peuvent être les besoins de financement de ce pays.

  • Athènes promet des réformes avec le soutien total de Paris

    La Grèce a promis de présenter jeudi au plus tard des propositions de réforme de son économie pour obtenir une nouvelle aide de ses créanciers, avec le soutien de la France qui a promis de "tout faire" pour éviter un "Grexit".

    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a plaidé mercredi sa cause devant les députés européens à Strasbourg, au lendemain du sommet de la zone euro qui a décidé de se donner jusqu'à dimanche pour conclure un accord avec la Grèce.

    ©EPA

    A quatre jours de l'échéance, Alexis Tsipras, fort de sa victoire au référendum par lequel les Grecs ont dit "non" aux exigences formulées par ses partenaires de l'UE, s'est engagé à présenter jeudi les propositions de réformes qui lui sont demandées tout en restant vague sur leur contenu. "Demain, nous allons soumettre des propositions concrètes pour un accord juste, des propositions de réforme fiables", a-t-il déclaré à l'issue d'un long débat avec les parlementaires européens.

  • La BCE laisse inchangé le niveau des prêts d'urgence aux banques

    La Banque centrale européenne (BCE) a laissé inchangé mercredi le niveau actuel des prêts d'urgence (ELA) qu'elle accorde aux banques du pays, dont elle avait cependant durci les conditions d'octroi lundi, a-t-on appris auprès d'une source bancaire.

    Depuis le 26 juin, les prêts ELA sont plafonnés à près de 89 milliards d'euros. Dans l'attente du référendum grec de dimanche dernier, qui s'est soldé par la victoire du non aux propositions des créanciers de la Grèce, la BCE avait consenti à plonger dans un coma artificiel les banques du pays en décidant de maintenir ces prêts d'urgence, sans en augmenter le plafond.


  • La dernière proposition de la Grèce est "équilibrée" et "positive"

    ©AFP

    Les propositions formulées mercredi par Athènes dans sa demande d'une nouvelle aide financière européenne sont "équilibrées" et "positives", a affirmé mercredi le Premier ministre français Manuel Valls. "Je veux dire ici que cette demande, cette lettre, est équilibrée, positive. Elle fait preuve d'une réelle volonté d'avancer et de réformes", a déclaré Manuel Valls devant les députés français, saluant encore "une étape importante qui permet de dialoguer".

  • Le maintien de la Grèce dans l'euro est un "enjeu géopolitique de la plus haute importance", a déclaré mercredi Manuel Valls, avertissant des conséquences "terribles" pour le peuple grec en cas de sortie de la monnaie unique. Le Premier ministre français estime qu'accepter une sorte de la Grèce de la zone euro serait un aveu d'impuissance, "la France s'y refuse".

    "C'est le destin de l'Europe qui se joue sur le dossier grec."
    Manuel Valls
    Premier ministre français

    Il est positif quant à la signature d'un accord. Selon lui, "les fondements d'un accord ont été posés, un accord est à portée de main". La Grèce doit toutefois encore proposer de vraies réformes fiscales et des retraites.

  • Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici, a rappelé dans une internview par Bloomberg TV que la place de la Grèce était dans la zone euro.

    We need to have #eurozone with 19 Member States. #Greece has to present concrete reforms @BloombergTV— Pierre Moscovici (@pierremoscovici) 8 Juillet 2015

  • "Cherchez de l'aide chez vos amis et non vos ennemis"

    Donald Tusk, président du Conseil européen, a appelé les créanciers à ne pas "humilier" Athènes qui doit pour sa part faire preuve de "moralité" en remboursant ses dettes.

    "Notre débat a montré à quel point nous sommes divisés sur le sujet", a-t-il constaté. "Dans cette crise, nous devons nous montrer les uns les autres un respect inconditionnel", a-t-il déclaré.

    "Cherchez de l'aide chez vos amis et non vos ennemis, surtout quand ceux-ci sont incapables de vous aider", a conseillé ce dirigeant polonais au gouvernement grec, qui met volontiers en avant sa proximité avec la Russie de Vladimir Poutine, en froid avec l'UE en raison de la crise ukrainienne.

    "Il est tout simplement impossible de continuer à dépenser beaucoup plus que ce qu'on gagne, c'est cela la cause de la crise en Grèce, pas la monnaie commune", a-t-il martelé.

    Il a ainsi sonné l'appel à "l'unité" de tous pour régler la crise grecque, et saisir "la dernière chance" d'un accord au risque sinon de se "réveiller dans quatre jours dans une Europe différente".

     

    Donald Tusk a sonné l'appel à "l'unité" de tous pour régler la crise grecque, et saisir "la dernière chance" d'un accord au risque sinon de se "réveiller dans quatre jours dans une Europe différente". ©EPA

  • "La musique est différente, ce n'est pas celle que l'on a écouté jusqu'à maintenant et c'est positif", a dit Mariano Rajoy, chef du gouvernement espagnol, lors d'une conférence de presse à Madrid, évoquant une lettre d'Athènes demandant un troisième sauvetage au Mécanisme de stabilité européen.

  • La lettre de Tsakalotos au MES

    "Nous avons confiance dans le fait que les Etats membres comprennent l'urgence de notre demande de prêt étant donné la fragilité de notre système bancaire, notre pénurie de liquidités disponibles, nos obligations à venir, notre accumulation d'arriérés sur le plan intérieur et notre volonté affichée d'apurer nos arriérés vis-à-vis du FMI et de la Banque de Grèce", écrit le ministère grec des Finances dans une lettre adressée au MES.

    La Grèce s'engage aussi à réformer dès la semaine prochaine son système de retraites et sa fiscalité pour obtenir de ses partenaires européens un prêt de trois ans couvrant les remboursements de sa dette.

    Dans cette missive rendue publique par le gouvernement d'Alexis Tsipras, Athènes promet aussi d'honorer ses obligations financières et de détailler d'ici jeudi ses propositions pour qu'elles soient examinées par ses créanciers.

  • Les banques grecques restent fermées

    Le gouvernement grec vient d'annoncer la signature  d'un décret ministériel permettant la prolongation de la fermeture des banques jusque vendredi.

    Cela fait déjà huit jours ouvrables que les banques sont fermées. Les banques grecques ont toutes les peines du monde à alimenter leurs distributeurs de billets, épuisant progressivement la monnaie en circulation. Les retraits auprès de ces machines sont plafonnés à 60 euros par jour.

  • L'exposition de la France: 65 milliards d'euros

    L'exposition de la France à un éventuel défaut grec atteint 65 milliards d'euros, a estimé mercredi le rapporteur général de la Commission des finances du Sénat Albéric de Montgolfier.

  • La demande d'aide au MES porte sur 3 ans

    La demande d'aide au MES envoyée aujourd'hui par la Grèce porte sur un prêt de 3 ans. On ne connaît pas le montant.

  • Les propositions grecques, c'est bien pour jeudi

    Le Premier ministre grecs Tsipras a annoncé mercredi que son gouvernement présenterait jeudi des propositions concrètes à ses créanciers afin de trouver une solution avec ses partenaires européens pour mettre fin à la crise.

    "Demain, nous allons soumettre des propositions concrètes pour un accord juste, des propositions de réforme fiables", a-t-il déclaré devant les députés européens réunis à Strasbourg, à l'issue d'un débat sur le Conseil européen qui, dimanche, doit se prononcer sur un programme d'aide contre des réformes. A l'ouverture des débats, Alexis Tsipras avait déclaré que ces propositions seraient présentées "dans les deux prochains jours".

    Euclide Tsakalotos, le nouveau ministre des Finances grec, a proposé de mettre en oeuvre dès la semaine prochaine des mesures de réforme de la fiscalité et des retraites. Dans une lettre adressée au président du MES et rendue publique, le ministre a formellement demandé un prêt sur trois ans en s'engageant à "un paquet de réformes et de mesures qui doivent garantir la stabilité des finances publiques (...)". Il a proposé "la mise en oeuvre immédiate, dès la semaine prochaine, de mesures pour réformer les secteurs d'impôts et des retraites".

    ©EPA

  • La colère de Guy Verhofstadt au Parlement européen

  • Pas d'IOU

    Le ministre des Finances grec a catégoriquement démenti mercredi préparer des "IOU" ("I Owe you", "je vous dois"), des reconnaissances de dette qui serviraient à payer salaires et retraites, palliant le manque de liquidités.

    L'Etat grec pourrait se trouver dans la situation d'émettre des "IOU" si les coffres des banques sont vides et que la Banque centrale européenne cesse de fournir des euros au pays. Pour l'instant, la BCE maintient au niveau actuel, soit environ 89 milliards d'euros, les prêts d'urgence (ELA) aux banques grecques.

    Le vice-ministre des Finances Dimitris Mardas avait assuré mardi que le paiement de salaires de la fonction publique dus le 13 juillet ne poserait pas de problème, grâce notamment à de bonne rentrées fiscales.

  • Pas de téléconférence de l'Eurogroupe ce mercredi, la demande grecque sera examinée par un groupe de travail qui réunit les directeurs du Trésor. Le groupe de travail Eurogroupe (Eurogroup Working Group, EWG) a notamment pour mission de préparer les réunions ministérielles.

    L'information a été communiquée par le porte-parole de Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe.

    Request for ESM support received from Greek government, will be dealt with EWG today. No #Eurogroup teleconference #Greece— Michel Reijns (@MichelReijns) 8 Juillet 2015

  • Merkel says deadline for Greek offer is Weds, Thurs latest. Seems @JunckerEU said Fri. What a way to run a railroad. #grexit @tsipras_eu— James Kanter (@jameskanter) 7 Juillet 2015

  • La nouvelle demande d'aide de la Grèce est arrivée

    Le Mécanisme de solidarité européen (MES) annonce avoir reçu la nouvelle demande formelle de prêt de la Grèce.

    #ESM have confirmed that the request from #Greece for new package has been received— Open Europe (@OpenEurope) 8 Juillet 2015

    Cette requête était attendue après un sommet d'urgence mardi soir à Bruxelles, où les dirigeants de la zone euro se sont donné jusqu'à dimanche pour décider sur un nouveau programme d'aide, sans lequel la Grèce, dont les caisses sont vides et les banques fermées, risque de devoir quitter la zone euro.

  • La Grèce a levé 1,625 milliards d'euros de bons du Trésor à six mois, selon l'Agence de la dette grecque (PDMA). Cette opération a été réalisée à taux inchangé de 2,97% par rapport à la précédente émission il y a un mois.

    Cette émission de bons du trésor à court terme intervient tous les mois, et s'inscrit dans le cadre du renouvellement des bons du Trésor. Avec les soumissions non-concurrentielles qui courent jusqu'à jeudi, la PDMA espère lever un total de 2 milliards d'euros à six mois, l'équivalent des bons du Trésor qui doivent être renouvelés ce mois-ci.

  • Verhofstadt n'est pas tendre avec Tsipras

    Le président du groupe ADLE au Parlement européen, Guy Verhofstadt, ne porte apparemment pas Alexis Tsipras dans son coeur. Ce mercredi sur Twitter, il menace le Premier ministre grec d'un Grexit s'il ne prend pas ses responsabilités.

    Nobody in his right mind wants a #Grexit, but I warn you @atsipras, that' s what is going to happen if you don't take your responsibility— Guy Verhofstadt (@GuyVerhofstadt) July 8, 2015

    I am angry @atsipras because we have been sleepwalking towards a #Grexit for 5 yrs now and now we are running towards it with our eyes open— Guy Verhofstadt (@GuyVerhofstadt) 8 Juillet 2015

    Mardi déjà, Guy Verhofstadt avait estimé que c'était un "scandale" qu'Alexis Tsipras ne se présente pas au Parlement européen (avant de changer d'avis).

  • Tsipras demande à ses partenaires un "compromis honorable"

    Ce matin, Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, a fait une intervention au Parlement européen. Résumé.

    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a demandé  à ses partenaires de la zone euro de conclure un "compromis honorable" pour remettre son pays sur la voie de la croissance et régler la crise de l'endettement au bénéfice de toute l'Europe. Les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro ont décidé mardi de se donner jusqu'à dimanche pour conclure un accord aide financière contre réformes avec le gouvernement d'Alexis Tsipras, qui doit présenter des propositions.

    Les Grecs ont massivement rejeté dimanche dernier, par référendum, un plan proposé par les créanciers d'Athènes, dont les partenaires ne cachent plus leur exaspération, au point d'envisager un "Grexit".

    "Nous voulons trouver un compromis honorable pour éviter une rupture qui serait une rupture avec la tradition européenne, nous sommes tous conscients des enjeux et nous sommes prêts de notre côté à prendre nos responsabilités historiques", a-t-il dit devant un hémicycle comble.

    Il a annoncé qu'il ferait "dans les deux prochains jours" des propositions pour que la Grèce retrouve le chemin de la croissance en rompant avec des programmes d'austérité qui, selon lui, ont mené le pays à la catastrophe économique.

    "Nous voulons lutter contre le règne des oligarchies et des cartels, contre la fraude et l'évasion fiscale, nous voulons moderniser l'Etat. Ce sont pour nous des priorités et nous attendons l'accord de nos partenaires sur ces priorités", a déclaré le Premier ministre grec, reconnaissant que les précédents gouvernements avaient gaspillé les fonds européens. Le premier objectif, a-t-il ajouté, doit être de lutter contre le chômage et d'aider les entreprises, tout en faisant payer les contribuables les plus riches qui n'ont pas connu selon lui les effets de l'austérité.

    Mais pour cela, il faudra trouver une "solution durable" sur la dette grecque impayable et qui a surtout servi selon lui à renflouer les banques des autres pays. Athènes, a-t-il dit, ne veut pas faire peser la charge sur les contribuables européens mais trouver une solution qui sortira l'Europe de son impuissance à régler la crise de l'endettement qui s'auto-alimente.

    ©EPA

  • "Une histoire d'unité, pas de division"

    "Il faut trouver une solution durable pour la dette grecque"

    Tsipras dit aussi que le gouvernement grec va préciser ses propositions dans les deux jours.

    "Le choix du peuple grec n'était pas la rupture mais le retour aux principes fondateurs de l'UE, des principes de démocratie, de solidarité, de respect mutuel et d'égalité"

    "L'histoire de l'Europe, c'est une histoire d'unité, pas de division." Tsipras clôture ainsi son discours.

    ©REUTERS

  • En parlant de l'aide des plans déjà accordés "ces fonds ne sont jamais arrivé au peuple grec", lance Tsipras, rappelant que cet argent a servi à renflouer les banques.

  • "Une solution dans l'intérêt de la Grèce mais aussi dans l'intérêt de la zone euro."

    "Les propositions du gouvernement grec ne visent pas à faire supporter cette charge par le contribuable européen."

  • "Il faudra des politiques de redistribution pour les plus vulnérables."

  • "Le fardeau devra être supporté par ceux qui peuvent le supporter" (Tsipras)

  • "La responsabilité de la situation grecque actuelle ne trouve pas sa source dans les 5 mois et demi écoulés mais dans les cinq années qui précèdent." Tsipras

  • Tsipras explique son choix d'un référendum.

  • Cinq jours pour sauver la Grèce

    Pour rester dans la zone euro, la Grèce a besoin de toute urgence d'au moins 3,5 milliards d'euros d'aide pour faire face à sa prochaine échéance de remboursement à la Banque centrale européenne (BCE), le 20 juillet. Mais ce "bridge", ce financement d'urgence, n'est pas à l'ordre du jour, a affirmé Angela Merkel lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet de la zone euro, mardi soir. Pour la chancelière allemande, la séquence est claire: un tel financement ne pourrait être accordé qu'après la conclusion d'un accord de moyen terme: un troisième plan d'aide à la Grèce sur deux ans. Quant à la question de la soutenabilité de la dette, elle sera discutée en dernier lieu, a indiqué Angela Merkel, tout en reprécisant qu'il n'y aurait "pas de haircut" (d'effacement) de la dette - interdit par les règles de l'Union monétaire.

    La zone euro attend donc du gouvernement grec qu'il présente un plan de réformes complet en contrepartie d'une telle aide. Les discussions ont convergé vers un accord sur le plan de réformes en juin, mais le document n'a plus aucune valeur: les mesures proposées alors étaient censées être la contrepartie d'un financement de quelques mois. Les concessions faites à l'époque par les créanciers de la Grèce, sur le marché du travail notamment, sont nulles et non avenues. Cet "aide-mémoire" des créanciers est d'autant plus caduc que la situation des finances publiques grecques s'est encore détériorée depuis juin.

    En somme, Alexis Tsipras et son nouveau ministre des Finances Euclide Tsakalotos, vont devoir se présenter avec plus de chair que jamais. 

    → Ce mercredi, le gouvernement grec devrait formellement faire une demande d'aide au Mécanisme européen de stabilité (MES).

    → Jeudi, il devra présenter son programme complet de réformes. Les ministres des Finances de la zone euro détermineront dans la foulée si ce document peut constituer le point de départ de nouvelles discussions. Les chefs d'État et de gouvernement de la zone euro devraient prendre la responsabilité politique de leurs conclusions lors d'une réunion dimanche. "Le défi pour dimanche est de constater si les conditions sont réunies ou non pour lancer des négociations", a souligné Angela Merkel. 

    → Un sommet de l'ensemble des leaders de l'Union européenne est convoqué dans la foulée, qui n'aura de véritable utilité politique que s'il faut constater un désaccord persistant entre les membres de la zone euro.

    Frédéric Rohart

  • Martin Schulz présente l'ordre de la séance au Parlement européen. La parole est à Donald Tusk, président du Conseil. Lui succède Jean-Claude Juncker Les premiers débats portent sur le thème de la migration.

    A noter qu'Alexis Tsipras a fait son entrée au Parlement sous les applaudissements de ses supporters...

    ©REUTERS

    ©REUTERS

  • Tsipras en direct au Parlement

    Suivez ce lien

     

    I'll be speaking at the #EPlenary debate on #Greece shortly. Watch here live: http://t.co/qCAtniUCM3 #olomeleiaEK #Eurosummit— Alexis Tsipras (@tsipras_eu) 8 Juillet 2015

  • Un brin d'optimisme

     Au lendemain de l'ultimatum fixé à Athènes par la zone euro pour arracher un accord d'ici la fin de la semaine, Pierre  Moscovici (commissaire européen aux Affaires économiques) a fait montre d'un brin ténu d'optimisme, affirmant avoir vu un débat mercredi à Bruxelles "qui pour la première fois a été à la hauteur des enjeux".

    "Tout le monde est mobilisé, tout le monde avec le même objectif qui est que la Grèce reste dans la zone euro", a-t-il assuré. Il a évoqué un changement d'ambiance dans les discussions entre Athènes et ses partenaires, à la suite de l'arrivée du nouveau ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos en remplacement du bouillant Yanis Varoufakis, détesté de ses homologues.

    "Tsakalotos est beaucoup plus pondéré, il n'y a pas eu d'arrogance."


    "Je ne sous-estime pas les différences. Il nous reste extrêmement peu de temps", a-t-il toutefois ajouté, soulignant "qu'il y a des partenaires de la Grèce qui sont exaspérés" d'attendre encore les nouvelles propositions promises par Athènes.

    "Si ces propositions n'arrivent pas, alors nous serons dans une grande difficulté." "Il y a une perte de confiance depuis des mois, les Grecs doivent en tenir compte."

  • Risques d'émeutes?

    Le gouverneur de la Banque de France et membre du conseil des gouverneurs de la BCE, Christian Noyer, a pointé mercredi la menace "de chaos" en Grèce, où "l'économie est au bord de la rupture", si Athènes et ses créanciers échouent à trouver d'ici dimanche un accord sur le renflouement du pays.


        "L'économie grecque est au bord de la catastrophe, il faut absolument un accord dimanche prochain, c'est le dernier délai, après il sera trop tard et les conséquences seront graves." Selon lui, il "peut y avoir des émeutes (...), un chaos dans le pays".

  • Que va dire Tsipras?

    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras doit s'exprimer ce mercredi devant les parlementaires européens, au lendemain de l'ultimatum que lui ont fixé ses partenaires de la zone euro pour proposer des réformes et trouver un accord d'ici la fin de la semaine.

    Tsipras doit s'exprimer en début de matinée devant le Parlement européen à Strasbourg, aux côtés du président du Conseil européen Donald Tusk et du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, qui ont fait tous deux des déclarations alarmantes mardi, à l'issue d'un sommet européen infructueux.

    ©© Jonathan Raa/Demotix/Corbis

  • Les photos du sommet

    Les dirigeants européens ont préparé "un scénario détaillé" de sortie de l'euro qui aura des conséquences sur les pays voisins, a concédé Juncker, qui s'est personnellement impliqué dans les négociations pour éviter un "Grexit". ©Photo News

     

    Dans l'idéal, la Grèce a besoin d'un "programme d'aide sur plusieurs années, qui aille bien au-delà de ce que nous discutions il y a encore dix jours", a estimé la chancelière allemande Angela Merkel. ©Bloomberg

    "Il faut un programme à deux ans qui donne de la visibilité", a renchéri le président français François Hollande. ©Photo News

    Le nouveau ministre grec, Euclide Tsakalotos, qui a remplacé le flamboyant Yanis Varoufakis, est venu sans document écrit, ce qui a provoqué un sentiment de consternation autour de la table... ©REUTERS

    "J'espère que ce sera le dernier sommet" sur le sujet et j'"espère qu'on pourra mettre le mot fin et que ça soit une fin heureuse", a déclaré le chef du gouvernement italien Matteo Renzi. ©EPA

    Et donc, dimanche, les 28 dirigeants européens se retrouveront donc à Bruxelles pour, dans le meilleur des cas, mettre un point final à des négociations entamées il y a près de six mois, après l'arrivée au pouvoir de la gauche radicale en Grèce... ©REUTERS

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