Privée de papier, la presse grecque réduit la voilure

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Les journaux grecs, que le contrôle des capitaux empêche d'importer les volumes habituels de papiers, sont contraints de réduire leur pagination pour économiser leurs stocks.

La crise des dernières années et la récession a fortement affecté les médias en Grèce, surtout la presse écrite. De nombreux journaux ont fermé depuis 2010, entraînant des licenciements massifs. Et pour les titres qui restent dans les kiosques, un autre problème de taille les handicape fortement. Le pays commence à manquer de papier, matière première de l a presse écrite.

"Le papier journal est importé de l'étranger et le secteur des importations est affecté par les contrôle de capitaux, nous avons dû réduire le nombre des pages pour faire des économies de papier", explique Athinagoras Mykoniatis, directeur du quotidien crétois Patris, l'un de plus vieux titre de l'île.

Patris a dû réduire de moitié ses 64 pages depuis le 29 juin, date de l'entrée en vigueur du contrôle des capitaux pour éviter l'effondrement des banques grecques après des retraits massifs d'épargne.

La presse doit son salut aux aides publiques

Les virements à l'étranger ne sont pas possibles, hormis certaines autorisations accordées par le ministère des Finances et la plupart des industries important des matières premières vivent sur leurs stocks.

Pour protéger la presse régionale, qui est la plus fragile financièrement et bénéficie d'un soutien public indirect via des annonces publicitaires de l'Etat, le secrétariat de la presse a indiqué jeudi que "la suspension temporaire ou permanente de publication des quotidiens régionaux en raison de difficultés dans l'approvisionnement en papier ou dans l'impression", ne priverait pas les titres concernés des aides publiques.

Les quotidiens nationaux ont également réduit leur nombre de pages ces derniers jours. Ainsi le premier quotidien du pays, Ta Nea, est passé de 47 pages mardi à 31 pages depuis le contrôle des capitaux prévu pour durer au moins jusque lundi.

"Avghi", le quotidien du parti de gauche radicale Syriza au pouvoir, est soumis au même régime.

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