Le carburant belge reste un des plus chers

Photo Belga ©BELGA

La Belgique se classe neuvième au classement des pays où le carburant est le plus cher. Les dépenses mensuelles en carburant y représentent 10,2 % des salaires, contre 8,7 % l'année dernière.

D'après la troisième édition du Petrol Index du Daily Mail, en association avec Castle Cover et Numbeo, les pays européens restent les plus mal lotis en termes d'accès à bas prix au carburant (hors diesel). Neuf des dix pays ayant les prix à la pompe les plus élevés se trouvent sur le vieux continent. La Turquie complète cette liste.

La Belgique, dixième l'an dernier, passe à la neuvième position de cette étude basée sur une moyenne kilométrique annuelle de 20.000 kilomètres par an. 

Les dépenses mensuelles en essence représentent 10,2 % du salaire mensuel moyen des Belges, contre 8,7 % l'année dernière. Le prix à la pompe est sensiblement identique à celui de l'Allemagne, de la France ou du Royaume-Uni, où les ventes de carburant ont atteint leur plus bas niveau cet hiver depuis 1990 pour cause de tarifs élevés.

La Norvège reste le pays où le prix du sans-plomb est le plus haut (1,94 € par litre d'essence). Mais les dépenses mensuelles n'y représentent que 7,4 % du salaire moyen. La pression est sensiblement supérieure en Turquie (36,5 % du salaire), en Grèce (27 %) ou au Portugal (24,9 %).

A l'autre bout de la liste, les pays producteurs de pétrole offrent logiquement un accès beaucoup plus avantageux à leurs habitants. Au Venezuela, les conducteurs paient quinze à vingt fois moins le litre d'essence que dans l'Union européenne (10 centimes d'euro). La dépense mensuelle en carburant y représente moins de 3 % du salaire. Mêmes proportions au Qatar, au Bahreïn, en Arabie Saoudite ou au Koweït.

La Norvège se différencie des autres grands pays producteurs en contrebalançant sa présence forte dans l'industrie pétrolière par un système de taxation unique au monde. Elle a notamment introduit une taxe de 50 % sur les revenus provenant de l'extraction pétrolière, ce qui, en plus des impôts sur le revenu, fait du pétrole un produit dont le taux marginal d'imposition est de 78%.

L'automne dernier, elle a doublé sa taxe carbone en prélevant désormais 410 couronnes norvégienne (52 euros) par tonne de CO2 émise par les compagnies pétrolières présentes en Mer du Nord, et 50 couronnes (6,3 euros) par tonne de CO2 émise par l'industrie de la pêche.

Elle a également annoncé le déblocage d'un milliard de couronnes (1,2 milliards d'euros) pour un nouveau fonds environnemental, avec des investissements dans l'énergie renouvelable, la sécurité alimentaire dans les pays en développement et la lutte contre la déforestation.

Le modèle norvégien de taxation n'inspire pas l'Union européenne, comme l'a indiqué Isaac Valero-Ladron, le porte-parole pour l'action contre le changement climatique, qui a indiqué que l'Union était davantage dans une volonté de taxer "ce que nous consommons, et non pas ce que nous gagnons."

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