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Le réseau routier belge sera au top... en 2070

©BELGAIMAGE

Touring recense quelque 162 chantiers à réaliser pour fluidifier le réseau routier belge. Au rythme de trois chantiers par an, il faudra patienter 55 ans avant d’y arriver.

Entre 2002 et 2014, 37 liaisons ont été finalisées sur notre réseau routier. Avec encore 162 liaisons à réaliser, à une vitesse de 3 par an, nous devrions être prêts en 2070". Voilà le constat, plutôt alarmant, posé par l’organisation de mobilité Touring, sur la base d’une étude réalisée par la Road Federation Belgium (RFB). Celle-ci recense depuis plusieurs années les "liaisons manquantes" sur le réseau routier belge, c’est-à-dire des "points noirs" en matière de circulation routière, qui pourraient être gommés soit par la construction ou l’extension de routes existantes, soit par l’optimisation de routes (ou de carrefours) qui existent déjà, de manière à "fluidifier le trafic, à diminuer la circulation en ligne droite dans les zones urbaines et à continuer à réduire les files"

Ce qui inquiète, en tout cas, c’est que le nombre des "liaisons manquantes" sur le réseau routier belge a une fâcheuse tendance à augmenter avec le temps. En 2002, 153 liaisons manquantes étaient recensées; aujourd’hui, elles sont au nombre de 162 (1). Depuis 2002, certains chantiers ont heureusement été réalisés (une petite quarantaine environ) ou sont en cours de réalisation mais pas mal de nouveaux "points noirs" ont aussi été rajoutés à la liste initiale.

D’après Touring, il y a donc encore beaucoup de pain sur la planche. Pour Bruxelles, 16 liaisons sont concernées (les principales sont reprises dans l’infographie ci-dessous), en Flandre 63 et en Wallonie 83.

©MEDIAFIN

Exemple parmi d’autres, selon Touring, de ces chantiers qui permettraient d’améliorer la situation: l’A12 entre Anvers et Bruxelles "qui, une fois transformée en autoroute, sans feux de signalisation, aurait une fluidité de trafic beaucoup meilleure".

Selon Touring, les autorités régionales, responsables de l’infrastructure routière, font malgré tout des efforts considérables pour améliorer la fluidité du trafic. Touring cite quelques chantiers bouclés avec succès, comme le R4 sud à Gand, la N31 à Bruges et le N49 en Flandre Occidentale mais également sur l’E40 à Sterrebeek, le tunnel de l’Otan, le ring de Binche et la N25 de Grez Doiceau vers Gottechain.

Mais le contexte budgétaire est ce qu’il est: "Touring est conscient que dans la situation budgétaire actuelle, il est difficile de réaliser toutes les liaisons. C’est pourquoi nous demandons d’examiner les différents projets et de les évaluer sur la base du degré d’urgence, de la faisabilité et du coût", demande l’organisation.

Selon Touring, il faudrait donc mettre la priorité aux alentours des grandes villes et là où les problèmes de files sont les plus importants. "Nous parlons ici de la liaison Cerexhe- Beaufays, Haut-Ittre-Rebecq, de l’A28 et de la N5 au sud de Charleroi, mais aussi de la liaison Oosterweel à Anvers, de l’optimalisation du Ring de Bruxelles, de l’A8 à Hal, de la place Meiser à Bruxelles, de la liaison entre le Port de Bruxelles et le Ring ou encore la liaison Kallo – Kruibeke (R2)."

Les priorités peuvent d’ailleurs différer en fonction de la région, selon Touring: "La densité de population, le trafic et la difficulté de mise en œuvre jouent également un rôle majeur", conclut l’organisation.

(1) Liste complète à télécharger au format "pdf" via le lien en haut à droit de cet article (LIRE PLUS).

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