Le parti Islam sur les listes électorales de 14 des 19 communes bruxelloises

©Islam

Fondé en 2012, le parti Islam s'est présenté aux élections communales la même année et a remporté deux sièges de conseillers communaux, l'un à Molenbeek et l'autre à Anderlecht. Six ans plus tard, le parti a grandi et se présentera dans 14 des 19 communes de la région bruxelloise.

Depuis les élections communales de 2012, le parti Islam, créé la même année, compte deux conseillers communaux bruxellois, l'un à Molenbeek et l'autre à Anderlecht. Mais ce parti politique islamiste, qui dit viser à l'établissement d'un État islamique en Belgique et à l'instauration de la charia, n'a jamais caché sa volonté de grandir.

C'est dans cette optique que son fondateur, Redouane Ahrouch, a annoncé ce vendredi matin dans la DH que son parti sera présent dans 14 des 19 communes bruxelloises pour les élections communales d'octobre.

"Ce que l’on prône, c’est qu’il y ait d’office un homme qui soit positionné en tête de liste. Un homme vrai, courageux. L’homme devant, la femme derrière, et comme ça, elle se sent aussi en sécurité."
Redouane Ahrouch
Conseiller communal à Anderlecht

Alors qu'on apprenait il y a quelques jours qu'Islam sera présent pour la première fois dans 6 communes de la province de Liège (Liège, Verviers, Herstal, Ans, Saint-Nicolas et Dison) et aimerait également se présenter à Namur, Mons et Charleroi, cette annonce démontre une nouvelle fois les ambitions de ce nouveau parti.

Nous serons présents partout sauf à Woluwe-Saint-Lambert, Woluwe-Saint-Pierre, Auderghem, Uccle et Watermael-Boitsfort, où le nombre d’électeurs d’origine musulmane ne dépasse pas les 5 %”, précise Redouane Ahrouch, conseiller communal à Anderlecht.

“Selon moi, trop d’argent est dépensé dans des projets de développement durable et d’urbanisme, mais on n’investit pas suffisamment dans la jeunesse."
Redouane Ahrouch

Nouveauté cette année: la parité hommes-femmes est obligatoire sur les listes électorales. "La parité homme-femme aux élections ne m’embête pas. Mais nous, ce que l’on prône, c’est qu’il y ait d’office un homme qui soit positionné en tête de liste. Un homme vrai, courageux. L’homme devant, la femme derrière, et comme ça, elle se sent aussi en sécurité", explique le fondateur du parti, qui ajoute "Il est pour moi inconcevable qu’une femme tire la liste sauf si vraiment il n’y a aucun autre candidat de disponible."

Redouane Ahrouch qui tient aussi à mettre en garde sur la jeunesse des quartiers de la capitale. “Selon moi, trop d’argent est dépensé dans des projets de développement durable et d’urbanisme, mais on n’investit pas suffisamment dans la jeunesse. Il ne faut pas s’étonner après qu’ils se laissent approcher et recruter par des gourous qui viennent les endoctriner afin de partir faire le djihad en Syrie ou ailleurs", conclut-il.

Réactions politiques indignées

Le secrétaire d'Etat à l'Asile et aux Migrations Theo Francken a réagi sur Twitter à la proposition du parti qui vise à instaurer la ségrégation dans les transports publics: les uns pour les hommes et les autres pour les femmes. Pour lui, "dans leur monde régi par la sharia, les femmes n'ont pas de droits. Et cela commence avec une ségrégation dans le transport public. Ce parti ISLAM me révolte. C’est cracher sur l'Europe".

Le ministre-président flamand Geert Bourgeois va dans le même sens. "Le parti Islam ne veut pas "toucher à la Constitution", mais sépare les hommes et les femmes dans le bus. Elle veut introduire la charia qui, selon la Cour européenne des droits de l'homme, par exemple à cause des châtiments corporels et de la violation des droits des femmes, est contraire aux principes de la démocratie et de la CEDH", a-t-il écrit sur Twitter.

"Aucune concession sur nos valeurs. Quiconque le veut peut aller ailleurs", a d'ailleurs renchéri Bart de Wever.

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