Vingt résultats à suivre ce dimanche

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Les communales, ce sont d’abord des élections locales. Mais les conséquences dépassent parfois les limites municipales. Des grandes villes aux batailles emblématiques, voici une sélection des vingt résultats clés à suivre pour tout comprendre des enjeux du scrutin.

Anderlecht

PS et MR main dans la main

On pourrait faire un jeu de mots sur la violette dans une commune où le football est roi, tant les deux grandes formations politiques locales, le PS et le MR, semblent devoir/vouloir poursuivre leur chemin ensemble.Le Parti socialiste d’Eric Tomas ratisse très large puisque sur sa liste, le maïeur a réussi à attirer non seulement le sp.a mais aussi le cdH.L’autre grande liste est emmenée par l’ancien bourgmestre (2007-2012) Gaëtan Van Goidsenhoven. Le MR a embarqué l’Open Vld sur sa liste.

MR et PS sont aux manettes d’une commune où l’explosion démographique pose de vraies questions en termes de construction de logements et d’établissements scolaires. La population anderlechtoise est passée en quelques années de 119.000 à 125.000 habitants.Dans cette grande commune populaire, le PTB espère effectuer une percée mais ses espoirs sont moindres qu’à Bruxelles-Ville ou encore à Molenbeek.

Anvers

L'empereur De Wever vous salue

On a beaucoup glosé sur de potentielles difficultés que rencontrerait Bart dans sa course à une réélection comme bourgmestre de la métropole. Mais, en vérité, le parcours chaotique du SP.A et du CD & V en campagne électorale facilite largement la donne du patron de la N-VA. A la tête d’une coalition N-VA, CD & V, VLD, il espère pouvoir prolonger pour, entre autres, s’attaquer à deux fléaux qui pourrissent Anvers: la mauvaise mobilité et le trafic de drogue. La drogue qui débarque via le port d’Anvers inonde l’Europe entière et pose un problème XXL à De Wever. Seul challenger de poids à l’actuel bourgmestre, le Groen Wouter Van Besien devrait façonner une coalition hétérogène en compagnie du SP.A, du CD & V Kris Peeters voire du PVDA de Peter Mertens pour contourner la N-VA. L’hypothèse apparaît quand même relever de la science-fiction. Le CD & V, avec son faible stock de voix, est à Anvers, placé en véritable parti pivot.

Auderghem

Quel successeur pour Gosuin?

Auderghem est un fief historique pour DéFi qui y a toujours réalisé des scores staliniens. A priori donc, Didier Gosuin est dans un fauteuil et ne devra pas beaucoup s’embarrasser de partenaires pour former une coalition. Le seul problème est que Gosuin est déjà ministre à la Région. Il devra probablement déléguer le mayorat à son échevine Sophie de Vos, surtout qu’il nourrit de solides ambitions à la Région après mai 2019.

En face, le MR, qui se présente avec l’Open Vld, est emmené par le jeune Jeremy Van Gorp, secondé par l’ancienne rédactrice en chef de L’Echo, Martine Maelschalck. Il faudra aussi compter avec les écologistes. D’autant que la mobilité a été le principal enjeu de la campagne locale. Auderghem est la principale entrée sud de Bruxelles et beaucoup voudraient voir disparaître le monstrueux viaduc Herrmann Debroux.

Bastogne

Le duel fratricide des Lutgen

Le combat des frères Lutgen à Bastogne, c’est le grand suspense de ces élections communales. Commune a priori tranquille, Bastogne va être sous les feux des projecteurs dimanche soir, tout le monde voulant savoir si le président du cdH se fera laminer, ou pas, par son frère ennemi (au sens propre).

PS, MR, Ecolo et DéFI ont en effet été réunis par le CEO d’Ice-Watch Jean-Pierre Lutgen pour casser la majorité absolue de Benoît Lutgen. Ce dernier garde confiance, estimant qu’il peut mettre en valeur son bilan. Et s’il n’y avait pas le symbole, sa majorité large (17 sièges sur 25) ne devrait pas l’inquiéter.

Mais dans ce combat trois étoiles, Benoît Lutgen risque gros. Non seulement il pourrait perdre son écharpe mayorale, mais sa position au sein du cdH pourrait se retrouver affaiblie. D’autant qu’elle ne dépendra pas uniquement du choix des Bastognards. Au-delà des frontières de la commune, les électeurs pourraient être tentés de juger la décision de Lutgen de retirer la prise du gouvernement wallon PS-cdH pour y faire monter le MR.

Bruxelles

Le score du PS scruté

Philippe Close et l’armada de militants PS qui sillonnent les quartiers depuis des semaines seront-ils en mesure de limiter la casse, après des mois marqués par l’affaire du Samusocial? C’est un des enjeux des élections de dimanche. Partant de 18 sièges sur 49, le PS va aux élections sans son camarade flamand du sp.a et peut compter sur la concurrence de trois partis qui ont le vent en poupe. À la veille du scrutin, Ecolo, emmené par le député fédéral Benoît Hellings, semble sûr de performer et mise sur une volonté de rupture par rapport à la gestion PS-MR en place depuis 2012. Même topo chez DéFI, dont le pilotage est assuré par Fabian Maingain. Les amarantes sont déjà considérées comme l’appoint rêvé de la majorité sortante, mais le parti a juré de briser l’axe PS-MR partout où c’était possible. Le PTB, lui aussi, pour grappiller quelques points au PS. Le MR d’Alain Courtois a fait campagne à droite pour consolider ses bases et éviter un transfert de voix vers la N-VA, s’inscrivant dans la continuité de l’axe PS-MR.

Charleroi

Paul Magnette a les clés de la Ville

La nouvelle configuration politique à la Région wallonne avec un PS écarté du pouvoir par le cdH au profit du MR il y a plus d’un an pourrait laisser des traces au moment de former le pacte de majorité à Charleroi. L’inconnue n’est pas tellement de savoir si le PS restera en tête après les élections mais surtout avec qui le bourgmestre sortant Paul Magnette acceptera-t-il de gouverner au sein du collège communal?

Certains éléments vont jouer. Si le PS perd sa majorité absolue, il sera forcément contraint de faire monter un partenaire. En cas de score historique du PTB à Charleroi, il est possible également que le PS tente d’embarquer le parti d’extrême gauche dans la gestion du pouvoir à la Ville. Mais l’hypothèse la plus vraisemblable est de voir un Paul Magnette miser sur une union sacrée en reconduisant la tripartite sortante PS-MR-C + (émanation du cdH) et poursuivre à eux trois le redressement de Charleroi.

Etterbeek

MR, PS et Ecolo veulent prolonger

Vincent De Wolf n’est pas près ni de lâcher ni de perdre son fief électoral. À Etterbeek, le chef de file MR à la Région bruxelloise est omnipotent, fort d’une gestion de proximité et de partenaires loyaux. Le PS est en effet toujours emmené par Rachid Madrane, tête de liste et actuel ministre à la Fédération Wallonie-Bruxelles et dont les ambitions locales sont surpassées de longue date par ses fonctions à d’autres niveaux de pouvoir. Vincent De Wolf a également su tisser des liens solides avec son partenaire Ecolo à qui il a élargi la majorité en 2012. Les deux partis de gauche ne s’en cachent pas, ils trouvent leur compte dans cette alliance.

En résumé, le libéral, tirant sa Liste du bourgmestre, n’a pas trop de soucis à se faire et peut ambitionner de poursuivre son aventure locale après 26 ans de mayorat. Le cdH (4 sièges) s’est choisi un nouveau leader en la personne de Damien Gérard, conseiller communal sortant, tandis que DéFI veut mettre l’accent sur la sanction contre les incivilités et sur la malpropreté dans la commune.

Forest

Un jeu très ouvert

C’est la sociologie et un brin de ressenti qui parlent: Ecolo s’attend à faire un très bon score à Forest dimanche. Après six années de collaboration avec le PS et DéFI, marquée par de vives tensions, les verts seront-ils capables et voudront-ils renverser le jeu de quilles? Bourgmestre depuis 2012, Marc-Jean Ghyssels (PS) est reparti au combat avec une belle implantation locale. En face, le MR est emmené par Cédric-Pierre De Permentier, fils de l’ancienne bourgmestre Corinne De Permentier, et espère retrouver son lustre d’antan. Il pourrait s’appuyer sur son modeste partenaire d’opposition, le cdH pour remonter au pouvoir. DéFI, également en forme, se profile comme parti pivot. Les jeux sont donc très ouverts à Forest puisque tout le monde peut s’entendre avec tout le monde.

 Ixelles

Ecolo pour casser l'axe PS-MR?

Tout l’enjeu du scrutin de dimanche est de constater si les verts seront assez forts pour casser l’axe constitué entre libéraux et socialistes lors de la législature précédente et donc de déloger l’actuelle bourgmestre Dominique Defourny. La libérale joue donc très gros.

Le PS de Béa Diallo se présente en parti pivot dans cette commune de Bruxelles où le vote des ressortissants étrangers (essentiellement français) aura son importance et où un retournement d’alliance est possible tant les thèses écologistes ont de l’écho à Ixelles. Les verts sont emmenés par le député Christos Doulkeridis.

Les libéraux ont perdu quelques gros faiseurs de voix et devraient laisser quelques plumes tandis qu’une inconnue de taille demeure: le score de DéFI. Le parti ne compte pas de pointure sur sa liste mais l’effet Maingain pourrait se faire ressentir jusque dans cette commune, l’une des plus riches de Belgique. Le cdH ne joue ici qu’à la marge avec une liste fort rajeunie et une tête de liste Geoffroy Kensier nouveau venu en politique.

Liège

Le jeu est ouvert dans la Cité ardente

La Cité ardente est un des "gros lots" de l’élection de ce dimanche. Au pouvoir depuis 1988 – une éternité en politique – la majorité PS-cdH vacille. Elle pourrait être impossible à reconduire, tant arithmétiquement que politiquement, et Liège bruisse de rumeurs sur une possible alliance PS-MR. Bourgmestre depuis 1999, Willy Demeyer assure qu’aucun accord préélectoral n’a été conclu et que "le jeu est ouvert comme il ne l’a jamais été". Le maïeur a en tout cas jeté toutes ses forces dans la bataille – il a abandonné son mandat de député – pour tenter de redorer l’image du PS, écornée par l’affaire Publifin. L’impact du scandale est une des inconnues du scrutin. Les libéraux sont emmenés par Christine Defraigne, qui apparaît "PS compatible", avec l’espoir d’insuffler une nouvelle dynamique à la Ville. Le cdH a désigné la conseillère communale Carine Clotuche comme tête de liste. Ecolo a pour sa part fait le pari de se présenter à travers le mouvement citoyen VertArdent. Les verts représentent une force solide à Liège et cette élection ne devrait pas déroger à la règle. À suivre également: le score du PTB, même si sa "star" Raoul Hedebouw n’est pas en tête de liste.

Molenbeek

Le test pour le MR de Schepmans

A priori, l’après-scrutin s’annonce relativement simple à Molenbeek-Saint-Jean. Françoise Schepmans, bourgmestre MR, est partie aux élections sans casseroles. La libérale a résisté au tremblement de terre médiatico-politique provoqué par l’implication de Molenbeekois dans les attentats de Paris et de Bruxelles. Malgré des accrochages, sa coalition, formée avec Ecolo et le cdH, a également tenu le coup. Aujourd’hui, ces trois partis semblent soudés par une cause commune: ne pas remettre le PS au pouvoir. Pour cause, c’est Catherine Moureaux, fille du charismatique bourgmestre renversé en 2012, qui tire l’équipe socialiste. Sur le plan idéologique, elle se profile comme son père avant elle. La campagne du PS n’a pas été facile, avec des problèmes de casting et des tensions internes. Le PTB est en mesure de lui tailler des croupières. De son côté, Ecolo est fragilisé par son divorce avec Groen et, sans doute, son alliance avec le MR de Françoise Schepmans.

Mons

Elio Di Rupo se veut incontournable

Alors qu’il avait renoncé à se présenter en promettant de céder son écharpe à son dauphin Nicolas MartinElio Di Rupo estime aujourd’hui qu’il pourrait rempiler comme bourgmestre s’il arrive en tête du scrutin. À moins que le fougueux Georges-Louis Bouchez arrive à créer la surprise et bouscule la majorité absolue socialiste. Sa campagne, Bouchez l’a menée avec hargne. Mais Mons est un bastion PS depuis 1950, et renverser la tendance s’annonce difficile. Les socialistes disposent d’une capacité de mobilisation forte. L’enjeu se situera donc davantage entre les deux principaux protagonistes de la liste PS, Nicolas Martin espérant opérer un changement dans la gestion de la ville mise en place par le président du PS.

Namur

DéFI et PTB en trouble-fête

Si, à première vue, tout semble clair à Namur et que Maxime Prévot, l’actuel bourgmestre et machine à voix du cdH avec 13.549 voix de préférence lors du scrutin de 2012, devrait rempiler dimanche pour un nouveau mandat de 6 ans dans la capitale wallonne, l’arrivée de nouveaux venus dans le paysage politique namurois, comme une liste DéFI ou PTB, pourrait venir jouer les trouble-fête et provoquer un éparpillement des voix voire même bousculer l’actuelle tripartie qui rassemble le MR et Ecolo à côté du cdH.

L’opposition socialiste mise de son côté sur une usure du pouvoir et les faux pas de la majorité pour tenter d’attirer de nouveaux électeurs et reprendre le mayorat perdu il y a 12 ans. Mais le Parti socialiste, emmené par l’ancienne ministre Eliane Tillieux, devra de son côté faire oublier les déboires du début de législature ponctués par la désertion de plusieurs de ses membres pour rejoindre le cdH ou DéFI.

Nivelles

Pierre Huart ou André Flahaut?

Duel pour la tête de la cité aclote. À droite, la Liste du bourgmestre tirée par Pierre Huart, mayeur en fonction. Et poussée par Valérie De Bue, l’actuelle ministre régionale des Pouvoirs locaux. La majorité sortante se verrait bien rempiler avec les mêmes partenaires, Ecolo et Ensemble (étiqueté cdH).

À gauche, PluS pour Nivelles tirée par l’ancien bourgmestre PS Maurice Dehu et poussée par le ministre du Budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles André Flahaut. À voir aussi, quel sera le score de DéFI, dont la liste est tirée par une femme, Véronique Vandegoor. Au bilan réalisations de la majorité: la rénovation de la piscine, le parc éolien du vent d’Arpes, le stand de tir de la police et la nouvelle académie.

Par contre, dans le centre-ville, c’est toujours la soupe à la grimace pour nombre de commerçants. Autre cheval de bataille à gauche comme à droite: la future reconversion du site de la pharmacie militaire.

Schaerbeek

Bernard Clerfayt dans un fauteuil

Il le confesse d’ailleurs volontiers: le manque d’opposition, singulièrement depuis le départ de Laurette Onkelinx de la commune, a fait chuter la température des débats communaux de plusieurs degrés et, partant, l’intérêt de suivre le cours de la vie politique dans la cité des ânes.

à Schaerbeek, désormais, il n’y a plus personne pour contester le leadership au bourgmestre DéFI Bernard Clerfayt. Il faut dire que celui-ci a habilement manœuvré pour diviser les libéraux – il en a d’ailleurs placé plusieurs sur sa liste – et dispose d’un accord avec Ecolo. Les verts, sous la houlette de Vincent Van Halewyn, devraient logiquement bien performer dans une commune qui se "gentrifie" à vue d’œil.

Il faudra surveiller le score du cdH qui risque un tassement vu que Mahinur Ozdemir n’est plus sur la liste. À vérifier, également, le score du PTB. Schaerbeek abrite une des maisons médicales cornaquées par le PTB et il est avéré que c’est dans ces communes que la propagande électorale du PTB fonctionne le plus efficacement.

Tournai

Le nucléaire va-t-il plomber le MR?

En coalition ces six dernières années à Tournai, il y a du divorce dans l’air entre le PS et le MR.

Au centre de cette bisbrouille politique, on retrouve notamment les deux ténors locaux: d’un côté, le socialiste Rudy Demotte, ministre-président de la Communauté française et de l’autre, la libérale Marie Christine Marghem, ministre de l’Energie au gouvernement fédéral. Ils se critiquent mutuellement et ne semblent plus être en mesure de travailler ensemble malgré une certaine vision commune pour l’avenir de Tournai.

En marge de ce combat de chefs, l’autre grande question qui plane autour du scrutin est de savoir si Marie Christine Marghem, qui avait créé une véritable surprise en 2012 avec un score record de 7.911 voix de préférence, soit un peu plus de 400 voix de plus, sera sanctionnée par les errements du gouvernement fédéral dans le dossier des centrales nucléaires et les risques de pénurie d’électricité pour cet hiver.

Uccle

Le cdH en soutien du MR

Ils ne s’en cachent plus, MR et cdH sont partants pour poursuivre leur collaboration à la tête de la commune d’Uccle. Ce préaccord qui ne dit pas son nom ferme le jeu dans cette commune dominée historiquement par les libéraux.Avantage pour le MR du bourgmestre Boris Dilliès: compenser la perte probable de la majorité absolue décrochée en 2012. Il ne peut plus compter ni sur Armand De Decker, emporté par le Kazakhgate, ni sur Didier Reynders qui n’est plus candidat à l’échelon local. L’échevin libéral sortant Marc Cools a en outre fait dissidence en déposant sa propre liste.

Pour le cdH de Céline Fremault, cet axe avec le MR pourrait faire office d’assurance de jouer encore un rôle en cas de repli.Le troisième partenaire de la coalition sortante, DéFI, pourrait en faire les frais mais l’équipe d’Emmanuel De Bock devrait profiter du trend favorable au parti. En face, les écolos de Thibaud Wyngaard sont également très en forme. Le PS de Bernard Hayette espère lui aussi profiter d’un recul libéral. Si MR et cdH ne décrochent pas de majorité ensemble, les jeux vont se rouvrir.

Wavre

L'absence du "grand Charles"

C’est sans le nom de Charles Michel sur sa liste que le MR wavrien ira aux élections ce 14 octobre. Mais les libéraux ne sont pas les seuls à perdre un faiseur de voix. Le PS accuse aussi un départ de taille: à quelques mois des élections, les socialistes ont perdu leur tête de liste Stéphane Crusnière. Le MR de Wavre gardera-t-il sa majorité absolue avec la Liste du bourgmestre, emmenée par Françoise Pigeolet? Tout dépendra de la capacité de la bourgmestre et de ses colistiers de compenser l’absence du grand faiseur de voix. L’autre question étant aussi de savoir si l’électeur décidera de sanctionner le MR et sa participation à la coalition suédoise.

Woluwé-Saint-Lambert

Maingain sur du velours

La Liste du Bourgmestre (LB), emmenée par Olivier Maingain, devrait remporter la majorité, d’autant qu’elle a été renforcée par l’ancienne cheffe de l’opposition Julie Van Goidsenhoven-Bolle. Dans un de ses bastions, la question est de savoir si Défi, qui constitue l’ossature de la LB, pourra faire encore mieux qu’il y a six ans (55% des voix et 24 sièges sur 37). Le score personnel de Maingain sera aussi scruté pour confirmer (ou pas) la popularité personnelle de l’intéressé. L’opposition MR+ espère redresser la barre après une législature tumultueuse. La grande interrogation post-scrutin sera de connaître la composition du collège: Maingain gérera-t-il la commune avec sa LB, continuera-t-il avec le cdH (c’était le cas depuis six ans) ou cherchera-t-il un nouveau partenaire (PS? Ecolo?)...

Woluwe-Saint-Pierre

Le MR a soif de revanche

Le MR reviendra-t-il aux affaires à Woluwe-Saint-Pierre? La question se pose après l’éviction surprise des libéraux en 2012 au profit d’une coalition cdH, Défi et Ecolo emmenée par Benoît Cerexhe, qui avait pu compter sur le concours de quelques libéraux ayant fait défection. Les libéraux, qui ont toujours été très forts à Woluwe-Saint-Pierre, sont emmenés par Alexia Bertrand, la fille de Luc Bertrand, le patron du puissant holding AvH.

Du côté de Benoît Cerexhe, il faudra vérifier la solidité de ses liens avec ses partenaires écologistes et amarantes pour reconduire la majorité sortante. D’autant que le chef de file DéFI, Serge de Patoul, n’a jamais caché ses ambitions mayorales. Et du côté du MR, on n’exclut aucune collaboration. Preuve que le jeu est ouvert.

 

 

 


 


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