Anderlecht | Au cœur de la pression démographique

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La croissance démographique pourrait bien avoir un impact sur la vie politique de la commune.

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Les projections estiment la future population anderlechtoise à 125.000 habitants, contre 119.000 aujourd’hui. La tendance n’est pas neuve mais semble s’accentuer avec les années. Le bourgmestre actuel Eric Tomas (PS) en tire deux observations: "Tout d’abord, nous attirons une population de bas ou moyens revenus, ce qui a des conséquences sur l’évolution du marché immobilier notamment. Ensuite, les aides fournies par le CPAS vont continuer d’augmenter, et le centre va occuper une place toujours plus grande dans le budget de la commune". La troisième tendance, évidente, est la nécessité de créer des nouveaux quartiers pour répondre à l’offre.

Impact politique

Une telle croissance impose la mise en place de grands projets tant pour l’immobilier que pour les services à mettre en place, ce qui a été le cas lors de la dernière mandature. Avec une majorité de 35 sièges sur les 47 du conseil, la majorité a pu faire passer différents projets d’envergure, notamment la construction de quatre nouvelles écoles. Un bilan dès lors positif, que même l’opposition souligne.

Outre la nécessité d’une large majorité, "un électorat de revenus moyens et faibles demande généralement des élus progressistes" explique le bourgmestre socialiste, prêchant pour sa chapelle. En premier parti ou en partenaire de coalition, la liste PS/sp.a /CDH semble incontournable.

De fait, peu de renouveau annoncé pour la tête de la commune en 2018. Les deux favoris ne sont autres que l’actuel bourgmestre Eric Tomas (PS) et Gaëtan Van Goidsenhoven (MR), qui occupait le poste de 2007 à 2012. Les deux hommes se baseront sur le même bilan pour convaincre les électeurs puisque les deux partis siègent dans l’actuel collège d’Anderlecht.

Cette année encore, le MR avance avec l’Open VLD et le PS s’allie de nouveau au sp.a et au CDH, malgré la ligne "anti-ps" adoptée au niveau supérieur par le parti de Benoit Lutgen. D’où pourrait venir le danger, si les deux candidats annoncés favoris gouvernement dans la majorité et que la collaboration fonctionne? L’annonce d’une liste PTB avait semé le doute, mais les craintes sont désormais faibles. "Le PTB n’a aucune action politique, ils sont assez inactifs à Anderlecht" tempère Eric Tomas.

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