Ans | Une page se tourne après l'ère Moreau

Stephane MOREAU ©BELGIAN FREELANCE

Le scrutin marquera définitivement la fin d’une époque, celle de Stéphane Moreau, ancien bourgmestre tombé suite au scandale Publifin.

À Ans, c’est un scrutin symbolique qui va se jouer en octobre. Secouée par le scandale de l’intercommunale Publifin et la démission de son bourgmestre Stéphane Moreau, poussé à renoncer à son mayorat à Ans au profit de son poste de CEO de Nethys, la ville s’apprête à définitivement tourner avec ces élections la page d’une époque qui aura marqué la vie politique locale: celle de l’ère Daerden/Moreau, influente sur l’entité depuis des décennies.

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Mais à côté de cette page d’histoire, ce scrutin est aussi celui de tous les dangers pour le PS local. En tripartite avec le MR et le cdH, les socialistes pourraient perdre des plumes suite au scandale Publifin et suite à la récente lutte interne pour savoir qui allait se placer en tête de la liste suite au départ de Stéphane Moreau. Après moult palabres, c’est Grégory Philippin, bourgmestre depuis la démission de Stéphane Moreau, qui emmènera les troupes du PS jusqu’aux élections. Et il affiche déjà son ambition. "Notre objectif est de récupérer la majorité absolue", lance le bourgmestre. "Pour cela, il faudra notamment aller chercher les voix de ceux qui votaient pour Stéphane Moreau. C’était quelqu’un de très apprécié par la population. Il faisait 2.500 voix. Nous devons donc renforcer notre présence sur le terrain et montrer ce que sont les valeurs socialistes. C’est en effectuant ce travail de pédagogie qu’on pourra expliquer aux gens qu’Ans n’a rien à voir avec le scandale Publifin. C’est peut-être anecdotique mais ici à Ans, la liste socialiste se présente sous le sigle PS. C’est plus que symbolique."

Placés en embuscade, les libéraux espèrent par contre profiter du scandale Publifin pour décrocher le mayorat. Thomas Cialone, qui avait réalisé le deuxième score il y a six ans avec 1.425 voix, fera campagne pour le poste de bourgmestre et espère voir le MR décrocher 10 sièges sur les 29 afin de se rendre incontournable. "Peut-être bien que pour nous, il y a un coup historique à jouer à Ans. Le monde ansois n’est plus le même qu’il y a six ans et c’est vraiment le moment de demander aux habitants ce qu’ils souhaitent", expliquait-il récemment dans les colonnes de Sud Presse.

Derrière cette lutte politique, la ville d’Ans doit également affronter des enjeux économiques comme le développement de zonings afin d’accueillir l’activité des entreprises. "Notre rôle n’est certainement pas de nous substituer au privé mais la commune doit jouer le rôle de facilitateur pour accélérer la revalorisation urbaine. Cela passe par des partenariats entre le privé et le public", explique le bourgmestre, qui mise sur le volant supracommunal pour accélérer les développements. "Nous avons un schéma de développement au niveau de la province pour coordonner les développements économiques entre les différentes localités de Liège et ainsi éviter la concurrence entre les communes qui serait contre-productive."

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