Arlon | La commune joue la carte frontalière

Arlon ©Anthony Dehez

De l’intégration des frontaliers à la réforme des hôpitaux, Arlon s’ouvre toujours plus vers le Luxembourg.

Les raisons qui poussent les Arlonais à traverser la frontière chaque matin ne sont un secret pour personne, et le phénomène ne semble pas prêt de s’estomper. Face à ce constat, la ville d’Arlon entend profiter de la masse de travailleurs qui viennent s’établir. Difficile d’obtenir les chiffres exacts du nombre de frontaliers, ni même du montant qui fuit par-delà la frontière.

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Une certitude: ils rapportent 8 millions d’euros aujourd’hui à la commune grâce au fonds des frontaliers mis en place par le Luxembourg. 8 millions sur un budget de 45. Et une dette de 85. On le comprend, Arlon pourrait difficilement passer à côté. La synergie avec le Luxembourg se trouve également au cœur du gros débat de la prochaine législature, à savoir l’offre hospitalière. Le projet Vivalia 2025 pourrait conduire à la suppression de l’hôpital d’Arlon. Majorité et opposition s’accordent pour le maintien de l’établissement de soins, qui pourrait passer par un accord avec le Luxembourg.

Ouverture générale

Pas de listes citoyennes à Arlon mais des listes d’ouverture: Ecolo devient "Ecolo +" en intégrant un candidat DéFI, le cdH se transforme en "Arlon2030" et reprend des candidats indépendants, le PS devient "Pour Vous" et le MR s’ouvre au mouvement citoyen. Mais les classiques restent. La liste "Arlon2030" sera portée par le bourgmestre sortant Vincent Magnus, "MR-MC" portée par Carine Leconte et Alain Deworme, l’ancien socialiste. L’autre nouveauté: la présence toujours grandissante des frontaliers dans les listes. La fin du stationnement sur la place Léopold fait l’unanimité au conseil communal. Du coup, la pomme de discorde, c’est le nouveau plan de stationnement. D’un côté la majorité soutient le projet d’un parking souterrain, qui serait relié à l’ancien palais de justice (aujourd’hui centre culturel).

L’opposition reconnaît le travail de rénovation du centre, mais tique sur ce projet de parking. Belle idée, mais qui ne favorise pas la consommation dans la ville ni les déambulations dans les rues commerçantes. Une opposition qui en profite pour rebondir: "Ce programme ne concerne que le centre-ville, rien pour les villages. Or nous comptons aller chercher les habitants de ces entités", confie Romain Gaudron, tête de liste d’ "Ecolo +" va même plus loin: "Nous regrettons qu’il n’y ait pas eu de Plan communal de développement rural (PCDR)." Il n’y a effectivement pas eu de PCDR, mais le bourgmestre Vincent Magnus insiste sur le travail fourni pour les villages, comme la rénovation des écoles. Pour le mayeur cdH, il s’agit d’un investissement contre le risque d’être la cité dortoir du Luxembourg: "Quand les frontaliers commencent à fonder une famille, à chercher la stabilité, tout est là pour qu’ils restent ici. Nous insistons sur l’offre associative et les activités qui favorisent le vivre-ensemble."

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