Braine-le-Comte | À "Hazard-land", on voit la vie en bleu

La famille Hazard a repris certaines infrastructures sportives de la commune pour en faire un vrai centre de formation. En photo, Thierry Hazard, père d'Eden et Thorgan. ©Photo News

La famille des Diables Rouges Eden et Thorgan s’implique dans la vie sportive de la commune.

C’est un euphémisme que d’écrire que les frères Hazard ont placé la petite cité de Braine-le-Comte sur la carte du monde. On connaît la légende d’Eden, gamin, dont le jardin jouxtait le terrain de football local et qui bravait les interdictions pour aller tirer des penalties à longueur de journée.

Les finances communales ne sont pas à la fête; la localité a été placée sous tutelle régionale en 2016.

Au-delà de l’anecdote, la commune et la famille Hazard ont entamé une love story: les autorités communales ont fait un carton avec le "Hazard village" tout au long de la Coupe du monde et la famille Hazard a décidé d’investir localement: ils ont repris certaines infrastructures communales sportives en vue de les transformer en vrai centre de formation pour le football et améliorer les performances de l’école de jeunes.

"L’idée, dit le bourgmestre Maxime Daye, c’est, par la suite, d’avoir un stade avec un club et des jeunes de bon niveau, formés localement, et on pourra aussi mettre les trophées gagnés par la famille Hazard. La famille ne communique pas là-dessus et c’est tout à son honneur".

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À Braine, le bourgmestre est libéral et sa liste (apparentée MR) dispose de 18 sièges sur 27 – la majorité absolue était déjà de mise en 2006, en réalité. Le MR est en coalition avec le Parti socialiste; ce qui procure à l’attelage PS/MR un score "à la nord-coréenne" de 23 sièges sur 27.

À 35 ans, Maxime Daye est lui-même bourgmestre depuis trois ans: il a succédé à Jean-Jacques Flahaut qui, dans la foulée des nouvelles règles sur le décumul, a quitté le poste mayoral pour le parlement.

Plus d’habitants

Braine-le-Comte rassemble actuellement quelque 21.700 habitants. L’un des gros projets de la majorité est le centre aquaticosportif inauguré en début de législature et financé (15 millions d’euros) via un PPP.

Les finances communales ne sont pas à la fête; la localité a été placée sous tutelle régionale en 2016. "Les recettes fédérales, ipp et précompte immobilier, ont été bien moins importantes que prévu", dit le bourgmestre. La commune doit faire face à une hausse du nombre d’habitants: en périphérie de Bruxelles et avec un Brabant wallon saturé, la pression démographique y augmente considérablement. "Nous n’avons pas d’industrie, nous sommes très dépendants des habitants… C’est un avantage et un inconvénient, mais en tout état de cause, nous refusons de devenir une ville-dortoir, une ville morte. Avec le Ronquières Festival, par exemple, on montre qu’il y a cette ville en mouvement aux portes de Bruxelles", dit le bourgmestre.

Qui ajoute: "L’un des chantiers, c’est la réhabilitation des chancres urbains, le nettoyage, la dépollution et les nouvelles voiries".

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