Elio Di Rupo tourne la page de Mons

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Bourgmestre de Mons, Elio Di Rupo n'entend pas rempiler pour un quatrième mandat. Place aux jeunes, lance-t-il. Il entend se recentrer sur la présidence du PS avec en ligne de mire les élections législatives et européennes de 2019.

La fin d'une histoire: Elio Di Rupo ne briguera pas la tête de liste PS aux élections communales 2018 de Mons. Il ne revendiquera plus l'écharpe de bourgmestre pour un quatrième mandat dans sa ville, indique-t-il dans les colonnes du "Soir" et de "Sudpresse". Place aux jeunes. Désormais, sa priorité est la présidence du parti et la préparation des élections législatives de 2019.

Elio Di Rupo demandera donc ce lundi à l'Union socialiste communale (USC) de Mons de lui réserver la 45e et dernière place de la liste PS en vue des élections du 14 octobre prochain. Le président du PS "poussera" donc la liste, et confirme dans un entretien cette rumeur persistante. "Le jeune ira à la bataille. Je serai dernier et je ferai mon maximum pour soutenir l'ensemble de la liste", affirme-t-il sur les ondes de Bel RTL. 

"J'ai beaucoup réfléchi à cette décision", explique-t-il alors que deux critères ont "guidé" son choix: "Le premier est que je me dois de me concentrer à 200% sur la présidence du PS en vue des élections communales d'octobre, mais aussi en vue des élections générales de mai 2019. Le deuxième est que je dois être cohérent avec moi-même: je tiens comme à la prunelle de mes yeux à une politique intergénérationnelle, qui mêle des adultes aguerris et des jeunes moins expérimentés".

Nicolas Martin ©BELGA

"La jeune génération doit faire ses preuves et à Mons, Nicolas Martin est le candidat naturel du PS pour me succéder", confirme-t-il encore. L'actuel premier échevin doit déposer avant ce lundi soir à minuit sa candidature comme tête de liste socialiste pour les élections communales. Un vote des militants est prévu le samedi 24 mars.

Interrogé sur la possibilité de figurer comme tête de liste PS pour les élections européennes 2019, l'intéressé répond que "c'est une possibilité parmi d'autres effectivement, mais pas plus sérieuse qu'une autre". Il pointe toutefois vers Guy Verhofstadt ou Jean-Luc Dehaene, anciens Premiers ministres qui ont siégé au parlement européen.

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