Eupen | La nécessité d'une grosse majorité

Vallée de la Vesdre et industries ©Frinck51 (Wikipedia)

Le scrutin en Communauté germanophone sera marqué par la réforme du code de démocratie adoptée en 2016.

Changement majeur en 2018 pour la commune germanophone. Le bourgmestre ne sera plus élu selon le nombre de voix comme c’est le cas en Wallonie. Il sera déterminé par un pacte de coalition, lui-même issu d’une discussion entre les partis composants la majorité.

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La tripartite au pouvoir profite d’une assise confortable avec 17 sièges sur 25, reléguant aux socio-chrétiens du CSP les huit sièges restants. Déjà à l’époque le choix de l’alliance à trois PFF-MR, Ecolo, SPPlus avait étonné: l’union avec les socialistes n’était pas nécessaire pour accéder au pouvoir. Le but était simple: au vu des réformes au programme, il fallait anticiper d’éventuelles dissensions internes et s’octroyer un maximum de sièges. Des exemples de réformes? La hausse de l’impôt, peu populaire pour les libéraux; l’abattage d’arbres classés, blocage pour les écologistes. Pourtant, ces décisions sont passées, reléguant au second plan la ligne propre à chaque parti . Avec le recul, le constat semble positif "C’est ça aussi, la gouvernance. Savoir faire des compromis", nous glisse-t-on. Et renverser le parti en place.

Toujours est-il que le constat reste d’actualité à la veille d’octobre 2018. Au sein de la majorité, on nous glisse qu’une telle répartition sera nécessaire pour la prochaine législature. Difficile évidemment de savoir si le CSP peut constituer un bon partenaire de majorité, et retrouver ainsi au moins un bout des rênes du pouvoir perdues en 2012. Le bourgmestre sortant Karl-Heinz Klinkenberg (PFF-MR) y allait de son avis (forcément laconique), malgré son retrait annoncé de la vie politique: "Il y aura de toute façon une coalition à Eupen. Je ne vois aucun parti prendre la majorité avec 13 sièges."

A part

Le transfert de pouvoir voté en 2016 a conféré davantage de pouvoir à la Communauté germanophone. Pourtant, on refuse de parler de communautaire. On le déplore même. À l’instar de Claudia Niessen (Ecolo): "Nous avons toujours l’impression que le dialogue est difficile parce que nous ne parlons pas la même langue. On nous considère, et parfois on se considère aussi, comme des habitants à part." Contre ce constat, l’échevine évoque des synergies possibles avec les communes francophones avoisinantes.

À noter également l’interdiction du cumul adopté lors de ce décret de 2016. Eupen avait déjà "perdu" un échevin élu lorsqu’en 2014, Antonios Antoniadis a rejoint l’équipe ministérielle de la Communauté, soit deux ans après son élection.

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